01
Sep

Et ce défi alors?

Ca avait plutôt mal démarré. Figurez-vous qu’au 10 août, j’avais déjà dépensé les 2/3 de mon budget mensuel restreint, soit 100 €. Et rien qu’avec deux pièces de chez Zara, une robe en dentelle écru et un cardigan tweedé-doré, pour autant minutieusement réfléchies.

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Parce que c’est bien le premier effet de mon défi bien nommé à la con : je deviens invivable dans les magasins. Là où avant, je savais exactement ce que je voulais (je voulais tout) et je n’essayais rien (tout m’allait), aujourd’hui, je pose, reprend, repose dix fois le même tee shirt, je reste des heures en cabine pour être sûre que telle robe me va, et au final, c’est assez salvateur.

Ouais, je me mets à réfléchir en termes de « en as-tu vraiment besoin ? », « ne vas-tu pas regretter d’avoir consacré le tiers de ton budget à cette robe ? », « est-ce que ce pull te va vraiment bien ? », ou « est-ce que tu n’as pas quelque chose de déjà similaire dans ta garde robe ? ». Résultat : neuf fois sur dix (bien que les statistiques ne soient pas encore bien à jour), je préfère ne pas acheter.

Mais, contre toute attente, c’est souvent l’argument de savoir si ça me va bien ou non qui l’emporte. Je vais faire plus attention à choisir des choses qui me feront dire « waouh, t’es canon là dedans », plutôt que « ouais, mais avec une épingle ci et une ceinture là et un collier qui cachera le pan qui tombe, elle sera chouette cette robe ».

Il faudra encore un peu patienter de voir le résultat en images, mais pour le coup, j’en pouvais rien si cette robe et ce pull m’allaient vraiment bien, et qu’on était faits pour se rencontrer. Moins évident a été l’achat des Doc Martens vernies noires (not pictured), malgré le prix attractif de 30 € en achat immédiat sur Ebay.

Autant le désir d’avoir des Doc m’est venu aussi inexplicablement que soudainement, autant la décision de les acquérir ressemblait un peu à une demande en divorce des époux Penn-Wright : « oui mais non », « non mais oui », « oh en même temps pourquoi pas ? », jusqu’à ce que je commette l’irrémédiable sur les conseils de mes comparses de défi.

On en était donc, aux alentours du 20 août, à 130 €, soit un disponible de 20 €. Pour tenir 11 jours encore.

C’est là que ça a été le plus difficile. C’est là aussi que j’ai constaté que, dans ma petite tête de moineau, si j’AVAIS encore 20 €, c’est qu’il FALLAIT les dépenser. Là où j’aurais très bien pu choisir de les garder pour m’offrir quelque chose de plus cher le mois souvent… Oui parce que le constat est là : avec 20 €, on va pas bien loin.

Alors plutôt que d’acheter n’importe quoi juste pour tuer le budget, j’avoue que j’ai préféré mettre 10 € en plus pour m’offrir une jolie blouse rose poudré de chez H&M.

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D’où bilan : 100 € chez Zara + 30 € de Doc Martens + 30 € chez H&M = 160 €. En même temps, on n’est quand même pas à 10 € près, si ?

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PS: j'en profite pour souhaiter la bienvenue à Noémie qui, non contente de se jeter tête baissée dans ce défi, a ouvert un blog dans la foulée où elle nous promet de nous dévoiler ses custo!

PPS: suivez aussi les tortures psychologiques que s'inflige Pauline pour ne pas craquer... Ca me rappelle quelqu'un, pas vous?

20:46 Écrit par Smarty Zabou dans Mon défi à la con | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : blabla de fille, blog, budget, défi, mode, shopping |  Facebook |

13
Aoû

Défi: premier bilan et perspectives

150_euros_140.jpgEn bonne blogueuse influente que je suis, j'ai donc involontairement convaincu Fri, Sarah et Coline de rejoindre le côté obscur de la société de consommation, ou le budget fringues limité par mois. Que même que Baraginie, celle là même qui est en shoe diet pour un an, elle nous a fait un super logo... donc qui m'aime peut désormais me suivre!

Pour éviter tout débat à ce sujet, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : c'est, avant toute chose, une chance que de pouvoir dépenser ce montant là par mois en fringues, je le consens bien volontiers.

Par contre, pas de fausse hypocrisie non plus : si vous suivez mon blog depuis un certain temps, nul besoin d'être savant mathématicien pour s'apercevoir que, jusqu'alors, les 150 € sont largement dépassés tous les mois.

Les règles ? Après délibération, nous avons convenu que le serrage de ceinture concerne les vêtements à proprement parler, les chaussures et les sacs. Après, tout ce qui est maquillage, parfum etc relevant de la stricte hygiène élémentaire (et on ne transige pas avec l'hygiène), est hors budget.

Y'a encore des zones d'ombre, certes, qui devront faire l'objet d'une interprétation en cours de route, du style sous-vêtements, ou bijoux, par exemple. Les cadeaux qu'on nous ferait (comme mes lunettes, offertes par ma mère), ne comptent évidemment pas. J'dis ça, j'dis rien.

Et comme une règle n'est efficace que si son non respect est sanctionné, l'éventuel dépassement de budget mensuel viendrait grever d'autant le budget du mois suivant. Par contre, si par hasard, la totalité du budget n'a pas été consommée... euh, par je ne sais quel hasard... bah, comme ça n'arrivera pas, y'a rien de prévu.

Cela étant, j'ai décidé de commencer par shopper... dans mon propre dressing. Un petit tri préalable m'a convaincu que ma garde-robe recelait des pièces qui ne demandaient qu'à être sorties.

Comme cette tunique Hannah Moré, qui date de l'année passée, et dont je dois bien avouer avoir totalement oublié l'existence. Remettre la main dessus, c'est un peu comme retrouver un vieux pote sur Facebook : jusque là on n'en avait rien à foutre, puis on peut pas s'empêcher de se demander ce qu'il est devenu.

Le budget limité, une contrainte, certes, mais une contrainte salvatrice.

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Tunique à bords lisersés pailletés Hannah Moré
Sac Zara

10
Aoû

Ballerina girl

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Il n'était pourtant pas encore question de défi, ce jour là. C'était plus l'envie de faire à pied les 500 mètres qui me séparent de la ville et non au volant de ma Smart qui m'a convaincue de ressortir mes ballerines.

Ca faisait alors 10 jours que je m'interrogeais, mais genre la réflexion qui me plonge dans l'autisme le plus profond (quoi ? des journalistes emprisonnées en Corée du Nord ?), sur la question de savoir si la ballerine était toujours out, ou si elle n'allait pas nous faire un p'tit come back de derrière les fagots.

Puis je me suis dit qu'il était temps de s'affranchir de la mode, de dire fuck à toutes ces interdictions qui ne demandent qu'à être levées, et je suis partie, gambadant, en slim-ballerines, car oui, ça arrive même aux meilleures (je parle donc de moi, là) de descendre de leurs échasses.

Alors de deux choses l'une : soit je suis une précurseuse qui s'ignore (auquel cas ce post tient lieu de demande d'emploi dans toutes les rédactions de canards féminins), soit il y a un sorte de grand complot tacite sur le retour de la ballerine dont j'ignore les tenants et aboutissants.

Je dis ça, parce qu'apparemment, je suis pas la seule à laisser (temporairement) tomber mes talons de 10 cm (n'est-ce pas Carine ? On peut se tutoyer maintenant que j'ai adhéré au club ?), et que même ma Punky (n'est-ce pas Punky ? On peut se tutoyer aussi ? Soyons folles...) a renoué avec les ballerines.

Tout ça pour dire, comme notre bonne vieille Lara Fabian le chantait, que la ballerine, j'y crois encore...

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Ballerines Cos
Tee shirt et foulard Zara
Jean H&M
Shopping bag The Kooples

PS : l'astuce défi du jour : se servir du shopping bag The Kooples, customisé grâce à des badges, comme sac à main. C'est un peu ma fierté, quoi, d'avoir un nouveau sac sans rien dépenser (enfin, si on omet la paire de chaussures grâce à laquelle ce merveilleux bout de tissu m'a été offert).

19:03 Écrit par Smarty Zabou dans Mon défi à la con | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags : ballerine, blabla de fille, blog, cos, mode, punky |  Facebook |