18
Aoû

Viiite, un cadeau!

Lorsque l’homme a décidé de faire un cadeau, il faut se décider. Vite. Parce qu’il n’est évidemment pas question de courir toutes les boutiques de la ville à la recherche du cadeau parfait, et ce, quelque que soit le budget qu’il entend y consacrer.

 

La question fusera donc de manière faussement innocente devant une vitrine de magasin « T’aimes bien, toi, ce portefeuilles ? ». Sous entendu « Veux-tu ce portefeuilles ? ». Un Burberry. Va-t-en lui faire comprendre que le tartan, c’est plus ton truc. Et que le portefeuille que tu as et qu’il considère comme pourri est un topissime Zadig & Voltaire. Mission impossible.

 

Vite, il faut donc trouver un substitut qu’il voudra bien m’offrir. A peine ai-je touché du bout des doigts une pochette jaune Marc Jacobs qu’il se dit bingo, le tour est déjà terminé, et l’affaire est dans le sac.

 

Oui mais non. Toute fille digne de ce nom se doit de tout scruter, de ne pas se jeter sur la première pièce venue. Et bien m’en a pris, puisque je suis tombée sur ladite pochette Marc Jacobs, mais en coloris camel. Quand même plus mettable qu’une jaune moutarde.

 

Ah, mais quelle ingrate je fais, quand même ! Oser critiquer l’homme pour son empressement à me faire un cadeau. Faut-il être dérangée, quand même…

 

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Pochette Marc by Marc Jacobs

 

PS; en parlant de cadeau, retour dès demain en cours de journée des fameuses ventes sur le blog bis...

20
FéV

24 heures dans la vie d'une pochette

Dans la blogo, le leitmotiv, c’est que c’est jamais sa faute. Je craque pour une pochette Comptoir des Cotonniers, c’est la faute de Bénétie, avec qui, nous nous promettons que jamais, grand Dieu jamais, nous ne coincerons la pochette sous l’aisselle. Puis il y a eu Lilie, dont le butin soldesque m’a rappelé une jupette Comptoir des Cotonniers, jamais portée, et la pochette, qui ne m’a accompagné qu’une fois, dépliée, genre j’assume pas.

Alors, il y a quelques jours, j’ai décidé de faire ma Lilie, jupette dévoilant gambettes et pochette au poing, le tout avec petit blouson et bottes plates Zara.

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Une journée dans la vie d’une pochette, c’était au départ, une sorte de jeu, de défi, qui nécessite une certaine organisation.

J-1 : je trie le contenu de mon sac. Mon portefeuille est au moins aussi grand que la pochette, j’en extrait ma carte bancaire, mon permis de conduire, ma carte d’identité et ma mitraille. Mon portable, un paquet de mouchoirs me suivent. Je fourre mes clés de voiture dans la poche de ma veste, les clés du bureau vont dans la pochette et celles de chez moi restent dans ma voiture, faute de place. Je sais pas si vous suivez, car moi-même j'ai du mal. Ma trousse de beauté et mon parapluie font la gueule, mais bon, il faut choisir entre être fashion et être belle et au sec, et c’est tout décidé, demain, c'est la polly pokcet day...

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Jour J : je me convaincs que la bandouillère du sac ne passera pas par moi. Je résiste, j’écris 30 fois pour me persuader que non, je ne bandouillerai pas aujourd’hui.

8h50 : je pars la fleur au fusil pour un rendez-vous à l’extérieur, et la pochette trouve naturellement sa place coincée sur la poitrine, le bras replié. Il parait que c’est la Kate Moss way, d’après ce que j’ai lu dans les comm’s chez Galliane récemment. Je suis Kate.

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9h00 : moi qui craignais le regard des gens, personne ne semble remarquer que j’ai sorti THE pochette, et que je suis Kate, damned, ça y est, je dois vraiment trop faire la fille nature qui a toujours vécu avec sa pochette greffée à sa main.

12h30 : rendez-vous au troquet du coin, où mon crochet de sac ne m’est d’aucune utilité, ma pochette trône, prend la moitié de la table bistrot sur laquelle nous sommes sensés manger, le serveur est dubitatif, la nouvelle ne s’est pas encore répandue que Kate est en ville…

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13h30 : good shit, il pleut… et j’imagine mon parapluie qui se gondole à la seule évocation de me voir courir entre les gouttes d’eau pour éviter de friser. Devant moi, une grande fille aux cheveux tout lisses sort de son 24heures Darel un parapluie. Je râle, jusqu’à la veille, j’avais mon 24heures au bras, et un parapluie dedans. Je hais ma pochette, je hais être Kate, je veux redevenir Zabou.

18h00 : je vais faire mes courses à l’hyper, je flanque la pochette dans mon caddie, personne penserait à me la piquer, normal, personne pourrait penser que c’est un sac. On n’a jamais vu Kate faire ses courses. Passage à la caisse, addition salée, aïe, j’ai oublié la bonne carte bancaire, me voilà donc plus légère d’une bonne centaine d’euros.

19h30 : tennis : en survêt’ et pochette, je me rends compte que c’est nettement plus pratique qu’avec un maxi bag. Mon prof s’en tape, kate or not Kate, pochette or not pochette, that’s not the question pour lui.

21h00: friterie et poulycroque, pour bien foutre en l’air le bénéfice éventuel de mon heure hebdomadaire de sport, là aussi, la pochette est tellement must have qu’elle passe inaperçue. A croire que Kate, contrairement à ce que l’on pourrait penser, s'enfile des frites tous les soirs.

Bilan : pas si ardu que ça, au final, même que j'en reveux, même que j'en redemande, même que j'en rachète une:

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Pochette en cuir marron, Massimo Dutti, 50 € en soldes