28
Aoû

A new head

L’autre jour, j’ai atteint les 200 amis sur Facebook. Le même jour, j’ai croisé une amie au supermarché, et pendant que nous devisions de la piccata de veau au rayon crevettes, une de nos "amies" communes sur Facebook est passée à côté de nous, sans nous dire bonjour. Toute l’ironie du système est résumée par le pittoresque de la situation.

 

Mais bref. Tout ça pour dire que mon amie, la vraie, pas celle de Facebook, avait des nouvelles lunettes de vue à tomber. « C’est des quoiiii ? », je lui demande. « Tom Ford », qu’elle me répond.

 

Ben oui. Logique. L’homme du porno chic et des lunettes à tomber. Y a-t-il un lien de cause à effet ? Les femmes à lunettes l'inspirent-elles particulièrement ? Je préfère ne pas savoir. Toujours est-il que cela m’a rappelé qu’il me fallait des nouvelles lunettes.

 

En tant que binoclarde à temps plein, je m’octroie le luxe d’en changer régulièrement. Parce que celles qui portent des lunettes du matin au soir le savent aussi bien que moi, il y a un moment où l’on ne supporte plus ses lunettes et où on veut une autre tête.

 

J'ai d'autant moins de remords à en changer que l'achat de nouvelles lunettes se révèle être à chaque fois un achat bien amorti. Exemple: une monture avec verres à 350 € divisée par le nombre de jours portés (700 jours), et on arrive à un rendemant de 0,50 € par jour. Ma foi...

 

Mon détour par le rayon crevettes m’a donc rappelé que j’avais récemment craqué sur une paire de lunettes YSL, que je vais bientôt recevoir, grâce à l’aide d’une bloggeuse, lectrice, et opticienne.

 

Ca m’a aussi rappelé que j’avais essayé une autre paire, une… Tom Ford, je vous le donne en mille, absolument renversante, mais aussi assez surprenante, voire même bizarre... Enfin, pas aussi bizarre que les sandales à scratch de Balibulle (juste retour d'asenceur...), mais enfin, jugez de la chose:

 

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La version vue, en quelque sorte, des fameuses solaires Tom Ford coupées au bout:

 

 

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Mais mon côté téméraire me pousse à me demander s’il est possible et envisageable de vivre avec deux paires de lunettes de vue au quotidien. Non parce que, rien que niveau rendement, ça veut dire que je pourrai plus en acheter avant... 4 ans... Gloups! Une réponse ? Un avis éclairé ?

24
Jui

No regrets

Je devrais savoir. Je devrais savoir que je regrette finalement très rarement un achat. Je devrais savoir qu’il s’agit juste d’une question de temps pour apprivoiser la bête. Je devrais savoir qu’il n’y a jamais de mauvais achat.

Et c’est là que j’amorce une petite séance d’auto-jettage de fleurs : je me dis que j’ai  finalement réussi à régler mon fashion GPS pour qu’il m’amène vers les bonnes pièces, celles qui épousent mon dressing sans violence, et qui ne demandent qu’à être sublimées à son contact.

Je m’aperçois qu’en définitive ce que je rapporte en boutique pour un remboursement, ce ne sont jamais des pièces qui ne collent pas du tout à mon style, mais bien des pièces qui ne me vont pas parce que mal coupées, trop grandes ou trop petites.

La maturité, sans doute, ou l’expérience, plus probablement. Ce serait dommage, ceci dit, avec une telle pratique des magasins, de ne pas, à un moment donné, constater certains progrès.

Ce gilet d’homme façon YSL, j’avais certes hésité à me le faire rembourser, histoire de renflouer les caisses qui, à l’époque, étaient plus que vides. C'était sans tenir compte du fait que le fric, ça va, ça vient. Tandis que ce fameux gilet, lui, il serait parti, dans une autre maison, dans un autre dressing, sans plus jamais revenir. C’eut été une erreur. J’aurais dû savoir que l'inspiration viendrait...

Inspiration tout d'abord d'une lectrice qui m'avait suggéré de le porter avec un sarouel, inspiration en cascade de ma Fri qui porte le sarouel à merveille avec sa blouse brodée Marant qu'on a presque la même, ce qui donne:

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Gilet Zara
Sarouel Maje
Blouse Isabel Marant
Chaussures Chie Mihara

Inspiration ensuite d'une photo de Géraldine à l'occasion de son week end londonien, avec cette marinière portée sous le gilet que je crois bien être le même que le mien:

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Photo Géraldine Dormoy, Café Mode
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Gilet Maje
Marinière Mango
Jean Claudie Pierlot
Sandales Bronxx

Sur ce, bonnes soldes pour celles qui commencent demain!

21:32 Écrit par Smarty Zabou dans Envie de mode | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : blabla de fille, gilet d'homme, shopping, ysl, zara |  Facebook |

01
Jui

Tout vient à point à qui sait attendre

Le fameux gilet sans manches vu chez YSL, pour le moins convoité, a enfin son ersatz, et c’est chez Zara que ça se passe. Plus qu’un gilet d’homme, c’est véritablement le concept d’un blazer  sans manches, avec les revers du col tailleur, une longueur impeccable, et un beau tissu.

Tout vient à point, donc, sauf qu’en ce qui me concerne, je n’avais pas attendu, et m’étais jetée dans la tendance en épousant le modèle proposé chez Maje cet été que je n’ai, du reste, jamais regretté.

Mais point trop n’en faut, et j’avais donc dans l’idée de vous soumettre THE question, à savoir, je garde ou je garde pas. Le sort s’en est cependant mêlé, ou plutôt, mon photographe attitré s’en est mêlé, car si la qualité de mes photos se trouve améliorée, je suis soumise à la dictature d’un véritable tyran de l’objectif, qui a considéré que l’étiquette qui pendouillait du gilet ruinait son effort artistique…

Voilà donc comment l’étiquette, unique sésame qui aurait permis un échange ou remboursement, s’est brutalement retrouvée dans la main de l’Artiste qui s’est demandé comment on pouvait mettre autant d’argent dans un gilet… De là à lui faire admettre qu’il reste encore 15 fois moins cher qu’un YSL, autant dire que c'est peine perdue…

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Version 1: robe Vanessa Bruno, collier Massimo Dutti, sandales Zara
Version 2: jupe Isabel Marant, tee shirt H&M, foulard Etam, compensées Sacha

15:31 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : blabla de fille, gilet, shopping, ysl |  Facebook |

05
Mai

Pauvre petite fille riche (ou presque)

La vie est une longue suite d’interrogations : que vais-je préparer à manger ce soir ? Comment je vais m’habiller demain ? Quelle sera ma prochaine crème de jour ? Bref, autant de considérations hautement intellectuelles, auxquelles travaille beaucoup (trop ?) mon petit cerveau déjà bien mis à l’épreuve.

Et il y a cette question que toute modasse devant l’éternel s’est un jour ou l’autre surprise à se demander : si j’avais les moyens, quel est LE sac à main dont j’aurais vraiment envie ? Le sac à main, l’objet de tous les fantasmes, cet ami, inséparable, indispensable, qui peut réveiller toute une tenue.

Et si je vous disais que prochainement, j’aurais peut être les moyens de mes envies… Non pas que je change de job, ni que je compte gagner au lotto. Non pas non plus que je puisse tout à coup m’offrir une édition limitée en python de l’un ou l’autre de nos créateurs favoris. Non, juste une enveloppe d’anniversaire déjà bien garnie, plus une rentrée d’argent plus ou moins importante (tout est relatif), mais surtout exceptionnelle.

Qui dit rentrée exceptionnelle dit dépense exceptionnelle : je cherche donc l’achat dont j’espère me souvenir. L’achat que je raconterai à mes petites filles. L’achat qui ne se reproduira pas de sitôt, voire même peut être plus du tout.

Sachant quand même que, ce qui me fait avant tout hésiter, c’est cette fameuse limite psychologique à l’achat. Je n’ai jamais rien acheté de plus de 300 €. Je me suis toujours convaincue que, même si je devenais riche, je serais incapable de dépenser 3.000 € dans un pull, fût-il en cachemire des hauts plateaux de Mongolie. J’éprouve déjà des tremblements à l’idée qu’une vendeuse m’annonce un prix à 4 chiffres, je ne sais d’ailleurs même pas si ma carte bancaire accepte les achats de plus de 500 €.

Les préambules étant posés, je vous soumets donc ma première idée : le sac Anna Corinna, déjà visible au bras d’une bonne partie de la blogo. Dans sa forme, il est impeccable pour la Bernadette que je suis, qui ne porte ses sacs que juchés sur son avant bras. Mais est-ce vraiment un achat qui comblera mon envie profonde ? Est-ce vraiment suffisamment exceptionnel ? En même temps, et vous l’aurez compris, son prix rentre d’autant plus dans mes moyens que le dollar n’a as fini de continuer sa chute libre…

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Sac Anna Corinna chez Revolve Clothing, env. 420 $

Seconde idée : le Downtown d’Yves Saint Laurent. Clairement, le sac qui me fait craquer. Le seul et unique qui demeure dans mon cœur depuis plus d’un an. Le seul qui me ferait devenir copine avec Lauren Conrad pour essayer de le lui emprunter. Le seul sac haut de gamme qui me correspond vraiment, à savoir, une forme idéale, un porté à la Bernadette , un esprit pas du tout « m’as-tu va », discret, mais que saura reconnaître l’œil exercé.

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Sac Downtown d'YSL, en noir, bien sûr, entre 1.200 et 1.600 €

J’ai l’impression qu’en écrivant ces lignes, j'ai surtout essayé de me convaincre moi-même, mais j’ai toujours besoin d’une approbation morale extérieure : ma mère, ma sœur, mes amies… puis il y a vous, bien sûr. J’ai aussi besoin de bonnes raisons qui pourraient me décider à claquer en 5 minutes l’équivalent de deux remboursements de crédit hypothécaire.

Alors, d'après vous, raison ou passion? 

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PS: si quelqu'un a un plan pour un Downtown au prix du Anna Corinna, inutile de dire que je suis preneuse...

22
Avr

Bête comme chou?

Le problème du teasing, c'est le risque de décevoir. Car à voir comme vous vous êtes emballées sur le comment du pourquoi j'ai dégotté mon long gilet d'homme, je me rend compte humblement que je risque de vous décevoir.

Faut quand même remettre les pendules à l'heure, et l'église au milieu du village, on n'est pas chez Galliane ici, on n'est pas à vous dégotter des bons plans créateur, friperie ou magasin de seconde main de luxe.

Non. Ici, c'est l'ère du consumérisme de masse. Genre que je te paie tout plein pot. Point de vente privée, point de carton d'invitation à scanner, point de vente presse, rien de rien, on est en province, en Belgique qui plus est, bref, chacun sa croix à porter, hein.

Donc YSL on se le garde en rêves, Vanessa Bruno on se la garde pour les soldes, et sinon, que reste-t-il de nos amours? Je vous le donne en mille, je vous laisse i-MAJE-iner, comme le dirait Ma Camille.

C'est bon, le franc est tombé? Les présentations étant faites, je vous dévoile donc l'objet du délit, un gilet d'homme oui, mais pas que. De un, il est long, de deuz', il a un col tailleur, THE détail qui fait toute la différence, invisible à l'oeil nu pour l'homme.

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Robe et gilet Maje
Bottes Isabel Marant
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Pantalon, ttop et gilet Maje
Sandales Sacha
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Gilet Maje
Tee shirt H&M
Flouard Liwan
Jupette et bottes Isabel Marant

Alors, c'était bête comme chou, non?

Non, c'est bête comme Zabou...

(Ce billet inaugure la série de la semaine, placée sous le signe de la bêtise humaine, incarnée par votre serviteur).

13:56 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : blabla de fille, gilet, maje, shopping, ysl |  Facebook |

17
Avr

Absolument pas raisonnable

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J'ai désormais la frange...
(pour ce qui est de son entretien quotidien, je vous tiendrai informées du calvaire)
... manque plus maintenant que les lunettes...
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... encore une envie hautement déraisonnable, qui n'est absolument pas dans mes moyens.
Pfffff!
Foutu pouvoir d'achat!