17
Sep

Nada

Ce week end, je suis allée à Paris, en coup de vent, certes, mais avec toutefois un sacro-saint tour dans les boutiques prévu au programme. Vous me connaissez mieux que moi-même, et à ce moment, vous vous dites que j’ai dû massacrer mon compte bancaire.

Ce que j’ai ramené de mes pérégrinations ? Rien. R-I-E-N. Absolument rien. Pas même un petit produit de chez Sephora. Pas même un petit bijou sans conséquence. Pas de MAJE-rie, pas de MARANT-erie, rien.

Ce qui peut s’analyser autant comme un exploit que comme un échec cuisant. Alors analysons ensemble, si vous le voulez bien, les raisons de ce phénomène aussi inhabituel qu’interpellant.

Déjà, je pense être amplement satisfaite de tout ce que j’ai pu accumuler depuis le début de la saison automne-hiver. Les carreaux sont dans la place, j’accuse non pas un mais deux gilets de fourrure sans manches au compteur, j’ai investi dans ma paire de bottes de l’hiver, j’ai ma robe à fleurs et ma robe imprimé cachemire. Bref, J’AI. (Même si je ne vous ai encore rien montré, bouh).

Ensuite, il faut remettre dans son contexte mon bref séjour parisien : en amoureux. Ou plus exactement, avec ton mec qui colle à tes basques dans les magasins. Pas à un mètre, non, bien collé à 10 cm de toi, comme un chewing gum collé à ta semelle, dont tu as tout le mal du monde à te défaire.

Le mec, donc, qui n’a tout simplement pas les mêmes goûts que moi. Exemple : j’essaie deux manteaux chez H&M, un noir, légèrement oversize, un gris, forme boule. Moi, toute contente d’avoir trouvé dans le noir mon manteau d’hiver. Jusqu’à ce que je croise la moue dégoûtée de l’homme qui plébiscite le gris. Sauf que le gris, bof. Donc… donc, je repose les deux, sagement.

Exemple numéro deux : chez Maje, où j’ai repéré quelques trucs, des robes, principalement. « T’en as déjà plein des comme ça ». OK, reste calme, Zabou, reste calme. Du coup, je vais piocher un petit gilet tout rebrodé, ultra bien présenté sur cintre au dessus d’un tee shirt à manches légèrement ballonnées. Approbation de l’autre sexe. Approbation très enthousiaste, même. Sauf qu’à 190 € rien que le gilet, bof. Donc… donc… j’ai fait chou blanc.

Aujourd’hui, je me rattrape, et c’est bien légitime, me direz-vous. Journée à Bruxelles, entre nanas.

08:40 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

11
Sep

Real life

Hier soir, j’ai invitée chez moi une amie à dîner qui, tombant sur une photo de moi prise à l’occasion du mariage de ma tante l’année passée, m’a demandé pourquoi je ne mettais plus cette robe.

 

Bonne question, lui ai-je répondu. D’autant que je me l’étais posée précisément lorsque notre Balibulle a très récemment redonné vie à cette robe de l’année passée de chez Zara. En fait, je crois tout simplement que, l’ayant portée pour un mariage, j’avais inconsciemment relégué cette robe au rang de « robe pour festivités / occasions particulières ».

 

C’est à ce moment que j’ai compris la stupidité que d’assigner à un vêtement un rôle particulier. Et les photos que Garance et Géraldine nous ramènent de New York m’ont convaincue de l’art de se promener en rue en étant habillée comme si on sortait d'un mariage, et surtout, de l'assumer.

 

Non pas que j’ai la prétention de rivaliser avec les belles qui battent le pavé devant les défilés new yorkais les plus courus. Absolument pas. Mais je m’étais déjà désolée de constater le côté « so perfect » des américaines. Tout est net, rien qui dépasse. Elles misent sur la pièce maîtresse de leur tenue, et éliminent toutes les fioritures inutiles.

 

Alors, bien sûr, je n’ai pas eu le temps de dégainer mon fer à défriser ce matin pour rendre mes cheveux impeccables. Bien sûr, la french manucure que j’avais fait réaliser pour le mariage de mon frère commence à partir en couilles. Mais enfin, j’ai quand même ressuscité une robe que je pensais trop guindée, pour aller bosser au mépris des regards douteux. Et ça, c’est déjà pas mal.

 

003.JPG
001.JPG
010.JPG
Robe Zara, collection P/E 2007
Gilet Zara, collection P/E 2008
Chaussures Chie Mihara
Sac Anna Corinna
PS: des nouveautés, Isabel Marant et Sessun, que de la collection actuelle: ici.

21:51 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

05
Sep

Friday wear

Mon traditionnel tri de garde robe saisonnier m’a permis de remettre la main sur une robe pull Massimo Dutti, donc je comptais me séparer jusqu’à ce que je la vois portée par ma sœur, accessoirisée idéalement pour l’automne.

 

Le genre de robe facile à porter, surtout les jours de manque d’inspiration. Bref, la pièce à avoir sous la main. Le genre de tenue, en plus, parfaite pour aller bosser. C’est un concept que j’ai de plus en plus à l’esprit quand j’achète un vêtement : pourrais-je le mettre facilement pour aller bosser ?

 

Peut-être me fais-je vieille… Mais enfin, toujours est-il que le débat sur le jean baggy me fait doucement rigoler. Parce que, d’accord, Katie Holmes le porte pour aller à ses répétitions de théâtre à Broadway, son thermos de café en main. Mais enfin, si j’allais bosser avec ça, je crois qu’on me prendrait pour une échappée de l’asile.

 

Sans compter sur le fait que, j’ai beau avoir le sosie de Chuck Norris comme patron, on n’est pas dans Walker Texas Ranger, et le trip « je suis sortie de mon lit et j’ai enfilé le jean de mon mec », je pense que ça lui passera complètement au dessus de sa toison dégarnie.

 

Vous me mettrez donc, pour moi, une robe assagie par une écharpe, professionnalisée par un blazer, fahsionisée par des low boots décolletées sur le pied, vous agiterez bien et vous obtiendrez ceci :

004.JPG
006.JPG
Robe et ceinture double tour Massimo Dutti
Echarpe COS
Blazer Vanessa Bruno
Leggings Springfield
Low boots Invito