19
Sep

Ca me botte, et vous?

Il y a dix ans, je rentrais à l’université, et il y a dix ans, les bottes devenaient à la mode. Je me rappelle d’ailleurs qu’une de mes amies, arrivant à la fac avec ses bottes flambant neuves, s’était vu dire « Et ton cheval, tu l’as mis où ? ». Haha, j’ai bien envie de dire maintenant.

 

On a beau essayer de les éclipser avec low boots et richelieu, les bottes battent toujours le pavé avec autant d’entrain. J’en arrive même à me demander ce que l’on mettait, avant l’arrivée des bottes, quand on mettait une jupe. C’est incroyable, mais je n’arrive plus à m’en souvenir. Peut être tout simplement que l’on ne portait pas autant de jupes et de robes que maintenant, tout simplement.

 

Et comme l’arrivée de l’automne est le prétexte à l’achat d’au moins deux indispensables, à savoir un manteau et une paire de chaussures, je me suis évidemment mise en quête de ma paire de bottes pour l’hiver. Enfin, après vérifications, j’en ai déjà compilé trois, de paires de bottes d’hiver, mais soit.

 

La basique parmi les basiques, plate pour gambader et sautiller toute la journée, en daim pour changer de l’omniprésence du cuir dans son shoesing, en kaki pour aller avec tout, et bien dégoulinante sur la cheville. La marque de cette paire de bottes de rêve ? Je vous le donne en mille…

 

Et pour l’assortir, rien de mieux que ma robe kaki, celle acquise en soldes et à qui je réservais déjà un destin faste pour l’hiver, ainsi que mon keffieh dernier du nom, porté en mode écharpe parce qu’il paraît que c’est plus 2008, n’est ce pas ma Pip’ ?

 

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Robe, foulard et bottes Isabel Marant
Collants Marks&Spencer
Gilet sans manches Bel Air

 

Et vous, à quoi ressemble votre paire de bottes pour cet hiver ?

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PS: allez voir sur notre blog de vente, Bérangère vend sa paire de bottes en daim kaki Isabel Marant en pointure 41!!!

04
Sep

La 2007 attitude

De mes pérégrinations shopping d’ici et d’ailleurs, ce que je retiens comme grande différence entre les filles des villes et celles de province, c’est que les premières vont arborer les tendances aussitôt que celles-ci sortent en magasins.

 

Faisant fi du climat et de la saison, elles ont ainsi dégainé les compensées et les robes longues alors que les dernières giboulées faisaient rage, et à l’heure actuelle, on ne compte plus les phénomènes en gilet en fourrure et autres collants de couleur malgré le fait que le thermomètre affiche toujours… 17°.

 

Ne nous méprenons pas : j’ai moi-même, du fin fond de ma province d’outre Quiévrain, déjà accumulé, pour la prochaine saison, moult carreaux, bottes et autres gilets. La mondialisation a au moins cet avantage de rendre accessible des denrées enviables, qui ne sont plus uniquement réservées à une certaine élite.

 

N’empêche, il me faut toujours le temps pour les adopter, ces nouvelles tendances. Enfin, plutôt, il me faut toujours du temps pour abandonner les tendances précédentes. Celles auxquelles on s'était habitué, qu'on s'était juré de recycler. Celles qui, tombant sous le couperet cinglant d’une rédactrice mode mal lunée, deviennent has been du jour au lendemain.

 

Je n’arrive pas à me défaire de ces vieux réflexes qui me faisaient prendre un keffieh aux premiers frimas d’automne pour réchauffer ma nuque. Je n’arrive pas à renoncer définitivement au slim. Je n’arrive pas à laisser tomber mes robes liquette.

 

J’entame donc la rentrée avec une attitude so 2007, mais dans laquelle je me sens résolument bien.

 

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Foulard Isabel Marant (collection... 2008), blouse Bel Air, jean Notify, boots Isabel Marant

 

PS: pour celles qui, comme moi, ne renonceront pas aux keffiehs, allez faire un tour sur notre blog de ventes, que Bérangère a alimenté en Isabel Marant, Liwan et autres merveilles...

08
Jan

Best of 2007

L'heure fatidique et frénétique approche, mais accordons-nous une petite séance de zénitude et d'introspection sur cette année 2007, truffée de quoi? d'où? et de comment?

Qui suis-je? Où vais-je? Que deviens-je? A ces questions, inlassablement, une réponse invariable: Zabou, dans les boutiques, shoppeuse invétérée devant l'Eternel. What else?

C'est donc à une cogitation intense que je me suis livrée à propos de mes 5 meilleurs achats de l'année 2007.

Première interrogation: un bon achat est-il un bon achat? Assurément, non. La preuve par deux:

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A gauche, une bête robe plissée noire de chez H&M: pas un bel achat, mais un bon achat parce que beaucoup mise, surtout les jours en panne d'inspiration ou les dimanches de glandouille. A droite, une splendide liquette Isabel Marant: somme toute bel achat, mais jamais porté.

Cela nous amène à la psychologie qui accompagne mes achats: j'ai énormément de mal à étrenner un bel achat. J'aime tellement la pièce en tant que telle, que la porter est un geste de dé-sacralisation envers le vêtement. Mis, il perd de ses qualités. Bref, c'est pas gagné.

Deuxième interrogation: le bon achat est-il forcément un basique? Assurément, non. Parce que, si le bon achat était un basique, je vous montrerais cela:

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Mon sac 24 heures Darel, qui n'a pas quitté mon avant-bras pendant des mois, et mes ballerines COS, qui n'ont pas quitté mes pieds pendant des mois (sauf pour dormir et me laver, je précise, à toutes fins). Mais il m'est idée que vous n'êtes pas venues pour que je vous conte ô combien ce tee shirt blanc H&M a été mis et remis, qu'il est distendu au possible, mais que je l'aime parce qu'il est basique. Non.

Conclusion: j'ai donc choisi 5 pièces en tentant de vous expliquer rationnellement le pourquoi (attention, ça vole haut aujourd'hui).

1. La robe à carreaux Etoile Isabel Marant:

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Parce que je l'aime autant que je l'ai détestée. Après l'avoir essayée, ceinturée, bikerisée avec mes boots motardes, gilettée, je l'ai maudite, cette fausse simplicité, cette nonchalance travaillée à laquelle je ne pouvais accéder, qui ne m'allait pas. Jusqu'à ce que je vois la blanche lumière, et que j'entende la voix qui m'a dit que la simplicité Marantesque, c'est une VRAIE simplicité. Le vêtement se suffit à lui-même, quasiment sans artifices. Et c'est finalement comme ça que je la préfère, ma robe à carreaux: telle qu'elle, avec des bottes toutes simples, et juste un collier. Cette robe a d'ailleurs été le déclencheur de toute une série d'achats pulsionnels Isabel Marant, marque dont je possède maintanant une bonne demi-douzaine de pièces.

2 et 3. Le jean flare et le keffieh:

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Parce que le jean large m'a réconciliée avec les jeans en général. Après des mois d'intolérence anti-boudin emmenés par le slim, je suis enfin libéré de ce joug et peux enfin m'adonner à la passion du jean. Et le keffieh, parce qu'il illustre parfaitement mon côté mouton qui suit le troupeau. J'assume.

4 et 5. La jupette Isabel Marant et les bottes bordeaux:

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Parce que cette jupette, achetée sans vraiment y croire, a été une révélation: c'est celle qui m'a redonné envie de porter des jupes courtes, et c'est surtout l'allié glamour de la tenue hivernale. Je l'aime. Les bottes bordeaux, parce qu'elles m'ont fait comprendre le potentiel de la friperie, les raisons pour lesquelles on doit supporter l'odeur de moisi, sans pour autant faire oublier que l'achat vintage est un achat qui passe ou qui casse. Mais s'il passe, c'est la satisfaction d'avori acquis une belle pièce pour 3 francs six sous, et s'il casse, on n'a pas de remords à ne le porter qu'une ou deux fois.

Je vous souhaite à toutes d'excellentes soldes!

01
DéC

Addicted to...

Ok, on maîtrise toues le keffieh: qu'il vienne de chez H&M, de chez Zara, ou de chez Balenciaga pour les plus chanceuses, il orne nos cous délicats cet hiver. 

Désormais, je me résouds à prendre le large, surtout depuis que j'ai vu la "maxi scarf" portée par Lindsay LOHAN dans ELLE:

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Et comme ce n'est pas tombé dans l'oeil d'un aveugle (ben oui, pourquoi toujours dans l'oreille d'un sourd...), je me suis précipitée sur ma maxi scarf à moi samedi passé chez COS. Grise, 80% laine, 20% cachemire, à 39,90 €, elle habille, termine la tenue plus qu'elle ne réchauffe vraiment, je dois bien l'avouer, mais la passion a ses raisons...:

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