04
FéV

Nouveauté, quand tu me tiens...

A l'instar de celui qui voit venir une nouvelle décennie avec quelque appréhension, le passage à chaque nouvelle saison et collection qui l'accompagne ne se fait pas sans mal sur ma petite personne qui, n'ayons pas peur des mots, devient la proie de graves troubles psychologiques.

Tout d'abord le syndrôme de maniaco-dépression, puisque des vagues d'intense nostalgie face à tous ces vêtements accumulés dont le destin sera d'être out après avoir été in, mêlée de frustration liée au fait que ce n'est souvent qu'en fin de saison que j'apprivoise ce que l'on ne peut déjà plus qualifier de nouveautés, se succèdent à une excitation incontestable dès lors que les mots "printemps", "nouvelles tendances" et "nouvelle collection" reviennent sur la table.

Ensuite vient la schyzophrénie, celle qui me pousse à compulser, inventorier, conserver telles des archives datant du 17ème siècle les silhouettes qui m'accompagneront cet été, alors même que, lovée dans une couette dans un appartement surchauffé, je regarde la pluie tomber et le thermomètre n'afficher que 6 petits degrés.

Cette schyzophrénie, celle-là même qui m'a fait accumuler il y a un an tout juste, robes, sandales et tops légers, que faute de véritable été je n'ai pas pu porter. Et malgré ce constat, je persiste, repérant mes modèles d'été.

Je ne vous parlerai pas de la nouvelle collection MAJE, très réussie, mais délà largement évoquée par d'autres bloggeuses, mais bien de deux silhouettes repérées dans le dernier Marie-Claire, sur lesquelles j'ai immédiatement flashées, et qui promettent de bien jolies choses:

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Robe noeud
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Combinaison en coton enduit

 D'où?

Kookaï, plutôt belle surprise, non?

Combien?

70 € et 100 €, double belle surprise, non?

08
Jan

Best of 2007

L'heure fatidique et frénétique approche, mais accordons-nous une petite séance de zénitude et d'introspection sur cette année 2007, truffée de quoi? d'où? et de comment?

Qui suis-je? Où vais-je? Que deviens-je? A ces questions, inlassablement, une réponse invariable: Zabou, dans les boutiques, shoppeuse invétérée devant l'Eternel. What else?

C'est donc à une cogitation intense que je me suis livrée à propos de mes 5 meilleurs achats de l'année 2007.

Première interrogation: un bon achat est-il un bon achat? Assurément, non. La preuve par deux:

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A gauche, une bête robe plissée noire de chez H&M: pas un bel achat, mais un bon achat parce que beaucoup mise, surtout les jours en panne d'inspiration ou les dimanches de glandouille. A droite, une splendide liquette Isabel Marant: somme toute bel achat, mais jamais porté.

Cela nous amène à la psychologie qui accompagne mes achats: j'ai énormément de mal à étrenner un bel achat. J'aime tellement la pièce en tant que telle, que la porter est un geste de dé-sacralisation envers le vêtement. Mis, il perd de ses qualités. Bref, c'est pas gagné.

Deuxième interrogation: le bon achat est-il forcément un basique? Assurément, non. Parce que, si le bon achat était un basique, je vous montrerais cela:

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Mon sac 24 heures Darel, qui n'a pas quitté mon avant-bras pendant des mois, et mes ballerines COS, qui n'ont pas quitté mes pieds pendant des mois (sauf pour dormir et me laver, je précise, à toutes fins). Mais il m'est idée que vous n'êtes pas venues pour que je vous conte ô combien ce tee shirt blanc H&M a été mis et remis, qu'il est distendu au possible, mais que je l'aime parce qu'il est basique. Non.

Conclusion: j'ai donc choisi 5 pièces en tentant de vous expliquer rationnellement le pourquoi (attention, ça vole haut aujourd'hui).

1. La robe à carreaux Etoile Isabel Marant:

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Parce que je l'aime autant que je l'ai détestée. Après l'avoir essayée, ceinturée, bikerisée avec mes boots motardes, gilettée, je l'ai maudite, cette fausse simplicité, cette nonchalance travaillée à laquelle je ne pouvais accéder, qui ne m'allait pas. Jusqu'à ce que je vois la blanche lumière, et que j'entende la voix qui m'a dit que la simplicité Marantesque, c'est une VRAIE simplicité. Le vêtement se suffit à lui-même, quasiment sans artifices. Et c'est finalement comme ça que je la préfère, ma robe à carreaux: telle qu'elle, avec des bottes toutes simples, et juste un collier. Cette robe a d'ailleurs été le déclencheur de toute une série d'achats pulsionnels Isabel Marant, marque dont je possède maintanant une bonne demi-douzaine de pièces.

2 et 3. Le jean flare et le keffieh:

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Parce que le jean large m'a réconciliée avec les jeans en général. Après des mois d'intolérence anti-boudin emmenés par le slim, je suis enfin libéré de ce joug et peux enfin m'adonner à la passion du jean. Et le keffieh, parce qu'il illustre parfaitement mon côté mouton qui suit le troupeau. J'assume.

4 et 5. La jupette Isabel Marant et les bottes bordeaux:

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Parce que cette jupette, achetée sans vraiment y croire, a été une révélation: c'est celle qui m'a redonné envie de porter des jupes courtes, et c'est surtout l'allié glamour de la tenue hivernale. Je l'aime. Les bottes bordeaux, parce qu'elles m'ont fait comprendre le potentiel de la friperie, les raisons pour lesquelles on doit supporter l'odeur de moisi, sans pour autant faire oublier que l'achat vintage est un achat qui passe ou qui casse. Mais s'il passe, c'est la satisfaction d'avori acquis une belle pièce pour 3 francs six sous, et s'il casse, on n'a pas de remords à ne le porter qu'une ou deux fois.

Je vous souhaite à toutes d'excellentes soldes!

05
Jan

Gilet, la perfection au féminin

Bon, OK, elle était facile, ou nulle, au choix. N'empêche, je ne m'attendais pas à ce que ce gilet, dont je ne savais que faire, reprenne autant du poil de la Frip'.

Curieusement, beaucoup d'entre vous m'ont donné envie de ré-essayer mon cardigan avec un slim, alors même que ça avait été ma prime idée, qui ne m'avait pas franchement convaincue... Et honnêtement, ça ne me convainct toujours pas, pour une raison objective, c'est que ma culotte de cheval, bien engraissée par les fêtes, ne supporte pas d'être exposée au grand jour.

Mais, comme chez Zabou, on vous dit tout, on ve nous cache rien, je vous montre quand même le résultat, pour une petite tranche de rire (comme sur TF1, c'est la façon un peu pathétique de combler les vides avant la vraie pièce de résistance):

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Pantalon Cheap Monday, sous pull H&M, bottes Zara

(Rires en boîte, haha, clap de fin, merci)

Par contre, la combinaison de vos p'tits cerveaux de filles futiles mais utiles m'a donné quelques pistes de réflexion: manches trois-quarts, look total noir, et surtout, jupe!

Y'en a un qui m'a vraiment épaté, c'est M1, dont le commentaire n'a jamais pu s'afficher, mais qui m'a mailé ses suggestions, en 2 parties, 6 points, 2 colonnes avantages-inconvénients. Je caricature, mais c'est limite ça. De lui, j'ai donc retenu ses suggestions d'assortir le gilet à une jupe courte ou un short.

Quant à moi, telle l'illumination du Saint Esprit, j'ai enfin trouvé la touche glitter qui manquait à ce gilet. Puisqu'il ne tolère pas de collier, je m'en suis allé le brocher, pour un résultat plutôt satisfaisant:

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Broche-pendentif, marque inconnue
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Tee shirt H&M, short Kookai, bottes Zara
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Tee shirt H&M, jupe Isabel Marant, richelieu La Redoute
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Tee shirt Petit Bateau, robe transformée en jupe Kookai, bottes Zara
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Robe à longues manches Maje, bottes vintage

Merci à tou(te)s d'avoir participé!

Je vous réserve très prochainement un prochain devoir, un peu plus difficile...