25
Nov

Où il est (encore) question de Daniel Craig et de pelage de miches, sans lien apparent

Tout d’abord, les résultats de la phallus battle : j’ai l’immense honneur de vous informer que Daniel a tout simplement écrasé le Javier. Bien qu’il ne faisait aucun doute de cette victoire, je tiens à vous remercier de votre soutien indéfectible.

 

Saluons quand même le fair play du Javier, qui s’est battu comme un diable et qui, beau joueur, a même pris la peine de commenter mon post en ces termes…

 

"Salou, belle ! Déchoulé jé vot per me... Ma chi tou veu on pou ché voir, ché té montreré que toun daniel il est moins dour qué moi, moins chenchiblé auchi. ciao bellissima..."

 

… tandis qu’au même moment, il faisait la proposition suivante à Sarah :

 

"Ché Javierrr qui toucrit. Jé vote per me. Et chi tou es libre jé pou té montré dé quel bois est fét ma baguet..."

 

Mais quel coureur, ce Javier ! Même pas honte de courir plusieurs poulettes à la fois, m’est avis qu’un tel comportement de goujat ne pourrait pas être reproché au Dan’s.

 

Alors, comme on n’est pas en démocratie ici, j’ai décidé de changer les règles en cours de jeu et de récompenser Sarah du collier, je crois que nous serons bien d’accord là-dessus, mais de toute façon, c’est moi qui décide.

 

Et que celles qui me suggéreraient de lui refiler l’ignoble sautoir Elia Stone pour Rush Collection, commandé l’année passée pour Noêl, aillent déverser leur venin ailleurs puisqu’en plus, elle aura un beau collier.

 

Sans transition, donc, la solution au pelage de miches. Parce que si les mecs peuvent se peler les couilles, le sacro-saint principe d’égalité des sexes voudra que nous aussi, on peut se geler les miches.

 

Ou plutôt devrais-je dire que, compte tenu de notre quotient intellectuel indubitablement plus élevé que nos homologues mâles, nous pouvons NE PAS nous geler les miches. Y’a qu’à voir, déjà, la tête de mon homme quand je me tartine le soir et que je fais la check list de mes crèmes (visage : OK, mais : OK, lèvres : OK, jambonneaux : OK), le constat est là, affligeant pour la gent masculine, nous sommes nettement plus débrouillardes qu’eux face aux ravages provoqués par le froid.

 

Alors, ma recette pour affronter le froid est (roulement de tambour…) :

 

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Tadaaaa : un bon petit régime ultra calorique, à concurrence de 5.000 calories par jour, et surtout riche en lipides et en sucres rapides, c’est la base pour tenir le coup.

 

Et puis bon, si vous tenez vraiment à déplacer le débat sur un plan fashion, rien de tel que de faire fi de la tête de pet et de s’emmitoufler dans un bonnet. Que l’on choisira relativement plat, de manière à éviter qu’on vous confonde en rue avec la schtroumpfette. Que l’on surmontera d’une broche, pour faire comme ELLE le dit. Que l’on paiera 5 € chez Etam aussi, pour pas bouder notre plaisir.

 

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Sur ce, je vous laisse, je dois aller engloutir mon repas.

22
Nov

Un jour tu marcheras avec des talons, ma fille!

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Je me souviens de ma première expérience sur talons comme si c’était hier : il s’agissait de low boots pointues à petit talon, full plastoc, que j’avais achetées au Portugal et que je portais avec un jean boot cut noir.

C’était en 2002, et, je le rappelle pour celles qui suivent pas, à l’époque, oui, c’était la mode des bouts pointus et des jeans boot cut, faites pas les innocentes, vous aussi vous en portiez. Bref. Ces chaussures tout à fait mémorables ont été mon entrée en matière de talons portés en journée.

Depuis, porter des talons est devenu une véritable addiction, au point que mes chaussures dont le talon ne dépasse pas 4cm me font l’effet de marcher à plat. En réalité, je constate que le talon est symbole de pouvoir et féminité : je ne me sens jamais plus femme que quand j’arbore mes 10cm de talon.

Je confesse en avoir d’ailleurs déjà abusé lorsque, face à une petite roquette agressive que j’avais en face de moi au boulot, et qui ne devait pas mesurer plus d’un mètre cinquante-cinq, je me suis déployée de tout mon long comme un roseau, la toisant de haut, genre « fais gaffe à ta peau, moucheronne, je vais t’écraser en moins de deux que t’auras pas compris ce qu’il t’arrive ». Ca l’a vite calmée. 

Sans parler non plus de l’effet d’un talon sur n’importe quel mec normalement constitué. Est-ce l’objet en tant que tel ou la démarche et la silhouette que le talon nous donne ? Ou bien alors l’amusement de nous voir nous débattre avec ces fucking pavés, ennemis s’il en est de nos talons bien aimés ?

Alors à toutes celles qui sont persuadées de ne pas pouvoir porter des talons au quotidien, je leur dirais qu’il s’agit d’un apprentissage, et surtout qu’il convient de procéder par étapes : on commence en douceur, on ne jette pas son dévolu sur des Louboutin aiguilles lorsque dans une journée on a prévu 6 rendez-vous pro à l’extérieur en plus des courses ménagères et de la crèche avec deux marmots sous le bras.

Parce qu’au final, ça vaut la peine si c’est pour pouvoir pimbecher sur les bottes Zara, (très) inspirées de l’Isabel Marant…

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Robe et blazer Isabel Marant
Collants Marks&Spencer
Bottes Zara

 

18
Nov

Comme une fille...

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C’est donc avec Sophie, et en liaison radio permanente one-two-one-two avec ma Fri que j’ai affronté la foule des grands jours jeudi passé pour la collection Comme des Garçons chez H&M.

 

Etonnamment, vu l’énorme succès rencontré l’année passée par Roberto Cavalli auprès de la liégeoise, je m’attendais à ce qu’il y ait moins de monde pour cette collaboration plus pointue, mais c’était sans compter sur la hollandaise, grande blonde mince comme une liane, au portefeuilles bien garni qui campait devant le volet de H&M.

 

Les écharpes, vestes destructurées, jupes et sarouels se sont envolés en dix secondes, à moins qu’il n’y en avait pas du tout (ce que je suppose un peu), mais mon attention était toute focalisée sur le trench, la pièce pour laquelle je venais, représenté à foison sur les portants, que j’ai pu essayer, dans les deux coloris, et dans les deux tailles entre lesquelles j’hésitais.

 

Au final, j’ai opté pour le trench noir destiné à remplacer celui que je traîne depuis quelques années (et qui est destructuré d’un peu partout à sa façon mais sans que ce soit fait exprès), et un tee shirt en laine marine qui, certes gratte un peu, comme le faisait remarquer Géraldine, mais qui tient bien chaud si on le porte comme un pull, au dessus d’un vrai tee shirt en coton.

 

J’ai ainsi constaté que j’avais acheté les deux seules pièces qui ne s’étaient pas envolées comme des petits pains, la faute sans doute au prix du trench qui n’était pas piqué des vers (150 €), mais aussi, d’après la brillante analyse de Fri, au fait que ces pièces étaient les moins représentatives du « style » CdG.

 

Ceci dit, Sophie et moi avons été ultra déçues par la mauvaise qualité apparente (jusqu’aux cintres et aux étiquettes) des « petites pièces » qui ne présentaient aucune valeur ajoutée par rapport à du H&M de tous les jours, si ce n’est le prix gonflé de 30% pour l’occasion. Seules les « grosses pièces » auxquelles j’ai pu accéder (blazers, pantacourts, etc) présentaient une belle manufacture et de beaux détails de finition.

 

De Comme des Garçons à Coup de Gueule, il n’y a qu’un pas à franchir…

 

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Trench et pull Comme des Garçons pour H&M
Gilet Maje
Collier GAS
Jean flare brut taille haute Claudie Pierlot
Boots Isabel Marant

 

 

PS: la première photo a été prise au péril de ma vie: quelqu'un peut-il me dire pourquoi les vendeurs de chez H&M reçoivent autant de consignes concernant la prise de photos à l'intérieur du magasin?

 

PPS: je me rends compte que ma tête hilare sur les photos contredit assez le coup de gueule que je voulais lancer, mais bon, après, on se refait pas, hein...