05
Avr

Vide-tirelire, partie 1

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Je l’avais sous-entendu à l’occasion de la présentation des mes boots Minimarket : mon vide dressing, loin d’être salutaire, s’apprête à causer ma déchéance financière.

La faute à mes co-blogueuses : à ma droite, la Pipelette, ex-blogueuse mode estampillée Wikio-Elle-friendly de son état, et à ma gauche, Bérangère, la fameuse, la folle dingue qui me téléphone régulièrement pour me dire « j’ai acheté un perf’, tu vas adorer, il déchire tout ».

Pour la petite belge que je suis, plus connue pour l’approvisionnement que je peux faire en pâte de Speculoos et chocolat Galler, avoir des sources shopping au plus près de ce qui se fait là-bas, dans cet eldorado qu’est Paris, ça n’a pas de prix.

Enfin, tout est relatif… Ca n’a pas de prix, ça n’a pas de prix… ahem…

Disons qu’on commence par l’entrée, si vous le permettez, aka cette mââââgnifique robe Isabel Marant Etoile, tant voulue et désirée l’hiver passé, rachetée à Bérangère, expédiée une première fois aux alentours de Noël et jamais arrivée, retournée à l’expéditeur puis ré-envoyée, allez aux alentours de la Saint Valentin…

Enfin, soyons honnête, j’ai tellement dans mes placards que je suis loin de courir toute nue pour la cause… Mais réservez-vous pour le plat de résistance au prochain épisode.

Bisous !

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Robe, veste, boots et collier Isabel Marant

21:09 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (88) | Tags : blabla de fille, blog, isabel marant, mode |  Facebook |

10
Mar

Le facteur sonne toujours deux fois

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Parfois, j’ai des joies de privilégiée, je l’avoue. Comme quand je me rends compte que ma so wonderful tunique en soie noire Etoile Isabel Marant achetée en soldes est exactement la même que celle à carreaux en voile de coton de la même marque shoppée quelques mois plus tôt dans la saison.

Non pas que je sois une collectionneuse, comme y’en a d’autres, qui voient double de temps en temps. Non pas davantage que j’ai tellement de fringues que j’en oublie l’existence de la première blouse lors de l’achat de la seconde.

Mais faut dire que, si ces blouses sont sœurs, j’ai comme un doute qu’elles soient du même père. Le facteur serait passé par là que ça ne m’étonnerait pas. Non mais, what a kind of a motherfucker, non ?

Elles sont tellement différentes qu’il me faut bien respecter leur personnalité respective tout en veillant à les aimer autant l’une que l’autre : casual vs chic, jean vs couiiiir (oh oui, lâche toi sur le cuir, pas de doute, c’est bien la fille du facteur !), couleur vs total black, la gentille fifille à sa maman vs celle qui va nous poser des problèmes à l’adolescence.

Faudra d’ailleurs peut être lui dire la vérité, à propos du facteur…

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Tunique Etoile Isabel Marant

Jean Sandro, boots Mango, sac Zadig&Voltaire

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Tunique Etoile Isabel Marant

Legging en cuir Sylvie Schimmel, boots Hogan

22
FéV

Le parfait alibi

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Je mentirais si je disais que le temps qui passe n’est pas une de mes profondes angoisses. L’autre jour, Sarah La Sage me disait : « les journées passent lentement mais les années filent ». Dieu que c’est vrai !

Les photos sont là pour en témoigner : teint brouillé, cernes, ridules, pattes d’oie, kilos indélogeables, comme autant de preuves de l’inévitable.

Et pourtant, j’ai toujours eu l’impression d’avoir ces fameux trente ans que je n’ai même pas encore. Dans ma tête ils étaient là, déjà bien ancrés, mais je ne les portais pas, physiquement.

Pas plus tard que ce midi, nous étions attablées avec ma-collègue-et-néanmoins-amie selon la formule consacrée et à chaque chanson qui passait on se disait « tiens, c’était la chanson qui passait tout le temps quand j’étais petite, ça ! », jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’on était sur Nostalgie, la radio des années ’70 et ’80…

Pour autant, pas de passéisme, pas d’attachement irrationnel, pas de mièvre « c’était mieux avant ». Non, gageons que ce qui arrive soit mieux. Osons le pari que, stylistiquement parlant, les trente ans soient jalonnés de jolies perspectives.

Je commence à comprendre les sacro-saints et inévitables conseils de style d’Inès de la Fressange, dont on nous rabat les oreilles au moins deux fois par an : investir dans de belles pièces. Comme si, passé un certain âge, l’à peu près ne pardonnait plus. Ce qui, je pense, est deux fois plus vrai quand on fait plus qu’un 38.

Je crois que j’y suis… pas au 38, ah ça non, j’y ai renoncé ! Mais au beau. A moins que ce ne soit qu’on prétexte de plus !

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Tenue 1:

Pull Isabel Marant Etoile (collection actuelle)

Jupe Isabel Marant Etoile (ancienne collection), chaussures Surface 2 Air (rachetées à la Pipelette sur notre vide dressing)

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Tenue 2:

Gilet Isabel Marant Etoile (collection actuelle)

Top Vanessa Bruno Athé, jean enduit H&M, boots Jonak, bracelets grigri Lalla Chiffon (achetés sur Les Folies d'Angie)

16
FéV

Routine

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Je suis une fille à habitudes. Je trouve qu’il y a quelque chose de très rassurant, qui tient presque du sacré, à la routine. Le matin, particulièrement, j’ai l’impression que l’ordre d’exécution des choses va cadrer le reste de ma journée.

Et au fond, je suis convaincue qu’il y a quelque chose de non naturel à vouloir à tout prix se jouer de cette routine. Quand je vois que même mon chat est bourré d’habitudes, je me dit qu’il y a, forcément, un penchant naturel de l’être humain à se conforter et à vivre dans sa routine.

Mes habitudes avouables, en matière de shopping, sont nombreuses : toujours faire le tour chez Zara dans le même sens, toujours acheter sans essayer chez H&M (ce qui est profondément débile depuis qu’ils font des bons d’achat au lieu de rembourser), toujours m’offrir de la lingerie pendant les soldes.

Parmi mes rituels, il y a également le traditionnel repérage chez Zara juste avant que ma mère s’envole en contrée ibérique. Ah, l’Espagne, son cocido, son Prince Felipe, ses plages occupées par les Allemands et leur bac à bières… mais surtout, l’Espagne et ses prix 30% plus bas chez Zara et consorts.

Mais le tour de repérage et sa pré-commande qui l’accompagne ne sont pas tout. Encore faut-il s’assurer d’être joignable à toute heure du jour lorsque ma mère me téléphone pour me faire son compte-rendu live : « Dis, tes chaussures, je les ai pas trouvées, la robe que tu m’avais montrée elle est plus qu’en S, par contre… j’ai ta veste !!! ».

Les deux pintades en mode épervier 1 appelle épervier 2, en somme. Et moi de devoir gruger en invoquant l’importance CA-PI-TALE de l’appel que je reçois pour me soustraire à mes obligations de l’instant. « Oui maman, en même temps, la veste c’était le principal. Oui je crois que ça plaira à Bébé Suzie (ma nièce) de recevoir une blouse en liberty pour quand elle aura deux ans… ».

Allez, vivement… le prochain séjour pour reprendre nos bonnes vieilles habitudes !

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Veste Zara (collection actuelle)

Jean H&M, tee shirt Primark, sac Zadig et Voltaire, boots Mango, collier GAS

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20:18 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : blabla de fille, shopping, zara |  Facebook |

14
FéV

Prep'school

Cher Journal,

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Tout d’abord, je suis désolée de t’avoir délaissé pendant deux semaines. Le truc, c’est que j’ai eu plein de devoirs à faire pour l’école, plus un contrôle de géo auquel j’ai rien compris, mais heureusement j’ai pu recopier sur Cerise.

Cerise, elle est sympa, tu la verrais, elle est super drôle et tout. J’ai voulu l’inviter à loger à la maison mais ma mère (tu commences à la connaître) a refusé parce que soi-disant je fais trop rien pour l’école.

Bref, Cerise elle m’a juste énervée grave parce que figure-toi que l’autre jour elle s’est ramenée à l’école avec exactement la même jupe que moi de chez Zara. En plus, je crois qu’elle lui va mieux à elle qu’à moi parce que de toute façon je suis grosse et moche.

Du coup je lui ai pas parlé pendant deux récrés de suite. Même que j’étais super triste mais que je me forçais à pas lui parler. Parce que tu sais, à part Cerise, les autres gens de l’école, ils sont tous trop nuls… sauf…

Bon ok, j’avoue, sauf ce mec, là, mais de toute façon j’pense que je l’intéresse pas, c’est un grand il est plus âgé. Mais Cerise, quand on a fini par se reparler, elle lui a envoyé un texto pour moi. Au début j’étais pas du tout pour mais elle l’a fait sans me le dire.

Elle lui a mis « Zabou elle est raide in love de toi, elle ose pas te le dire, mais est-ce que tu veux sortir avec elle ? Dis oui ». Bah tu sais quoi ? Il a dit oui. Alors tu vois, c’est vrai j’râlais qu’elle avait la même jupe que moi, mais je me dis que c’est pas grave, finalement.

Oh je dois y aller, ma mère m’appelle pour le dîner… Des fishticks, encore ! Pfff !

Bisous !

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Jupe Zara (collection actuelle)

Pull Massimo Dutti, blouson Zara, boots Jonak, sac Vanessa Bruno, collier Isabel Marant

30
Jan

Fin de soldes, fin de mois

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On gratte les fonds de soldes comme les fonds de tiroirs. On prie pour que la carte passe, encore une fois, allez s’il te plaît, fais un effort bon dieu. Et puis sinon, ce sera 20 € en liquide, 50 € sur ma carte et le solde, euh… sur la Visa ?

Bon, je n’ai pas dû aller jusque là, heureusement que ma prière avait été entendue. Tout comme celle qui m’avait fait dire que, ce pantalon là, je l’aurai, un jour je l’aurai, mais seulement s’il était soldé à -60%.

Oui je sais, je suis exigeante, mais enfin, c’est pas comme si j’en avais un besoin absolu. Parlons d’envie plutôt que de besoin et restons raisonnable, même si c’est un mot qui fait rarement partie de mon vocabulaire. Pantalon non plus, d’ailleurs, ne fait pas souvent partie de mon lexique garde-robesque.

Mais peut-on vraiment parler d’un pantalon ? N’est-ce que pas plutôt le genre d’OVNI qu’on ne range dans aucune catégorie si ce n’est celle du « panta ni court ni long mais panta-malléolesque, mi sarouel / mi truc classique, pas vraiment noir mais pas vraiment bleu non plus » ? Bon, faudra que je lui trouve un p’tit nom, pour qu’on s’y retrouve.

En attendant, promis juré, c’était mon dernier achat soldé (mais je ne vous ai pas encore tout montré, héhé), parce que les nouvelles collections, je ne vous dis que ça, m’ont déjà vachement charmée, les salopes…

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Pantalon Vanessa Bruno, soldé à -60%

Pull Comme des Garçons pour H&M, collier Isabel Marant, boots Jonak, sac Vanessa Bruno

27
Jan

Femme à lunettes

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Mes nouvelles lunettes Barton Perreira, modèle Babylove

Love, love, L.O.V.E.

25
Jan

Récidive

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Je ne suis fondamentalement pas attirée par les imprimés, mais quand j’y vais, je ne fais pas les choses à moitié. Souvenez-vous, il y a deux ans, mes soldes d’hiver à Paris m’avaient déjà guidée vers de l’imprimé casse-gueule à souhait, et pourtant, cette robe, je l’ai mise, remise, et continuerai à la mettre et à la remettre.

Comme quoi, les voies du shopping sont parfois hautement impénétrables. Cet imprimé-ci, j’avais fashé dessus dès le tout début de la collection automne-hiver, mon panier Net à Porter pour en témoigner, mais ayant rapidement été retenue par son prix, je m’étais dis (comme ça m’est d’ailleurs arrivé par le passé) qu’il était tellement moche que je le trouverai en soldes.

Cette affaire louche a viré à l’obsession depuis le jour où j’ai vu porter La Mocheté par une vendeuse du Printemps, renversante de style, qui l’arborait nonchalemment avec l’air de Celle Qui Sait. Sombre histoire de connivence, j’essaierai de vous expliquer un jour ce qui se passe dans mon cerveau à cet instant précis, mais c’est comme si j’étais adoubée dans mon statut de Chevalière sans peur qui ne recule devant rien.

Apparemment, pas mal de filles avaient été adoubées de la sorte puisqu’il n’y avait déjà plus que trois jupettes dans cet imprimé le premier jour des soldes. Evidemment, ma mère n’aime pas, et pour cause, je ne peux pas entièrement lui donner tort. Mais j’ai tellement fantasmé sur cette jupe que c’est comme si elle était déjà dans mon dressing, tu vois Maman ?

Puis l'Amour du Risque (référence culturelle, quand tu nous tiens...) est en moi, l'amour de la jupette casse-gueule que personne n'aime, personne sauf moi, Chevalière au coeur noble.

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Jupe en soie Etoile Isabel Marant

Sweat American Apparel, broche Marc by Marc Jacobs, collants Hema, boots Zara

07
Jan

Onze coups de minuit

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Et bien voilà, après une semaine de test intensif, je sens que 2011 sera une bonne année.

Pourtant, si 2011 avait dû être à l’image de sa première journée, ça aurait été cuite-MissVomito-dafalgan, (soit la grippe dans la version officielle pour les grands parents), mais je pense avoir arrêté ma cirrhose du foie à temps pour ne pas ressembler à un vieux Munster toute l’année.

Depuis lundi j’ai pris conscience que j’étais une femme 2011. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil avec moi, le monde me sourit et je souris à la vie. I feel so two thousand eleven.

Ca a commencé par une vendeuse de chez Paris XL qui m’a félicité sur mon grain de peau, puis par une vendeuse de chez Zara qui a voulu tailler une bavette avec moi malgré les trente-six personnes qui me suivaient dans la file, et enfin la vendeuse de chez Etam Lingerie ou l’histoire d’une complicité au beau milieu d'un tanga et d'une paire de pantoufles.

Ma zone T est au top ou presque, mes cheveux seront bientôt dans le vent, ma libido de sacs à mains n’a jamais été aussi intense, ma garde-robe ressemble à tout ce que j’ai jamais voulu, et mon pull Comptoir des Cotonniers et moi nous portons bien merci.

11. 1/1. 1+1. Un, c’est bien. Double un, c’est encore mieux !

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Pull Comptoir des Cotonniers soldé à 40% (vu aussi chez Walinette)

Jupe Etoile Isabel Marant, bottes Essentiel

05
Jan

Tssssssssssss(oldes)

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Je n’ai jamais vraiment changé d’avis à propos de Comptoir des Cotonniers. J’étais même en mode quasi hystérique quand la marque a enfin ouvert un point de vente dans ma ville que j’aime.

Pourtant, contrairement à y’en a d’autres, ça faisait longtemps (enfin, si on omet ceci, mauvaise foi, quand tu nous tiens…) que je n’y avais plus dégainer ma VISA qui a pourtant tendance à tirer plus vite que mon ombre.

Mais il est des temps où tu te dis que les cropped-trucs, les trousers-moches et les bidules-trucs-jacquard, ça va bien 5 minutes mais faut pas pousser non plus. (La sagesse m’a touchée depuis environ deux jours, respect attitude la meuf).

Je veux du simple, je veux du chic, je veux du prêt-à-travailler, en bref, si je ne peux pas au moins me dire qu’avoir 30 ans bientôt va me permettre de ne plus m’habiller cheap, sincèrement je ne vois pas l’utilité de vieillir.

De toute façon bientôt je mènerai une vie d’ascète, assise en tailleur à poil dans une forêt à méditer sur ma vie (dixit la fille qui a regardé Little Buddha hier soir sur Arte en souvenir du temps lointain où elle était amoureuse de Keanu), et là j’aurai atteint la plénitude de mon qi et je m’en fouterai royal de Zara, Comptoir des Cotonniers, et même (c’est dire la capacité de renoncement) Isabel Marant.

Ouais.

Mouais.

Mais en attendant, je vais essayer de persuader ma collègue (et néanmoins amie) qu’elle me donne son autorisation pour que j’aille m’acheter un tee shirt Guns n’Roses chez H&M… pour porter à ma soirée de 30 ans. CQFD.

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Jupe et top Comptoir des Cotonniers (soldés à -50%)

Boots Zara

20:19 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (29) |  Facebook |