29
Oct

Le compte est bon

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« Mais comment elle fait pour se payer tout ça ? ». Faites pas semblant, j’suis sûre que vous vous êtes déjà posé la question. Mais posez la moi, je vous en prie, nous sommes entre nous, ici, et vous le savez, je n’arrête pas de le marteler, chez Zabou, on vous cache rien, on vous dit tout.

 

La vérité : j’ai un travail qui paie plutôt bien, quoique je devrais plutôt m’atteler à payer mes impôts que mes fringues, on est bien d’accord. Mais surtout, surtout, je passe ma vie chez Zara et chez H&M.

 

Hormis cela, je vais deux fois par saison chez Maje où, ok, je fais une razzia. Faut dire que la boutique Maje la plus proche est à 100 km, et c’est bien connu, loin des yeux, loin du cœur. Le reste, ben le reste, c’est de l’occase, de la seconde main, ou du démarquage.

 

Des dizaines de pièces Isabel Marant que j’affiche au compteur, je ne mentirai pas en révélant que celles achetées plein pot peuvent se compter sur les doigts d’une main. Les soldes, les braderies, y’a que ça de vrai mes amies.

 

Et quand, dans ma petite ville de province, deux fois par an s’organise un déstockage de marques comme Isabel Marant, Vanessa Bruno et Marc Jacobs, je suis à chaque fois au rendez-vous. Souvenez-vous, c’était notamment ici et .

 

Cette saison, j’étais encore là, mais y’a pas de secret, faut y être à l’ouverture. Résultat des courses: une tenue à 200 €, soit le prix d’une tenue chez Zara, alors que… :

 

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Jupe et pull Isabel Marant, 50 € pièce
Cuissardes Essentiel, 99 € en déstockage
Tunisien Etoile Isabel Marant
Broche à deux francs six sous
Collants Marks & Spencer

27
Oct

Avril en octobre

Petite, je suçais mon pouce, le soir en m’endormant. Vestige de cette époque, mon petit nounours, celui qui dort toujours à côté de moi, enfoui dans le dos du Teddy bouillotte. Bien sûr, vie maritale oblige, il ne voit que peu la lumière du jour, mais sa présence, savoir qu’il est là me rassure.

 

Comme lorsque je remonte ma couette en plumes d’oie jusqu’à mon nez, le plus haut possible, et que je m’endors au creux de son épaule, ma petite tête y a pris sa marque, ou son épaule a pris la marque de ma tête, je n’en sais rien.

 

Mon lit est l’endroit où je me sens le mieux, je me le dis chaque soir en allant me coucher. Surtout lorsqu’il pleut dehors, que les gouttes fouettent la porte fenêtre de ma chambre, que j’entends l’écoulement rassurant de l’eau dans la gouttière, que je vois les flaques se former sur les dalles de la terrasse et que moi, je suis tout simplement bien.

 

Protégée du monde extérieur, protégée des monstres qui hantent les armoires, protégée des serpents qui résident tout dans le fond du lit, raison pour laquelle je dois replier mes jambes, les genoux tout contre ma poitrine, tout contre.

 

Alors parfois, je sors en chemise de nuit en pilou, même en journée, pour me protéger du monde extérieur. Je me protège en ne me découvrant pas d’un fil, ne l’oubliez pas car je suis une fille d’avril. Je me cache, perdue dans cette robe trop grande, on ne me voit pas, et c’est tant mieux comme ça, je ne suis pas encore prête à me dévoiler.

 

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Robe Maje

Tee shirt zara

Collier GAS

Echarpe H&M

Collants Marks&Spencer

Bottes Essentiel

19:18 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : blabla de fille, carreaux, maje, mode, robe, shopping |  Facebook |

21
Oct

La crise du crédit

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Credere. Croire, en latin.

La crise du crédit en avant tout une crise de confiance. On n’investit plus, on ne prête plus parce qu’on a plus confiance en son débiteur.

Moi, j’ai pas de crédit. Entendons-nous : j’ai des crédits, crédit maison, crédit voiture, Visa, Master Card. Mais j’ai plus de crédibilité.

Lorsque ma carte ne passe pas le jour où je veux acheter mes low boots Isabel Marant, ma mère me propose de m’avancer l’argent. Quatre mois plus tard, elle n’a toujours pas vu la couleur du moindre euro en retour.

Lorsque ma carte ne passe pas le jour où je veux acheter des bottes Maje le mois passé, ma mère me propose de m’avancer l’argent. Un mois plus tard, elle n’a toujours pas vu la couleur du moindre euro en retour.

Mais voyez-vous, ma mère, lorsqu’elle propose de m’avancer de l’argent, elle fait semblant de croire que je vais la rembourser. Quand je l’appelle angoissée en lui disant que je me dégoûte d’acheter autant et que c’est promis, lundi j’arrête, elle fait semblant de me croire. Et elle m’encourage.

Si elle fait tellement bien semblant de croire, c’est au fond parce qu’elle croit en moi. Elle croit qu’un jour, je retrouverai le droit chemin. Qu’un jour, j’arriverai à être aussi raisonnable que mes frères et sœurs. Qu’un jour, je parviendrai à ne plus dépenser 11 quand je n’ai que 10.

Maman, je te promets qu’un jour, je te rembourserai. Au centuple. Et si ça peut te rassurer, sache quand même que j’ai payé mon assurance auto. J’ai peut être pas payé mes bottes, mais au moins je roule assurée.

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Bottes Maje

 

20:24 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (36) | Tags : blabla de fille, bottes, maje, mode, shopping |  Facebook |