10
Mai

Stru-ctu-ré!

Récemment appâtée par le post de Tokyobanhbao sur ses lectures d'Outre Manche, j’ai mis la main au porte feuille (main que j’ai déjà légère en temps habituel) pour –hum- practise my english, of course… Sauf que, pensant investir dans un ELLE UK, je me suis retrouvée avec un ELLE US. Quand on est quiche, c’est pour la vie, hein ?

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J’admets qu’il faut passer outre la première impression qu’on se situerait dans une presse plutôt people (Jessica Simpson en a récemment fait la couv’…), mais même la série de photos consacrée à Michelle Williams, ex-héroïne de la série prout-prout Dawson, parvient à me convaincre que cette fille est réellement touchante, voire même a un petit côté angélique.

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Très peu de vraies séries mode, réduites à leur plus simple expression (une dizaine de pages, tout au plus, ça fait peu pour un mensuel), mais des pages interminables de guide shopping, de « personal stylism », etc qui me ravissent, car à défaut d'être toutes à mon goût, elles sont généralement source d'inspiration et de copitage.

Avec toutefois cette impression que la femme américaine est à la recherche d’un style tout à fait différent de la femme française. Le ELLE US, c’est de la structure, un look à la fois recherché, mais simple. On mise sur les accessoires, avec un beau sac, une belle paire de chaussures, un collier ou un bracelet. Et le reste suit, un peu comme par magie.

A l’image de cette jeune restauratrice new yorkaise de 26 ans aux jambes de rêve (et dont les affaires ont l’air de plutôt bien marcher au regard de la montre en or Cartier qu’elle se taille au poignet), qui nous sélectionne quelques tenues, et qui confesse ne jamais sortir les cheveux frisés ou pas maquillée. Tout est dit : il faut être parfaite des pieds à la tête, comme seules les américaines savent le faire, ongles manucurés, brushing impeccable, etc.

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Cette silhouette structurée, le ELLE US lui fait la part belle avec un dossier spécial veste. Sans manches, version gilet d’homme à la YSL, objet de mes fantasmes s'il en est, elle vient compléter un simple pantalon à pinces, une robe bustier, ou un sarouel.

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La veste de tailleur, parfaite pour la journée ou de sortie, avec un pantalon et une blouse lavallière…

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… ou façon working girl…

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… ou en colorama…

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… ou encore d’inspiration militaire avec une mini jupe…

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… ou le fameux trench, remixé à la sauce robette lignée, façon week end dans les Hamptons..

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De quoi attiser mon envie de veston gris. Et si c’était ça, finalement, le secret d’une silhouette réussie ? Une belle veste, de beaux accessoires fidèles, sur lesquels on peut compter ?

06
Mai

Blasée, moi? Certainement pas!

Une chose qui ne cesse de m'épater, tant chez moi que chez mes congénères shopping addict (vous planquez pas derrière votre PC, on vous a reconnues), c'est cette capacité à renouveler sans arrêt l'envie: l'envie d'une veste en jean, une fois réalisée, cède quasiment aussitôt la place à une autre envie, que ce soit de spartiates, de tee shirt loose, ou autre.

D'où corollaire nécessaire: notre incapacité d'une part, à établir des listes de nos vraies envies, et d'autre part, à se tenir strictement aux dites listes, suivez mon regard... L'envie, le désir, autant de considérations étranges qui semblent échapper à toute rationnalité, et sur lesquels je m'étendrai demain, avec, pour une fois, un soupçon d'intelligence.

En ce qui me concerne, je commence à être persuadée que le matraquage visuel tient une place importante dans la naissance de mes désirs vestimentaires. Plus je vois portées les Wayafarer que je m'étais jurée de ne jamais arborer, plus l'idée fait son chemin. Je suis comme une femme qui, dès qu'elle est au régime, ne pense plus qu'à s'empiffrer de Magnum double chocolat.

En la matière, depuis quelques semaine, je ne vois que lui:

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 ...le blazer gris, ou comment j'ai pu me passer de cette pièce maîtresse pendant aussi longtemps. Mon placard en compte des noirs, un marine, des lignés, mais point de gris. Et pourtant, il en finirait, des tenues, le blazer gris, même les plus improbables présentées dans le ELLE, savoir:

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...avec la fameuse robe longue lignée Maje...
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...ou soyons fous, avec la robe en mousseline Isabel Marant...

 ...mais là où je suis carrément convaincue, c'est quand le blazer gris est porté avec une jupette, un tee shirt loose imprimé, une longue écharpe, un chouette sac, comme dans l'Officiel du mois de mai 2008...

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 ...et avec toujours, invariablement en ligne de mire, ce modèle de chez Sandro, parfait, court mais pas trop, double poche, comme s'il n'en exsitait qu'un et un seul... L'unique:

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Veste Sandro, 220 € (quand même)

Mais, à moindre prix, l'envie se fait encore plus présente, voire même carrément pressante:

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Veste Topshop, env. 80£

 

Mes envies ont encore de beaux jours... Je ne sais s'il faudra me réjouir ou non lorsque je me dirai, peut être un jour, que non seulement je n'ai envie de rien, mais qu'en plus je n'ai besoin de rien...

Sur ce, je me lance à la recherche de mon blazer, m'en veuillez pas...

21:12 Écrit par Smarty Zabou dans Envie de mode | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : blabla de fille, blazer, sandro, shopping, veston |  Facebook |

05
Mai

Pauvre petite fille riche (ou presque)

La vie est une longue suite d’interrogations : que vais-je préparer à manger ce soir ? Comment je vais m’habiller demain ? Quelle sera ma prochaine crème de jour ? Bref, autant de considérations hautement intellectuelles, auxquelles travaille beaucoup (trop ?) mon petit cerveau déjà bien mis à l’épreuve.

Et il y a cette question que toute modasse devant l’éternel s’est un jour ou l’autre surprise à se demander : si j’avais les moyens, quel est LE sac à main dont j’aurais vraiment envie ? Le sac à main, l’objet de tous les fantasmes, cet ami, inséparable, indispensable, qui peut réveiller toute une tenue.

Et si je vous disais que prochainement, j’aurais peut être les moyens de mes envies… Non pas que je change de job, ni que je compte gagner au lotto. Non pas non plus que je puisse tout à coup m’offrir une édition limitée en python de l’un ou l’autre de nos créateurs favoris. Non, juste une enveloppe d’anniversaire déjà bien garnie, plus une rentrée d’argent plus ou moins importante (tout est relatif), mais surtout exceptionnelle.

Qui dit rentrée exceptionnelle dit dépense exceptionnelle : je cherche donc l’achat dont j’espère me souvenir. L’achat que je raconterai à mes petites filles. L’achat qui ne se reproduira pas de sitôt, voire même peut être plus du tout.

Sachant quand même que, ce qui me fait avant tout hésiter, c’est cette fameuse limite psychologique à l’achat. Je n’ai jamais rien acheté de plus de 300 €. Je me suis toujours convaincue que, même si je devenais riche, je serais incapable de dépenser 3.000 € dans un pull, fût-il en cachemire des hauts plateaux de Mongolie. J’éprouve déjà des tremblements à l’idée qu’une vendeuse m’annonce un prix à 4 chiffres, je ne sais d’ailleurs même pas si ma carte bancaire accepte les achats de plus de 500 €.

Les préambules étant posés, je vous soumets donc ma première idée : le sac Anna Corinna, déjà visible au bras d’une bonne partie de la blogo. Dans sa forme, il est impeccable pour la Bernadette que je suis, qui ne porte ses sacs que juchés sur son avant bras. Mais est-ce vraiment un achat qui comblera mon envie profonde ? Est-ce vraiment suffisamment exceptionnel ? En même temps, et vous l’aurez compris, son prix rentre d’autant plus dans mes moyens que le dollar n’a as fini de continuer sa chute libre…

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Sac Anna Corinna chez Revolve Clothing, env. 420 $

Seconde idée : le Downtown d’Yves Saint Laurent. Clairement, le sac qui me fait craquer. Le seul et unique qui demeure dans mon cœur depuis plus d’un an. Le seul qui me ferait devenir copine avec Lauren Conrad pour essayer de le lui emprunter. Le seul sac haut de gamme qui me correspond vraiment, à savoir, une forme idéale, un porté à la Bernadette , un esprit pas du tout « m’as-tu va », discret, mais que saura reconnaître l’œil exercé.

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Sac Downtown d'YSL, en noir, bien sûr, entre 1.200 et 1.600 €

J’ai l’impression qu’en écrivant ces lignes, j'ai surtout essayé de me convaincre moi-même, mais j’ai toujours besoin d’une approbation morale extérieure : ma mère, ma sœur, mes amies… puis il y a vous, bien sûr. J’ai aussi besoin de bonnes raisons qui pourraient me décider à claquer en 5 minutes l’équivalent de deux remboursements de crédit hypothécaire.

Alors, d'après vous, raison ou passion? 

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PS: si quelqu'un a un plan pour un Downtown au prix du Anna Corinna, inutile de dire que je suis preneuse...