16
Nov

Pari(s) perdu

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C’était à l’occasion de mon séjour parisien pendant la dernière fashion week. J’insiste sur la nuance : j’étais à Paris PENDANT la fashion week et non pas POUR la fashion week.

Rarement en effet je me serai sentie aussi peu glamour de ma vie et peu raccord avec toute cette effervescence.

Pourquoi ?

Parce que devoir repayer son ticket de train à bord du Thalys quand tu n’as pas réussi à imprimer sur le quai ton billet précommandé et payé, c’est déjà du lourd.

Parce que le lendemain de cuite avec les copines, c’est moyennement chic quand tu arpentes les rayons de chez Merci en tentant de géo-localiser les toilettes les plus proches.

Parce qu’on s’en foutait comme de notre premier string taille basse (baptisé "scie-crottes" par Anaïk) de se jeter sur un lunch à 14.000 calories la bouchée.

Parce qu’on était sûrement les seules à dire tout haut (voire un peu trop haut) ce que les autres pensaient tout bas, à savoir que la combi en laine de Carine Roitfeld était vraiment très moche.

Parce qu’après la fournaise habituelle des transports en commun, mêlée à la pluie incessante qui ruine ton brushing en 40 secondes, tu ne peux que ressembler à un vieux chien mouillé et odorant.

Parce qu’à une heure de mon départ, j’étais désespérée de n’avoir réussi à shopper que des bigoudis, un porte sèche-cheveux et une brosse ronde en poils de sanglier… jusqu’à ce que…

...jusqu’à ce manteau, en gros, de quoi redonner du baume au cœur et au moral, de quoi ravaler la larmichette pour leur dire au revoir, au revoir et à très vite, les filles, jusqu’à la prochaine fois.

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Manteau Isabel Marant Etoile

Jean slim Sandro, écharpe Hema, bottes Essentiel, sac By Mary

29
Oct

De la définition de "fourvoyer"

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J’ai, avec mon père, ce trait de caractère de toujours vouloir trouver le mot juste, le mot « idoine », comme il tentait de le faire comprendre à l’un de ses amis originaire des Etats-Unis.

Je l’ai toujours entendu dire que la langue française était tellement riche qu’il nous appartenait de l’entretenir, jour après jour, et de saisir toutes les nuances que nous offrait notre vocabulaire.

« Fourvoyer » s’est ainsi imposé à moi pendant que je réfléchissais à la manière dont j’allais tourner ce post. La mode est un terrain de jeux où, visiblement, j’aime à me fourvoyer de temps en temps.

J’avais dit « plus de jupe, plus d’imprimés ». J’avais dit...

J’avais dit aussi « pas de placebo à Isabel Marant ». Je l’ai dit aussi…

Que rajouter sans m’enfoncer davantage, lorsque cette jupette, imprimée de surcroît, remplit à merveille sa fonction de substitut au fameux imprimé Isabel Marant de cet été, comme Walinette le faisait déjà remarquer sur son blog.

Une pirouette de style serait de dire que, tant qu’à se fourvoyer, autant y aller gaiement, non ?

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Jupe Anna Studio

Cardigan Uniqlo, débardeur H&M, collants Marks&Spencer, low boots Zara

19:51 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

25
Oct

Ctrl c - ctrl v

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On la connaît toutes, l’amie toujours super bien sapée de la tête aux pieds, avec le bon sac à son bras, le boyfriend jean qui tombe tip-top, ou le super sautoir, bref l’amie « ctrl c – ctrl v » du look, celle qu’on copierait complètement si précisément on n’était pas son amie.

Quand je vois mon amie « ctrl c – ctrl v », je ne peux jamais m’empêcher de me transformer en insupportable Miss Marple, la questionnant inlassablement mais tout en veillant (maladroitement) à rester discrète, sur la provenance de son top, de son parfum ou de ses bottes.

Moi qui pensais avoir tourné le dos à ma période « fan de » avec Take That, je me retrouve dans la peau d’une gamine de 15 ans écervelée, idolâtrant ridiculement ce qui a été choisi, porté, testé et approuvé par quelqu’un d’autre.

« Il est beau ton chemiser, il vient d’où ??? » (discrétion maladroite, j’avais prévenu…), à la vue de son magnifique top en soie crème col lavallière, simplement porté avec un jean, pour un vernissage-people-verrines-prout-prout.

« Mango ». Non, pas possible. Mango, ça fait au moins cnq saisons que j’y mets plus les pieds, la faute à leurs prix exhorbitifs et à la qualité en berne. « Si, y’a plein de chouettes trucs, vraiment », me dit-elle, « faut que t’ailles voir, c’est vraiment beaucoup mieux qu’avant ».

Alors je peux vous dire qu’elle avait raison : Mango, c’est pas mal, pas mal du tout même. Essayée, la blouse col lavallière, qui n’a cependant pas passé l’épreuve de la cabine d’essayage, tant elle me donnait un air strict.  

Je suis pas sûre que celle que j’ai finalement embarquée ne me donne pas tout autant un air de première communiante, mais au moins, j’aurais quand même (un tout, tout petit peu) le mérite de l’originalité. Je n’aurais pas tout copié-collé jusqu’au bout.

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Blouse Mango

Jean Uniqlo, Boots Zara

19:38 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (24) |  Facebook |