01
Avr

C'est l'histoire d'une bougie

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Je ne suis pas une vraie fille. Entendez, je m’épile, je me maquille, je peste sur mes cheveux, j’ai 36 flacons de vernis, je n’ai jamais assez de paires de chaussures ou de robes Isabel Marant. Après, tout ce qui est déco, petits pots, bougies, photos, bouquet de jonquilles dans un beau vase, tout ça me passe largement au dessus de la coquillette.

J’ai bien tenté de faire la fille. A l’occasion d’une virée chez IKEA pour shopper des boîtes à journeaux afin de stocker mes magazines qu’un jour peut être je trierai, je me suis fendue d’une petite bougie parfumée. J’ai reniflé TOUTES les bougies avant de me décider pour le ô combien original parfum de… rose.

Tout ça pour me rendre compte, à mon retour dans mon no-sweet-home, que ces empaffés de chez IKEA ne trouvent rien de mieux à faire que de coller une énorme étiquette sur le pseudo-verre de la bougie. M’obligeant donc à foutre en l’air mon Black Pearl pour venir à bout de cette étiquette, que j’ai d’ailleurs dû finir au dissolvant.

(Bougie à 1,75 €, je précise, huile de bras 10 €, quote-part de vernis Chanel au moins autant que cette satanée bougie et l'énervement qui n'a pas de prix).

Finalement, la voilà, l’arrogante, trônant sur la chasse du WC. (Ouais, je trouvais ça vachement trop cliché de la mettre sur le rebord du bain, d’autant que je ne prends jamais de bain moi Madame, je préfère les douches). Je trouvais ça hyper guests-friendly de l’allumer pour quand y’a des invités, histoire de faire la super hôtesse de maison.

Jusqu’au jour où elle est tombée par terre et que le verre dont je m’étais esquintée à enlever l’étiquette s’est fendu. No matter babe, la bougie est intacte quant à elle, je peux la remettre toute nue sur la chasse, et l’allumer quand y’a des invités, histoire de toujours plus passer pour la super hôtesse de maison.

Ben ouais. Sauf que, évidemment, n’ayant plus son verre de protection, la bougie, quand elle se consumma, coula tout le long de la chasse, se figea sur le sol, recouvrant tout sur son passage, produit WC, rouleaux de rechange, etc. Même pas possible de récupérer la cire pour m'épiler, scandale, trahison j'écris ton nom.

Va te faire mettre la bougie ! Espèce de connasse la bougie !

Ca m’apprendra à vouloir faire ma fille !

18:14 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (65) |  Facebook |

08
Mar

La condition féminine: grandeur et décadence

Toi aussi, c’est ta journée si :

- tu as régulièrement la mèche de cheveux qui vient se coller à ton gloss

- tu maudis la rupture de stock des Tampax Compak’ Fresh qui t’oblige à de te rabattre sur le produit blanc avec applicateurs en vieux papier journal recyclé

- tu t’es déjà retrouvée cul nu dans la cour de récré parce que le bas de ta jupe s'est retrouvé malencontreusement coincé dans ton sac à dos

- tu n’arrives jamais à mettre tes bracelets toi-même, limite que c’est l’élément qui te motive à rester en couple

- tu éternues une fois par jour et c’est toujours JUSTE après avoir mis ton mascara (et en étant, comme de bien évidemment, en retard pour le boulot)

- tu te demandes toujours pourquoi tu te retrouves à 30 € en sortant de chez le coiffeur alors que le forfait brushing est annoncé à 16 €* (c’est là que l’astérisque a toute son importance)

- tu te rends compte que tes clés de voiture sont TOUT AU FOND DE TON SAC alors que tu viens de te mettre du vernis (et en étant, comme de juste, en retard pour le boulot, bis repetita)

- tu n’es évidemment pas épilée le seul jour du mois de mai où il fait beau et où tu pourrais sortir jambes nues

- tu es évidemment épilée le lendemain pour pouvoir porter une jupe mais il pleut à gros torrents et il ne fait plus que 15 degrés

- tu ne te rappelles plus pourquoi tu as acheté un perf’ en cuir noir sans manches alors que manifestement tu n’es pas mariée à Lorenzo Lamas

- tu commandes toujours un Maxi Menu Chiken au Quick avec mayonnaise MAIS avec coca light (« C’est lequeeeeeeeel, le light ? C’est celui-ci hein vous êtes bien sûûûûûr ? »)

- tu gardes tous tes magazines en te disant qu’un jour, tu découperas, trieras et conserveras ce qui t’intéresse dans des fardes avec intercalaires « shopping », « beauté », « divers »

- tu réfléchis à comment tu vas t’habiller pour ta visite annuelle chez le gyné après ta mésaventure en combishort qui t’a contrainte à rester 15 minutes à oualp sur la table de consult’ (déjà que les étriers, c’est pas comique…)

- tu as déjà tenu les cheveux de ta meilleure amie quand elle vomissait tripes et boyaux au dessus de la cuvette des toilettes en étant complètement bourrée en soirée

- tu penses souvent que c’est dur d’être une femme mais ne voudrais pas être un homme pour autant…

Bisous les filles !

19:29 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (33) |  Facebook |

27
FéV

Workin girl

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Je crains que la rabat-joie qui sommeille en moi ne veuille tenir le crachoir. Nan mais c’est qu’après vous avoir rabattu les oreilles sur le thème de « plus on prend de l’âge, plus on veut de la qualité », v’là ti pas que je m’en vais vous entretenir de la problématique du « suitable for work ».

Jusqu’il y a peu, j’étais un peu la rebelle genre « mon boulot n’aura pas le dessus, je veux garder mon individualité à tout prix, ouais ouais ». Jusqu’au jour où tu te retrouves avec ton jean élimé et tes boots à clous et que t’entends deux vieux pépés marmonner dans ton dos que tu sors d’un western.

Constat d'échec. Le boulot : 1 / l’individualité : 0.

Pourtant, j’ai la chance de pouvoir porter des jeans au boulot, et de ne pas avoir un patron lubrique qui m’auto-censurerait dans le port de décolletés et de mini-jupes. D’un autre côté, je pense que s’habiller d’une certaine manière au boulot accompagne la crédibilité du message qu’on veut délivrer, et est une marque de respect de son interlocuteur. (Rabat-joie, j'avais prévenu).

Laissons donc à Lady Gaga le soin de s’habiller en paupiette de veau, laissons à Rumi ses talons de 17 cm et ses débardeurs ultra-échancrés que même mes pyjamas ressemblent plus à des vêtements que ça,  et, même si c’est moins fun, moins « bankable »,  assumons aussi notre côté working girl.

Et tant que j’en parle, j’en profite pour faire découvrir à celles qui ne le connaîtraient pas le blog de Clara, the working girl, qui évoque précisément ses problèmes de sape au boulot. Crush total pour cette jolie blonde, exilée à Lisbonne, au sourire craquant et au goût toujours parfait ! La blogosphère ne m’avait pas réservé une découverte pareille depuis longtemps ! A vos clics, donc !

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Robe et cardigan Essentiel (collection automne-hiver 2010)

Ceinture Isabel Marant, perfecto Morgan vieux comme le monde, tour de cou Hema, boots Hogan

15
Jan

Impatience day

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Je crois pouvoir affirmer après un minimum d’introspection qu’un de mes principaux défauts est d’être impatiente. Très impatiente. Par exemple, il m’est relativement inconcevable que dix minutes puissent s’écouler entre le moment où on dit « on y va » et le moment où, effectivement, on y va.

Dans le même registre, je défie celui ou celle qui se mettrait un jour en tête de vouloir me faire une surprise. Je peux devenir une véritable sangsue harcelante tant que je ne sais pas de quoi il retourne exactement (bref, tout le contraire même du concept de surprise).

Pour Noël, nous avons inauguré, avec mes frères, sœurs, belles-sœurs et beaux-frères, la tradition du tirage au sort pour les cadeaux. Chacun devait tirer au sort le nom du bénéficiaire de son cadeau, qui ne devait en principe être révélé que le 25 décembre.

C’était sans compter sur mon énergie incommensurable à fureter, à espionner, à téléphoner aux uns et aux autres pour essayer de savoir, à faire des tableaux à double entrée pour savoir qui offrait à qui. Résultat, le jour J, j’étais convaincue que j’avais tout découvert. (Bon OK, j’avais un 7/8 mais bon, pas mal quand même).

Le pire, c’est que je suis persuadée que tout le monde doit nécessairement être aussi impatient que moi. Pas plus tard qu’avant-hier, alors que je revenais de Paris avec quelques cadeaux pour ma collègue, et que je lui demandais si elle voulait savoir ce que c’était, je lui ai tout balancé malgré qu’elle m’avait dit ne pas vouloir savoir.

Je suis comme ça, pleine d’immaturité. Cette tenue est 100% à mon image donc,  savant mélange d’impatience et d’immaturité, car faite de cadeaux connus, voire même commandés et choisis.

Excellent weekend !

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Robe et ceinture Les Petites, collier Sogoli (cadeaux de mes parents pour Noël), cabas pailleté Vanessa Bruno (cadeau de Mr Zabou pour Noël)

Cardigan Vanessa Bruno et boots Mango (cadeaux de moi-même pour moi-même)

13
Jan

A tous les passants...

Parce que, récemment, « un passant ne faisant que passer » sur mon blog m’a interpellé sur la blogo, le shopping et tout ça, et que j’ai pensé que ça ne ferait pas de mal d’en faire un post, précisément pour toutes les personnes qui ne font que passer, ici ou ailleurs

Quelle est la finalité d’un blog mode?

La finalité d’un blog mode est, je dirais, la même qu’un magazine dit « de la presse féminine ». Si, effectivement, vous n’achetez jamais le ELLE, le Grazia, le Jalouse ou le Vogue, autrement dit, si vous ne vous intéressez pas un minimum à la mode, à la beauté et autres préoccupations féminines, le blog « mode » risque de ne pas être votre tasse de thé.

Le blog mode s’adresse certainement à un public averti, féru des mêmes centres d’intérêt sans quoi il peut passer pour quelque chose de vain. Je n’en veux à personne de ne pas lire les blogs mode si elles n’y trouvent pas leur compte, que du contraire. Même des personnes qui me sont chères dans la vraie vie ne lisent pas nécessairement mon blog.

Maintenant, tout comme on achète un magazine, le but qui pousse un lecteur à errer sur les blogs mode varie d’une personne à l’autre : certains ne feront que regarder les photos, d’autres voudront y trouver du fond, d’autres encore souhaiteront qu’on leur fasse découvrir certaines marques ou certains produits.

Chacun son créneau à cet égard et, personnellement, je préfère qu’on me dise qu’on aime mes textes que mes looks, car je suis la première à convenir que je n’ai sans doute pas l’originalité, la créativité ou le sens du stylisme de certaines. Mais le fait est que la mise en situation de fringues par les photos est une sorte de « support d’appel » pour les textes.

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20:01 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (61) |  Facebook |

09
Jan

Lettre ouverte à La Poste*

(*Je crois que je dois être la seule à kiffer le concept même de « lettre ouverte à la Poste », mais bon).

Monsieur ou Madame de La Poste,

C’est vrai. C’était pas drôle de travailler quand il y avait de la neige. Moi-même le matin quand je découvrais le blanc manteau qui recouvrait ma terrasse, je n’avais que très moyennement envie de sortir du lit. Pourtant, même au plus fort des précipitations hivernales, et sans vouloir faire ma ragougnasse frotte-manches, j’étais au bureau.

Oh, je sais ce que vous allez me répondre, hein, je vous vois venir. Il est exact que je peux me les rôtir dans un bureau chauffé à 30° si l’envie m’en prenait. Et qui suis-je pour vous juger, si ce n’est une simple usagère sans défense du service public? Mais soit, cela nous éloigne du sujet.

En fait, dans le monceau de réclamations pas toujours comiques que vous devez traiter en ce moment, moi j’aimerais vous remercier, voire même vous féliciter, de ne pas nous avoir emmerdé avec notre courrier pendant plus de 15 jours.

Sérieux, j’aurais passé de moins bons soldes si j’avais reçu juste avant ma régularisation d’électricité de 500 boules. Heureusement que je peux compter sur La Poste et son infaillible équipe pour veiller à l’épanouissement de ma garde-robe et m’avoir ainsi épargné ce traumatisme.

En outre, grâce à votre chômage technique dont je ne remets absolument pas en cause le caractère contraint et forcé, c’est encore un peu tous les jours Noël pour moi. Voui voui, les cadeaux qui n’étaient pas sous le sapin le 24 décembre arrivent désormais au compte-goutte, et en ce week end d’épiphanie, j’ai eu davantage à me mettre sous la dent qu’une galette des rois étouffe-chrétien.

Merci La Poste, de me faire aimer autant le retard de courrier. Même si (rolàlà, je sais que j’abuse sur ce coup là), j’aimerais quand même VRAIMENT bien recevoir le colis que ma Bérangère m’a posté le… 17 décembre… Mais ne vous tracassez pas outre mesure, rien ne presse, hein !

Votre bien dévouée Zabou.

Annexes à la présente:

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Foulard en cachemire imprimé Léopard et collier Sogoli,

cadeaux de mes parents pour Noël 2011 (euh 2010 pardon)

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Ma belle-soeur et ma soeur, deux autres usagères prises en otage qui ont néanmoins été foulardisées pour leur patience (et qui, accessoirement, ont joué à la dînette)

21:12 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (27) |  Facebook |

03
Jan

Ben ready ou quoi?!?

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Il y a quelque chose de l’ordre du Supérieur qui s’empare de mon esprit à l’occasion de la Grand’Messe bisannuelle de toute modeuse qui se respecte, à savoir le premier jour des soldes.

Bizarrement, ce jour là, le réveil qui sonne aux aurores n’a rien de dérangeant, c’est mon ami le réveil, et les maux de ventre et autres migraines de lendemain de fêtes sont aussi vite oubliés que le gagnant de la Star Ac’ édition 2006.

La tenue du jour est pensée, l’excuse pour arriver plus tard au boulot est réfléchie et crédible, l’alternative pour planquer son énoooorme sachet de courses est trouvée.

Telle une warrior des temps modernes, j’ai chaussé mes motardes et sorti les écouteurs de mon Ipod qui m’a balancé un petit « Get into the Groove » des plus motivants pour affronter la ville, son froid, ses défis, ses bonnes affaires à se mettre sous la dent, ses bousculades et… son monde.

Pffff, tu parles d’un champ de bataille ! Partie pour faire l’ouverture des magasins, je me retrouve plutôt sur un champ de ruines après la guerre.

Pas un chat, un Zara avec des piles de pulls parfaitement pliés et rangés, des vendeuses disponibles chez Comptoir des Cotonniers (je suis la seule dans le magasin) qui vont me chercher ma taille, et avec le sourire tant qu’à faire !

Mais euuuuuh ! Moi qui voulais du sang, de la sueur, des larmes, des roulements de tambour et autres fanfaronnades, je suis dans un océan de calme et de volupté. Ce qui me permet de repartir, peu avant 10 heures, avec le sentiment du devoir accompli, et mon escarcelle remplie de pièces que j’avais repérées en collection soldées à… -40 et -50 %.

Que de l’efficace, certes, que du beau, certes, mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Allez, tout espoir n’est pas perdu pour autant : rendez-vous mercredi prochain pour l’ouverture du Printemps Haussman et là, je vous promets que ça va saigner !

18:48 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (34) |  Facebook |

02
DéC

On n'est pas à une bêtise près

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Si on choisit ses amis, on ne choisit malheureusement pas toujours le thème qu'ils vont sélectionner pour leurs soirées. Dernière en date: samedi dernier, soirée toutouyoutou, dress code 'Véronique & Davina'.

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19:47 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (51) |  Facebook |

08
Mar

"Il serait temps...

...que tu bouges un peu tes grosses fesses, feignasse"

(Note à moi-même).

"D'accord sur le fond, mais tu me parles autrement, déjà".

(Réponse de moi-même à moi-même).

J'ose le "à demain" ou...?

16:01 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

17
FéV

Bientôt...

...je me baladerai avec un petit chien que j'appelerai "Pépère" dans un petit en nylon inétrieur capitonné léopard.

...j'aurai un abonnement mensuel chez un sombre dermato brésilien pour mes injections de toxine botulique.

...je serai bronzée toute l'année.

...je porterai des bagues Boucheron à chacun des mes doigts de chacune de mes mains.

...je sentirai un mélange d'Elnett et d'Eau d'Issey à 100 mètres à la ronde.

...je ne boirai plus que du décaféiné en fumant des Vogue.

...je serai mariée à un homme très riche et vulgaire mais sortirai en douce avec un petit jeune très musclé.

...je n'irai plus jamais chez H&M et m'habillerai exclusivement chez les couturiers italiens (Versace en tête).

...je rigolerai très fort au restaurant jusqu'à ce qu'on voit ma culotte à travers ma gorge.

Les filles, vous l'aurez compris, je suis OFFICIELLEMENT une fille perdue, passée de l'autre côté de la force...

...

J'ai acheté mon premier produit Sisley.

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(Baume à lèvres) (40 € quand même) (Et encore, avec la réduction).