31
Jan

Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant, ça va commencer

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Je me demandais qui allait soulever la question du lien entre les « bagatelles de la porte » et mes nouvelles boots. C’est Sarah qui a emporté la mise. Logique, j’ai bien envie de dire : elle a certainement l’esprit aussi barré que le mien.

 

Alors je tiens à faire la mise au point suivante : l’expression « les bagatelles de la porte » était utilisée dans son sens premier, c’est-à-dire comme un avant-goût des réjouissances que je vous réservais, à savoir, vous permettre de reluquer mes boots avant de les voir portées.

 

Voilà : rien à voir avec le sens sexuel de l’expression. Non, j’estime que ces boots n’ont absolument pas le potentiel érotique de celles-ci, loin de là. M’enfin, puisqu’on en vient à parler de Sarah, et qu’elle est indissociablement liée à la fameuse battle Bardem vs Craig, faut bien que je vous avoue quelque chose.

 

J’ai un souci avec Dany. Deux fois en une semaine que je rêve de lui. Ca peut plus durer, tout simplement. La nuit dernière, j’ai rêvé que j’étais sa James Bond girl, et qu’on se cachait dans des plantes (ça c’est de la cascade, quand même) pour échapper aux méchants.

 

Même qu’on s’enfuyait en prenant l’ascenseur (wouh, le super script made by moi-même entre 4h00 et 4h07 du matin). Puis, pas de chance : l’ascenseur tombait en panne ! C’est vraiment pas de bol, hein !

 

Même que cet ascenseur, ben il était quand même vachement petit, genre que je devais vraiment me tenir collée au Dany, dont on peut dire qu’il était bâti à chaux et à sable*…

 

Même que *beeeeeeeeeep* (censuré).

 

Non, les amies, vous n’en saurez pas davantage. Je vous laisse avec le vrai spectacle, tel qu’annoncé par les bagatelles de la porte. Car l’histoire ne disait pas si je les portais, ces boots, dans ce foutu ascenseur…

 

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Boots Isabel Marant

Robe H&M

Blazer Zara

Foulard Maje

Collants Marks & Spencer

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*Bâti à chaux et à sable = être de constitution robuste

29
Jan

Les bagatelles de la porte*

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Dans la série « c’est pas vraiment ma faute », je demande l’épisode de l’achat des boots.  Hein, encore des boots, me direz-vous ? Oui, encore des boots, je vous répondrai. Mais pas n’importe lesquelles, j’ajouterai.

 

Celles-là, elles me narguent depuis le début des soldes. D’abord à -30%, où j’ai fait semblant de pas les voir. Puis à -50%, où il ne restait plus que deux pointures, dont la mienne. Mais une expédition au Printemps Haussman m’avait entre-temps fait sauter la grenouille**.

 

Alors, pour une fois depuis bien longtemps : je me suis raisonnée. Oh, bien sûr, ça n’a pas été sans mal : j’ai bien tenté de faire pitié à ma mère. Mais elle était aussi passée par la case Printemps, sans passer par la case départ, si vous voyez ce que je veux dire.

 

J’ai aussi essayé de soudoyer mon homme pour qu’il me confirme que oui, je pouvais aller puiser dans mon compte épargne, si je les voulais tant. Sauf que lui a pris des bonnes résolutions pour 2009, parmi lesquelles « ne plus vivre endetté ». Ouich, ça fait mal, de l’entendre comme ça.

 

Je me suis dit que c’était le destin qui voulait probablement que je ne les ais pas, ces boots. Quoique je peux vous assurer que je ne manquais pas d’aller vérifier fréquemment si elles étaient toujours là. Parce qu’en plus, les bougresses avaient été mises en vitrine, au vu et au su de n’importe quelle modeuse en pointure 40.

 

Mais l’irrationnel a vite repris le dessus, je vous rassure (je me doute bien que vous ne venez pas lire mes non-achats non plus oh !). Seule une acheteuse compulsive comme moi pourra comprendre que ce sont des petits détails insignifiants qui vous font passer à l’acte.

 

C’est à ce propos que je commençais en disant que ce n’était pas tout à fait de ma faute : quand j’interpelle Punky sur sa fâcheuse manie d’acheter chaque année en soldes des manteaux Marant, et qu’elle me répond…

 

« non le pire c'est que c'est vraiment pour épargner mon Isabel Marant de last year que j'ai porté et re-porté sans relâche depuis des semaines que j'ai investi dans les 2 nouveaux, je l'aime tellement celui de l'année dernière que je refuse de le défoncer complètement.. du coup il est en rehab! :) » (sic)

 

le prétexte est tout trouvé : il me faut ces nouvelles boots pour épargner celles-là mêmes, qui en plus, me donnent froid aux pieds. Et ça donne :

 

 

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Boots en daim coloris gold Isabel Marant 

 

PS: je réponds aux comm's des précédents articles demain, sans faute.

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*Les bagatelles de la porte = désignait, à la porte des foires, les jongleries et numéros qui constituait un avant-goût de ce qui attirait le chaland à l'intérieur. Aujourd'hui utilisé dans un sens sexuel, les bagatelles de la porte désignent les préliminaires de l'acte charnel.

**Faire sauter / manger la grenouille = dilapider ses économies, par référence aux anciennes tirelires qui avaient la forme d'une grenouille avant d'être un cochon.

23
Jan

Péter dans la soie*, c'est tellement bon

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Il y a toujours un moment où les soldes m’écoeurent. C’est comme si je faisais une overdose de vêtements. Trop de trop tue le trop : l’offre reste tellement importante, même pendant les soldes, que l’on ne peut que s’interroger.

 

Ainsi, quand je vois la même robe en dix exemplaires sur des cintres en plastique, froissée à force d’avoir été martyrisée par les essayages, compressée contre ses petites sœurs de mauvaise fortune, j’en viens à me demander si le prix de base était réellement justifié.

 

De mon cours de science éco, je n’en ai retenu que la loi de l’offre et de la demande : or, ici, je constate que malgré pléthore d’offre, qui ne trouve pas nécessairement demandeurs, les prix restent affolants, avoisinants les quelques 200 € prix plein pour un bout de soie.

 

Face à ce constat, mon attitude ne me conduira pas à tirer du ruisseau** cette robe en dix exemplaires, sorte de rebut dont personne ne veut, quand bien même elle serait soldée à -50%. J’irai par contre volontiers vers LA dernière robe qui reste en cet imprimé, et qui, ô miracle, est dans ma taille, tout aussi soldée à -50%.

 

L’instinct du chasseur sans doute de ne pas faire buisson creux***. Le plaisir d’une bonne pêche, incontestablement. Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

 

Genre qu’on va me mettre une stèle parce que j’ai (encore) shoppé une robe Marant, tiens donc****!

 

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Robe Isabel Marant Etoile

Tee shirt Zara

Collier Isabel Marant

Collants Marks&Spencer

Chaussures Chie Mihara

Blazer Vanessa Bruno Athe

 

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*Péter dans la soie = se dit d'une personne qui, par le luxe et l'ostentation de ses habits, s'attire la moquerie

**Tirer du ruisseau = arracher à sa condition misérable pour l'insérer dans la société

***Faire buisson creux = faire chou blanc

****Tiens donc / tiens ça = traduit l'étonnement avec une pointe d'ironie ou d'indignation