29
Nov

A ma place

Au fond, j’aime pas la compétition. Je sais d’ailleurs pas pourquoi je dis « au fond », parce que c’est tellement évident, depuis que je suis petite, je déteste la comparaison. « Etre meilleure que » : pourquoi faut-il toujours se référer à quelqu’un d’autre ? Pourquoi ne pas tout simplement se contenter d’être bien ?

C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai toujours détesté le sport et en particulier les sports d’équipe : à la rigueur quand il s’agit d’aller courir toute seule et de constater que j’ai amélioré mon temps par rapport à la dernière fois, pourquoi pas, mais s’il faut gagner, c’est vraiment plus mon rayon.

Je me souviens d’ailleurs qu’à l’école, au cours d’éducation physique, quand il fallait constituer les équipes de volley, il y avait l’équipe des nulles, dont je faisais immanquablement partie, et l’équipe des survoltées du ballon, dont la leadeuse était une excitée qui engueulait ses co-équipières lorsqu’elles osaient rater une passe ou un smatch.

Inutile de dire que j’étais bien contente d’être de mon côté du filet, et que je me faisais d’ailleurs un malin plaisir, lorsqu’un ballon menaçait d’atterrir sur mon nez, de m’en écarter le plus vite possible plutôt que de me précipiter dessus. Ce qui explique d’ailleurs sans doute pourquoi je faisais partie des nulles : j’étais nulle.

Mais au-delà de ça (puisqu’on ne peut pas être parfaite en tout, que voulez-vous), ce qui m’a toujours étonné, c’est cette volonté de gagner chez certaines, volonté de voler au dessus de la mêlée : bien que je ne pense pas manquer d’ambition, je me contente de ce que j’ai, je suis bien là où je suis.

Le rapport avec mon sarouel façon jodhpur de chez Zara ? Il a déjà été vu et revu, et on pourra m’objecter que le montrer à nouveau n’a rien d’innovant. C’est vrai. Mais en même temps, hein, si cela révèle (à juste titre) que je ne suis pas une leadeuse, et bien honnêtement, ça ne changera pas ma vie.

Edit 30/11: shame on me, ma Pip'! Rendons à la Pip' ce qu'il lui revient de bon droit: toi aussi tu me coiffes au poteau avec le sarouel, ou comment être belle en sarouel.

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Sarouel et bottes, Zara
Blazer et blouse brodée, Isabel Marant
Sous pull, H&M

09
Jui

La blogueuse mode est-elle une imposture?

Tel était le titre d’un article publié par Minmor le 1er mail 2008, répondant ainsi au mail d’une lectrice anonyme qui l’avait interpellée sur la question de savoir si ses associations de tenues étaient pour du vrai, ou si les dés étaient pipés.

Si la démarche de cette lectrice s’avère pour le moins agressive, je n’ai pas pu m’empêcher de m’interroger sur la question de savoir si j’étais moi-même une imposture.

Non pas que je sois sponsorisée de quelque façon que ce soit, mon activité professionnelle suffisant à m’octroyer des revenus qui me permettent de m’acheter ce que je m’achète (même si, parfois, c’est au détriment de mes impôts, mais ça, c’est une autre histoire).

Là où je pourrais me considérer comme une imposture, c’est que je ne m’habille pas dans la vie réelle de tous les jours comme sur mon blog. Mais  loin de moi l’idée ou la volonté de vous mentir, ou de vous flouer.

J’ai seulement une approche particulière par rapport à la fringue, à savoir qu’entre le moment où je l’achète et celui où je la porte, il me faut un laps de temps nécessaire pour me l’approprier.

C’est comme une recette de cuisine dont on suit scrupuleusement les consignes à la lettre la première fois qu’on la réalise, puis à laquelle on va apporter des touches personnelles lors des essais suivants pour l’améliorer, l’agrémenter selon ses goûts, selon l’inspiration.

Or, j’ai tendance à dévoiler mes achats sur mon blog, lors du premier essai, sans le recul dont j’ai besoin. On sait toutes que la première crêpe, si elle est mangeable, est toujours ratée, qu'elle a toujours une sale tronche.

Du coup, il est vrai que je ne porte pas nécessairement les vêtements que je vous montre comme je vous les montre. Le plus flagrant, c’est mon pantalon-sarouel de chez Maje. Il m’avait tellement obsédé dès le début de la collection qu’il ne m’était même pas passé par la tête de le porter avec autre chose que des talons, et reboulé sur le mollet.

Alors que, finalement, je le trouve nettement mieux avec sa longueur d’origine, avec du plat. Et cette taille haute que je n’assume pas, et qui finit systématiquement planquée en dessous d’un long tee shirt, qui donne une toute autre allure, dont je suis tout autrement plus satisfaite. A moins de virer le vilain bout de tissu qui sert de ceinture chez Maje, et de le remplacer par une vraie belle ceinture en croûte de cuir…

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Allez comprendre la logique dans tout ça…

20:53 Écrit par Smarty Zabou dans Envie de mode | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : blabla de fille, blog mode, maje, sarouel, shopping |  Facebook |