09
Jan

Lettre ouverte à La Poste*

(*Je crois que je dois être la seule à kiffer le concept même de « lettre ouverte à la Poste », mais bon).

Monsieur ou Madame de La Poste,

C’est vrai. C’était pas drôle de travailler quand il y avait de la neige. Moi-même le matin quand je découvrais le blanc manteau qui recouvrait ma terrasse, je n’avais que très moyennement envie de sortir du lit. Pourtant, même au plus fort des précipitations hivernales, et sans vouloir faire ma ragougnasse frotte-manches, j’étais au bureau.

Oh, je sais ce que vous allez me répondre, hein, je vous vois venir. Il est exact que je peux me les rôtir dans un bureau chauffé à 30° si l’envie m’en prenait. Et qui suis-je pour vous juger, si ce n’est une simple usagère sans défense du service public? Mais soit, cela nous éloigne du sujet.

En fait, dans le monceau de réclamations pas toujours comiques que vous devez traiter en ce moment, moi j’aimerais vous remercier, voire même vous féliciter, de ne pas nous avoir emmerdé avec notre courrier pendant plus de 15 jours.

Sérieux, j’aurais passé de moins bons soldes si j’avais reçu juste avant ma régularisation d’électricité de 500 boules. Heureusement que je peux compter sur La Poste et son infaillible équipe pour veiller à l’épanouissement de ma garde-robe et m’avoir ainsi épargné ce traumatisme.

En outre, grâce à votre chômage technique dont je ne remets absolument pas en cause le caractère contraint et forcé, c’est encore un peu tous les jours Noël pour moi. Voui voui, les cadeaux qui n’étaient pas sous le sapin le 24 décembre arrivent désormais au compte-goutte, et en ce week end d’épiphanie, j’ai eu davantage à me mettre sous la dent qu’une galette des rois étouffe-chrétien.

Merci La Poste, de me faire aimer autant le retard de courrier. Même si (rolàlà, je sais que j’abuse sur ce coup là), j’aimerais quand même VRAIMENT bien recevoir le colis que ma Bérangère m’a posté le… 17 décembre… Mais ne vous tracassez pas outre mesure, rien ne presse, hein !

Votre bien dévouée Zabou.

Annexes à la présente:

022.JPG

Foulard en cachemire imprimé Léopard et collier Sogoli,

cadeaux de mes parents pour Noël 2011 (euh 2010 pardon)

036.JPG

Ma belle-soeur et ma soeur, deux autres usagères prises en otage qui ont néanmoins été foulardisées pour leur patience (et qui, accessoirement, ont joué à la dînette)

21:12 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (27) |  Facebook |

07
Jan

Onze coups de minuit

003.JPG

Et bien voilà, après une semaine de test intensif, je sens que 2011 sera une bonne année.

Pourtant, si 2011 avait dû être à l’image de sa première journée, ça aurait été cuite-MissVomito-dafalgan, (soit la grippe dans la version officielle pour les grands parents), mais je pense avoir arrêté ma cirrhose du foie à temps pour ne pas ressembler à un vieux Munster toute l’année.

Depuis lundi j’ai pris conscience que j’étais une femme 2011. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil avec moi, le monde me sourit et je souris à la vie. I feel so two thousand eleven.

Ca a commencé par une vendeuse de chez Paris XL qui m’a félicité sur mon grain de peau, puis par une vendeuse de chez Zara qui a voulu tailler une bavette avec moi malgré les trente-six personnes qui me suivaient dans la file, et enfin la vendeuse de chez Etam Lingerie ou l’histoire d’une complicité au beau milieu d'un tanga et d'une paire de pantoufles.

Ma zone T est au top ou presque, mes cheveux seront bientôt dans le vent, ma libido de sacs à mains n’a jamais été aussi intense, ma garde-robe ressemble à tout ce que j’ai jamais voulu, et mon pull Comptoir des Cotonniers et moi nous portons bien merci.

11. 1/1. 1+1. Un, c’est bien. Double un, c’est encore mieux !

025.JPG

002.JPG

016.JPG

018.JPG

Pull Comptoir des Cotonniers soldé à 40% (vu aussi chez Walinette)

Jupe Etoile Isabel Marant, bottes Essentiel

05
Jan

Tssssssssssss(oldes)

004.JPG

Je n’ai jamais vraiment changé d’avis à propos de Comptoir des Cotonniers. J’étais même en mode quasi hystérique quand la marque a enfin ouvert un point de vente dans ma ville que j’aime.

Pourtant, contrairement à y’en a d’autres, ça faisait longtemps (enfin, si on omet ceci, mauvaise foi, quand tu nous tiens…) que je n’y avais plus dégainer ma VISA qui a pourtant tendance à tirer plus vite que mon ombre.

Mais il est des temps où tu te dis que les cropped-trucs, les trousers-moches et les bidules-trucs-jacquard, ça va bien 5 minutes mais faut pas pousser non plus. (La sagesse m’a touchée depuis environ deux jours, respect attitude la meuf).

Je veux du simple, je veux du chic, je veux du prêt-à-travailler, en bref, si je ne peux pas au moins me dire qu’avoir 30 ans bientôt va me permettre de ne plus m’habiller cheap, sincèrement je ne vois pas l’utilité de vieillir.

De toute façon bientôt je mènerai une vie d’ascète, assise en tailleur à poil dans une forêt à méditer sur ma vie (dixit la fille qui a regardé Little Buddha hier soir sur Arte en souvenir du temps lointain où elle était amoureuse de Keanu), et là j’aurai atteint la plénitude de mon qi et je m’en fouterai royal de Zara, Comptoir des Cotonniers, et même (c’est dire la capacité de renoncement) Isabel Marant.

Ouais.

Mouais.

Mais en attendant, je vais essayer de persuader ma collègue (et néanmoins amie) qu’elle me donne son autorisation pour que j’aille m’acheter un tee shirt Guns n’Roses chez H&M… pour porter à ma soirée de 30 ans. CQFD.

012.JPG

018.JPG

007.JPG

019.JPG

Jupe et top Comptoir des Cotonniers (soldés à -50%)

Boots Zara

20:19 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (29) |  Facebook |