04
Avr

I'm a big big girl

Je suis grosse. Ou plutôt, je me vois grosse. Je sais, la différence entre l’image que l’on a de soi, et ce que l’on est réellement, gnagnigna, tout le bazar...

N’empêche, quand je me saucissonne le corps de la tête aux pieds, je constate qu’il me pousse un double menton, que mes muscles se transforment en coca light, que mes seins débordent de mes soutifs, que j’ai le bide d’une femme enceinte de trois mois, que mes fesses font floutch-floutch, que mes cuisses se touchent presque, et que mes pieds…

Non, mes pieds, ça va, en fait. De même que mes mains, et mes oreilles. Donc, bonne nouvelle, je peux toujours porter mes boucles d’oreilles, mes gants, et mes sandalettes.

Pour le reste, je tremble devant mes slims, tandis que mes robes baby doll, mes tops empire sont relayés au rang de traîtres. Pff, les salauds quand même, ils m’ont alerté de rien, ils m’ont rien dit. J’aurais quand même peut être dû m’alarmer par la marque que l’élastique de mes collants me laissaient à la taille.

Mais le pire dans tout ça, c’est que je crois que je suis convaincue que revenir en arrière ne m’est plus possible ; pour preuve, les ENORMES sachets de vêtements d’été que j’ai donnés, en étant persuadée que je ne rentrerais plus dans les trois quarts, sans pour autant oser vérifier.

On m’avait prévenue que le corps changeait, à partir de 25 ans, qu’il fallait se surveiller, surtout avec cette vie de boulot, cette vie de sédentaire, mais je ne m’attendais quand même pas à ça, et j’envisage d’ailleurs la possibilité de traîner mon patron devant les juridictions du travail pour prise de poids non contractuelle.

Non mais sans dèc’, jusque là, j’avais une sorte d’auto-régulateur, qui faisait que dès que je prenais un peu de poids, je le perdais tout aussi naturellement, au gré des circonstances de la vie, et surtout, sans avoir l’impression de devoir faire des efforts pour y arriver.

Mes amis, cette époque est bel et bien révolue, je suis désormais un organisme génétiquement modifié, dont on a changé les codes, et qui est bloqué en mode consommation de 5000 calories par jour. Bon, j’exagère peut être, un peu…

Parce qu’il n’y a plus une pause café qui passe sans un petit délichoc à la clé, ni un temps de midi qui ne finisse par un dessert. En même temps, s’il suffit d’arrêter tout ça…

I am a full fat girl.

Alors bien sûr, il y a ceux qui vont me dire « meuh non t’as pas grossi », il y a ma mère qui va se dire que je vais virer ano pour maigrir, il y a ceux qui vont faire mes archives pour confronter l’avant et l’après, et puis il y a ceux qui vous sautent dessus au détour d’une parapharma, où il n’était question que d’acheter du gel douche, et qui, probablement à la vue du gai cuissot, vous proposent des produits miracles.

Et moi, dans ma faible chair, je n’ai pas pu résister :

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Conclusion: en plus d'être grosse, je suis débile.

19
FéV

Des nouvelles sur le front du cheveu gras...

... qui se porte à merveille, merci de vous en soucier.

La bataille était pourtant loin d'être gagnée, souvenez-vous en, de mon aveu, de l'anti-glam' dévoilé au grand jour sur la blogo, parce que non, tout n'est pas que robe Isabel Marant et maquillage Benefit dans la vie d'une Zabou, qui a aussi ses malheurs, ses doutes et ses crises capillaires... Mais qui peut raisonnablement se vanter d'être glam' au quotidien, et de toujours assortir son soutif à sa culotte? Pas moi, je vous rassure...

La première étape dans cette galère du poil gras, c'est trouver son shampooing, et là, c'est pas une partie de plaisir. Car il faudrait déjà faire comprendre aux fabricants de shampooings, que NON, ce n'est pas automatique d'avoir des péliculles ET des cheveux gras à la fois. Thanks God, les péliculles, je n'en vois que sur les épaules de mon patron (oups, la balance!). Et bien, figurez-vous que la plupart des shampooings pour cheveux gras sont également des anti-pelliculaires... Ca vous en bouche un coin, je parie...

Premier au banc d'essai: le bain divalent de Kerastase. J'avoue mon inquiétude: divalent, je sais même pas ce que çe veut dire. Merde.

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Si ce n'était que ça. Mais non. Malgré le divalent, mes cheveux regraissent toujours aussi vite, au point que je me demande si, finalement, je ne serais pas tout simplement une fille dégueu, qui ne se lave pas les cheveux assez souvent. Z'imaginez pas la claque, déjà que mon surnom, dans les Crados (vous vous souvenez les stickers Panini des Crados), c'était Isabelle la poubelle, j'en ai bavé à l'âge de 7-8 ans, et là, tout mon passé m'était renvoyé en pleine figure...

Allait-ce être la fin de l'amour, de la gloire et de la beauté, Zabou, la puante, le déchet, le rebut de la blogo, terminant sa vie virtuelle entre une peau de banane et un reste de jambon purée?

Non, assurément non, il en faut plus pour abattre une Zabou.

Second au banc d'essai: le shampooing aux orties de Klorane. Une véritable découverte, une renaissance; tel le phoenix qui renaît de ses cendres, Zabou renaît de sa crise de lipidite aigue.

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Tellement efficace qu'un seul shampooing sufft, qu'ils disent. Ce qui m'a valu un long et houleux débat avec ma soeur sur le thème "un shampooing peut-il être efficace s'il ne mousse pas, ou faut-il alors faire un second shampooing?". Moi je soutiens que c'est efficace même si ça ne mousse pas. Mais bon, dans le doute, j'en fais quand même deux.

Un jour plus tard...

Deux jours plus tard...

Trois jours plus tard...

Le résultat est toujours impecc', désormais on dit que je brille de mille feux, non plus parce que je luis, mais parce que je brille.

Et just in case, histoire de l'avoir sous la main et de ne pas être dépourvue si le gras revenait, le shampooing sec de Klorane, à n'utiliser qu'en retouches, et selon un mode d'emploi darconien: pose, temps de pose (2 minutes), essuyage, brossage.

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Parce que je le valais bien.

10
FéV

J'ai péché

Me voilà encore à confesse pour un péché somme toute anodin pour la plupart d'entre vous, mais qui me reste sur la conscience. Je m'en veux, je culpabilise, j'ai honte.

Car j'ai succombé à la tentation, bêtement, sans aucun recul ni esprit critique: il me tendait la main, je l'ai accepté, sans m'interroger sur les raisons qui me poussaient à agir de la sorte, mais stupidement pressée par la masse, et parce que j'entends dire de lui qu'il sera l'incontournable.

Le vernis marine, Blue Satin de Chanel.

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Heureusement, il est plutôt joli, et une fois posé, on est loin de la couleur encre du flacon pour se rapprocher d'un noir profond, qui ne capte des reflets bleutés qu'une fois exposé à la lumière.

Mais voilà, le mal est fait, et ce vernis a surtout le don de me rappeler ces années d'adolescence bête et sotte où les palladiums (rose) et doc martens se succédaient dans mon armoire sous les applaudissements de mes parents qui savaient, à l'époque, qu'il n'était pas de bon ton de contrarier une jeune fille de 15 ans en crise, et ce pour préserver la paix des familles.

Sauf que là, j'en ai près de 27 et que j'agis toujours de la même façon.

Pour m'auto-absoudre de ce péché, et me laver de cette honte, je vais vous faire profiter de ce que j'espère être cette fois-ci une réelle nouveauté.

Vous connaissez toutes le spray Mavala pour faire sécher le vernis... Et bien la marque propose également dans la même gamme Mavadry un vernis qui fait sécher le vernis.

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Psychologiquement, cela semble difficile à admettre, autant que si l'on vous disait que pour réduire la pollution, il fallait rouler encore plus en voiture, mais ça marche, Jean-Pierre... Ce top coat fait sécher le vernis ultra rapidement (il s'applique dès que la deuxième couche de vernis est achevée), mais en plus, protège, fait durer et unifie véritablement la couleur. Sans mentir, le vernis peut durer toute sa petite semaine sans morfler...

Plus aucune excuse maintenant, tout le monde se colle à son devoir vernis, qu'il soit bleu, noir, fuschia, rouge ou pastel...