18
DéC

Chaussures, je vous HAIS...

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Je me disais pourtant bien, ce matin, que c’était pas une bonne idée que d’enfiler ces shoes, mais la mode a ses raisons que la raison tente d’ignorer, et après avoir constaté qu’il s’agissait de la seule paire qui allait avec ma robe (oui, je jure), j’ai repensé à ma grand mère qui me disait qu'il fallait souffrir pour être belle.

 

Non mais oh, ça va pas mère-grand ??? Parce que je peux vous dire qu’aujourd’hui, je n’avais absolument rien de la Zabou fashion warrior, j’étais juste une grande tige titubante avec un lien de parenté marqué avec une certaine Patsy, bourrée à la Vodka, d’Ab Fab.

 

En début d’après midi, j’ai fini par admettre que je DETESTAIS ces pompes. Ou plutôt que je les détestais autant qu’elles me détestaient. C’est ce que j’aurais voulu crier à toutes ces personnes au regard empli de pitié qui m’ont croisé : « oui, c’est bon, je sais, je hais mes chaussures, z’êtes contents, les gens ? ».

 

D’ailleurs, j’ai fini par le gueuler, lorsque, pour la quinzième fois en dix minutes, j’ai perdu ma dignité en me tordant la cheville entre les pavés. Loin d’avoir la réaction que toute lady devrait avoir, j’ai maudit mes chaussures, en leur promettant d’aller rôtir en enfer.

 

Après avoir envisagé de déposer plainte au Comité pour la prévention de la torture de la voûte plantaire, après avoir imaginé d’acheter une autre paire de chaussures pour faire le malheureux kilomètre (qui m’a pris une heure, détour chez Zara compris) qui me séparait de mon bureau, j’ai tout bonnement décidé que ces chaussures allaient redevenir poussière.

 

Non, n’insistez pas, je ne pourrai plus jamais voir ces chaussures dans mon shoesing sans avoir une lueur de haine dans les yeux, sans repenser à cette journée d’horreur. Alors peu m’importe qu’on me traite de consommatrice finie, qui prend et qui jette, c’est le cadet de mes soucis : ces chaussures ne méritent pas d’exister.

 

Et puis, au prochain qui me dira « oh ben dis donc, t’as l’air d’avoir mal aux pieds toi, non ? », alors que je tente de rassembler tout mon amour propre et ma fierté pour mettre un pied devant l’autre, je lui réserve un sort que les chaussures envieront. J'aurais donc prévenu.

 

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C'est con, elles me faisaient une belle jambe, quand même...

 

 

04
Mai

De vous à moi

Permettez que je fasse ma vieille conne qui râle?

 

Ne me dites pas que vous n'avez pas encore vu le spot publicitaire de la marque de lingerie Passionata par David La Chapelle? Parce que ça vaut de l'or... Avec une question sous-jacente: ce spot est-il vraiment destiné à donner envie d'acheter de la lingerie Passionata? Ou plutôt, est-il vraiment destiné à la femme?

Moi qui m'achète moi-même quasiment tous mes ensembles de lingerie, je dois bien dire que ce spot me donnerait plutôt envie de fuir la marque, et de me réfuigier, comme à mon habitude d'ailleurs, chez Etam Lingerie. Non mais.

Une fille qui a le charisme d'une huître et qui chevauche un cheval de glace qu'elle fait fondre sous la chaleur de son ensemble (même pas joli)? Ben voyons. Et elle se roule dans la flaque après? Charmant, de bon goût.

Je crois que nous avons atteint là des sommets en termes de vulgarité et de provocation gratuite. Ce qui me choque, surtout, c'est l'inadéquation totale entre l'image générale de la marque et cette publicité. Moi, Passionata, je connais parce qu'il y a générallement un corner dans tous les grands magasins, entre celui de Simone Pérèle et Aubade. Point. On peut pas vraiment dire que leurs ensembles se démarquent des autres, ni qu'ils soient particulièrement beaux, ni très sexys.

Alors pourquoi tomber dans cet écueil, gros comme un pâté de maison? Coup du jeune? Tout ce que ça m'évoque, ce serait une femme de 60 ans qui aurait demandé à son chirurgien esthétique le visage d'une femme de 30 ans: bref, un lifting raté, et de mauvais goût.

23
Jan

K(n)ick ta mère?

Je vous le dis, à une lettre près, on est passées à côté du drame fashion.

8c6bf007d0df6da2ec48821f041ef1e8.jpge22e46b66fe7d96d67f1c7f689589bac.jpgParce que si je vous parle de Kickers, et que je vous demande de m'aider à choisir entre le modèle kaki et le modèle rose, vous fuirez en courant, ce dont je ne pourrai vous en vouloir. Et pourtant, il paraît, d'après le site de vente en ligne sur lequel j'ai trouvé ces images, que ce "modèle associe tendance et confort". Confort, il ne manquerait plus que ça qu'elles te scient les pieds, ces shoes. Tendance, hum hum, peut être chez les 0-6 ans, mais j'avoue que je n'ai pas trop suivi ça de très près.

Mais il ne s'agit pas de Kickers, mais bien de knickers, cette drôle de petite paire de pantalon court, resséré en dessous du genou. Et si je vous en parle, c'est à nouveau pour faire appel à vos bons conseils, parce que j'ai acheté un beau modèle l'an dernier chez Maje, tout en cachemire, que je n'ai jamais mis. Et malgré le fait qu'il paraît que le knicker revient, le mien reste planqué dans ma garde-robe.

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Pourquoi l'ai-je acheté? Sans doute sur les bons conseils de belle-maman à l'occasion d'un passage together au Printemps Haussman où elle m'a assuré que ça m'allait vachement bien (je paraphrase, of course). En même temps, j'aurais dû me méfier des conseils de la Ligue Pour Le Retour de la Jupe Culotte, emmenée par ma belle-mère dopée aux souliers CAREL.

Bref.

Qu'en fais-je? (De mon knicker, pas de ma belle-mère, of course)

Avec quoi le porté-je?

Allez, à vos copies, les filles (et le gars, n'oublions pas que M1 m'a prodigué ses excellents conseils dernièrement)!

PS: le porter pour aller jouer au golf ne fait pas partie des options, merci!