09
Mar

Théorie de la fashion

Voilà. J’en ai sans doute pas donné l’impression, mais j’ai pas chômé ces deux dernières semaines en termes de shopping inconsidéré, nouveautés beautés, compilation de toutes les dernières tendances relayées par nos magazines préférés, et mise en place de théories fumeuses sur la fashion.

Oui, je théorise, moi Mâdâme. Dans le noble but d’optimalisation des achats. Ah, si c’est pas de la révolution, de la prise de conscience de toute l’insignifiance de mon être, je sais pas ce que c’est. N’empêche, ça paraît tout simple, à la base, mais l’exercice nécessite une haute dose de bonne foi, qualité rare chez les acheteuses compulsives dans mon genre.

En fait, tout est parti d’une interview de jesaisplusqui dans le Jalouse (mais bon, vous situez, genre grosse frange, 45 kg toute mouillée, vivant dans un penthouse à New York et fagotée en Marant des pieds à la tête, la garce), où la donzelle déclarait qu’elle n’aimait pas les pantalons.

Et là, ce fut ma révélation : moi non plus je n’aime pas les pantalons, mais je n’en avais pas forcément conscience jusque là. Car pour moi, il était inconcevable d’être si catégorique. Et pourtant, si c’était aussi simple que ça ? Classer ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. Afin d’éviter les achats qu’on ne porte pas.

Alors, voilà mon exercice appliqué, sous vos yeux ébahis :

Je n’aime pas :

-          les pantalons, donc (sauf les jeans)

-          les chemisiers

-          le beige, le rouge

-          les tailles hautes

-          les pulls

-          tout ce qui m’étrique du style ceintures, manches longues, les cols roulés, etc.

-          les boucles d’oreilles

J’aime :

-          les robes

-          les blazers et les vestes

-          les teeshirts flous

-          les foulards

-          le noir, le gris

-          l’uni

-          les manches trois-quarts

-          les longs colliers

-          les grands sacs cabas noirs

En ballotage défavorable (= ce que j’aimerais bien porter dans l’absolu parce que je l'aime sur les autres, mais qui ne me va pas fondamentalement) :

-          les jupes

-          l’imprimé fleuri

-          les chaussures plates, ballerines, derbies, baskets

-          les superpositions

-          les pochettes

Je répète que, si le résultat semble évident, l’exercice en soi n’est pas si simple pour la cause. Alors, je ne dis pas que plus jamais je n’achèterai de rouge, mais j’essaie en tous cas de me souvenir de ces lignes directrices lorsque je suis tentée par un improbable. Penser plus, dépenser sans doute pas moins, mais mieux.