26
Mar

Il est mort, le string

Extrait de l'oraison funéraire à la mémoire du string

Le string m’a quitté, brusquement, sans crier gare, un de ces jours d’hiver où le froid s’insinue jusque dans les moindres détails de notre intimité.

 

Je me souviendrai toujours de notre première rencontre, arrangée par l’entremise de mes amies, qui m’avaient offert un string Snoopy H&M à l’occasion de mon dix huitième anniversaire, une époque révolue où les fillettes ne réclamaient pas à leur mère des strings taille 8 ans chez Jennifer.

J’ai bien conscience que je vous parle d’une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, celle où on se disait « t’as vu celle là, elle met des strings… », où l’on s’étonnait de ce que « quand même ça rentre sacrément dans le derrière, je vais jamais m’y faire… ». Et pourtant, on s’y est faites.

Plus un soutif acheté sans son sacro-saint string, la culotte étant élevée au rang de ringardise ultime. Le string, pensait-on, avait gagné ses lettres de fashionitude à défaut de noblesse.

Je me rappelle également de ces moments où le petit coquin voulait se montrer, brandissant son V victorieux de la taille d’un pantalon affreusement taille basse, et où les garçons négligeaient la courtoisie élémentaire pour laisser les filles se pencher pour ramasser leur stylo bille dans les rangs de la fac.

Le string a cru être indétrônable, il a cru être au dessus des lois de la physiologie humaine, mais il s’est lourdement trompé, à tel point que, passé de son statut de star incontournable du tiroir à sous-vêt’ à celui d’objet attisant la méfiance, il ne s’en est jamais remis, le pauvre.

Alors bien sûr, il laissera sa trace dans l’histoire à défaut d’en laisser sur le pantalon, bien sûr l’abominable culotte à élastiques ne reverra pas pour autant de sitôt la lumière du jour, mais le string n’est plus.

Il n’aurait pas souhaité qu’on le pleure, et m’avait toujours dit que, s’il arrivait quoique ce soit, je devrais refaire ma vie, repartir de plus belle. C’est ce que j’ai fait.

Adieu string, hello tanga…

 

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Tanga Etam Lingerie, soldé à -40 %
Dans une composition florale artificielle de premier choix offerte par un client

20
Mar

Le(s) squelette(s) dans mon placard

Chez moi, on dit oufti*, nenni**, nondidjü, ou encore mieux, nondidjap***.

Chez moi, on déjeune le matin, on dîne à midi et on soupe le soir.

Chez moi, on utilise le singulier pour dire qu’on mange une frite, ou une pâte.

Chez moi, on appelle bonbons des biscuits, et chiques des bonbons.

Chez moi, la fille vulgaire, celle qui roule des PL**** au danseur de Tecktonik en attendant son bus, a les cheveux méchés en blond, avec toutefois les pointes couleur noir geai.

Elle porte des créoles shoppées chez Iam, un jean taille basse mal coupé acheté dans une cheaperie, qui laisse entrevoir une bouée naissante, avec une doudoune style bombers, capuchon bordé de poils synthétiques.

Mais surtout, surtout, elle a des bottes blanches. THE paire of bottes blanches, en genre de skaï, avec un rebord pour pouvoir les porter en cuissardes des fois que, et lacées à l’arrière.

Les bottes blanches, un must incontournable, une marque de fabrique, un signe de reconnaissance. Tout un poème.

Et en la matière, je dois bien confesser que ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés. Dont acte.

Il y a, d’abord, cette splendide paire de bottes pointues point blanches mais écru, s’il vous plaît, de la collection MANGO 2003, voire même 2002. Un vieux dossier, pour lequel il y a prescription, vous me l’accorderez.

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Plus récemment, mais trop récemment quand même, genre il y a deux ans, j’ai fait commander (circonstance aggravante) une paire de bottes d’été blanches en cuir ajouré. Dire qu’aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir pris les mêmes en camel est un euphémisme.

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Enfin, dans la série je persiste et signe, pas plus tard que l’année passée, cette paire de low boots d’été en cuir blanc de chez JONAK, acquises en perspective d’être portées avec une robette ou un jupette, jambes nues. Là encore, un flop total.

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La malédiction de la botte blanche frappera-t-elle encore mon esprit dérangé ? Que je trépasse si la botte blanche par mon placard repasse !!!

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*interjection qui marque un grand étonnement

**non

***nom de beeeeep

****passe langue

07:26 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (34) |  Facebook |

26
FéV

La loose!!!

J'avais mis mon réveil plus tôt pour poster. Restait plus qu'à insérer mes photos. Le jour où Hautetfort a décidé de changer sa configuration. J'arrive plus à insérer les photos au bon endroit dans mes posts. Apparemment, Frifri a le même problème. Alors de deux choses l'une: soit on est quiches toutes les deux, soit c'est le serveur qui merde...

A litlle help???

09:05 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |