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DéC

La Chute, Partie I

Là où j’excelle, c’est à dépenser mon argent. Rectificatif : l’argent que j’ai pas, mais qui m’est généreusement avancé par Visa. Ouais : je sais à des taux d’intérêt de malade, mais c’est sympa quand même d’avoir 100 € sous la main quand on tombe –par hasard- sur LA robe qu’il nous faut ABSOLUMENT.

 

Alors pour remédier à cette capacité à dilapider plus vite que mon ombre, j’ai bien trouvé quelques solutions, qui consistent, non pas à réfréner les dépenses (trop dur), mais bien à augmenter les ressources. Gagner plus, sans pour autant travailler plus : la classe, quand même.

 

Exemple : ouvrir un blog vide dressing. Qui n’a pas le sien lève le doigt ? Pas bien. Malgré des petits prix pour les grandes tailles proposées (oui, nous sommes souvent qualifiées de « grande taille », genre les obèses de la blogo en taille 40…), ce sont ces petites gouttes d’eau qui, peu à peu permettent d’alimenter un compte en banque trop souvent à sec.

 

Le hic, c’est lorsque cette solution est déficitaire plutôt que bénéficiaire. Comme quand je suis contactée par une lectrice et acheteuse régulière qui revend, elle-même, plusieurs maranteries achetées sur un coup de tête et aussitôt regrettées.

 

Que Zabou aime la Marant relève du pléonasme. Que Zabou résiste à l’achat d’une robe Marant cultissime, c'est impossible. Et à l'impossible...

 

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Robe Isabel Marant Etoile
Sautoir Massimo Dutti
Collants Marks&Spencer
Bottes Zara

 

Demain, sur le même thème, je vous montrerai comment un passage en dépôt-vente pour y mettre des fringues m'en fait ressortir avec une de mes master pieces de cette saison... D'ici là, enjoy!

29
Nov

A ma place

Au fond, j’aime pas la compétition. Je sais d’ailleurs pas pourquoi je dis « au fond », parce que c’est tellement évident, depuis que je suis petite, je déteste la comparaison. « Etre meilleure que » : pourquoi faut-il toujours se référer à quelqu’un d’autre ? Pourquoi ne pas tout simplement se contenter d’être bien ?

C’est sans doute la raison pour laquelle j’ai toujours détesté le sport et en particulier les sports d’équipe : à la rigueur quand il s’agit d’aller courir toute seule et de constater que j’ai amélioré mon temps par rapport à la dernière fois, pourquoi pas, mais s’il faut gagner, c’est vraiment plus mon rayon.

Je me souviens d’ailleurs qu’à l’école, au cours d’éducation physique, quand il fallait constituer les équipes de volley, il y avait l’équipe des nulles, dont je faisais immanquablement partie, et l’équipe des survoltées du ballon, dont la leadeuse était une excitée qui engueulait ses co-équipières lorsqu’elles osaient rater une passe ou un smatch.

Inutile de dire que j’étais bien contente d’être de mon côté du filet, et que je me faisais d’ailleurs un malin plaisir, lorsqu’un ballon menaçait d’atterrir sur mon nez, de m’en écarter le plus vite possible plutôt que de me précipiter dessus. Ce qui explique d’ailleurs sans doute pourquoi je faisais partie des nulles : j’étais nulle.

Mais au-delà de ça (puisqu’on ne peut pas être parfaite en tout, que voulez-vous), ce qui m’a toujours étonné, c’est cette volonté de gagner chez certaines, volonté de voler au dessus de la mêlée : bien que je ne pense pas manquer d’ambition, je me contente de ce que j’ai, je suis bien là où je suis.

Le rapport avec mon sarouel façon jodhpur de chez Zara ? Il a déjà été vu et revu, et on pourra m’objecter que le montrer à nouveau n’a rien d’innovant. C’est vrai. Mais en même temps, hein, si cela révèle (à juste titre) que je ne suis pas une leadeuse, et bien honnêtement, ça ne changera pas ma vie.

Edit 30/11: shame on me, ma Pip'! Rendons à la Pip' ce qu'il lui revient de bon droit: toi aussi tu me coiffes au poteau avec le sarouel, ou comment être belle en sarouel.

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Sarouel et bottes, Zara
Blazer et blouse brodée, Isabel Marant
Sous pull, H&M

26
Nov

La tenue doudou

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C’est ce que Balibulle a récemment appelé le ‘no inspiration kit’. Comprenez : la tenue qu’on enfile les jours sans. N’en déplaise à la maîtresse de Tartine, le kit n’est peut être pas inspiré à ses yeux, mais il est en tout cas inspirant.

 

Le concept de ma tenue doudou tient à enfiler, les jours où je me sens fatiguée ou démotivée, la tenue grâce à laquelle je ne me poserai pas la question de savoir, en cours de journée, si les collants vont réellement avec le haut, ou s’il ne vaudrait pas mieux repasser par chez moi sur le temps de midi pour changer de sac.

 

La tenue doudou, c’est celle dans laquelle je plonge comme dans un pyjama : évident, simple, confortable. Souvenez-vous, je vous un véritable culte à mon lit, et si ma tenue peut être aussi douillette que ma couette en plumes d’oie, je prends.

 

La tenue doudou, c’est celle qui correspond réellement à mon style, si tant est que j’en ai un. Oh, elle ne révolutionnera sans doute pas le monde, et ne méritera pas qu’on s’y attarde dans le Vogue, ou même dans le Biba, mais de toute façon, je suis loin d’être sculptée comme un mannequin, donc…

 

La tenue doudou, c’est celle de la facilité : ce sont de petits talons trotteurs confortables (oubliez tout ce que j’ai dit sur les talons de 10), c’est un petit cou protégé, ce sont des matières toutes douces que même mon chat voudrait s’y lover dedans.

 

La tenue doudou, c’est la tenue dans laquelle je me sens bien, tout simplement…

 

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Robe, gilet, foulard et bottes, le tout Maje.

 

Et vous, une tenue doudou à confesser?