10
Jui

La surchemise, ça me gagne

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Deuxième rescapé de mon pouvoir d'achat en berne, mode soldes : une espèce de chose hybride entre la veste et la chemise. Nous l'appellerons donc, si vous les voulez bien, la surchemise. Gros carreaux à l'extérieur, vichy à l'intérieur.

Que pense le monde de cette surchemise ? Petit micro-trottoir :

+1 pour ma sœur, elle qui ne jure pourtant que par une mode à féminité exacerbée, qui me dit, à la vue de ma surchemise « wouah, je veux la même, c'est le genre de pièce ultra pratique ».

+1 pour ma femme de ménage, pour qui je devrais plus souvent m'habiller comme ça. Bah ouais, elle est comme ça, ma Loulou, quand elle trouve ça trop space, elle me le dit aussi.

+0 pour mon collègue, qui me demande où est passé mon chapeau qui viendrait terminer ma tenue de cowboy. Mouais. Il y connait rien de toute façon, donc ça compte pas.

+1 pour le petit livreur qui m'a gentiment dit bonjour à midi. (Rien à voir, a priori, avec la surchemise, mais au fond, je suis sûre qu'il l'adorait mais qu'il a juste pas osé me le dire).

+1 pour mon chat qui m'a accueilli avec un « miaou miaou » quand je suis rentrée. (Rien à voir non plus a priori avec la surchemise, mais au fond, je suis certaine qu'elle aurait voulu grimper dessus pour s'y lover confortablement).

-1 pour l'homme qui s'étonne de ce que je sorte sans pull. Ok, j'ai pas de pull, mais j'ai une surchemise, vois-tu, c'est ultra pratique, je te promets. Non, je claquerai pas des dents. Non, je te piquerai pas ton pull. PRO-MIS.

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Surchemise Isabel Marant Etoile
Jupette et collier Isabel Marant
Tee shirt et bottes Zara

Et vous ? La surchemise, c'est +1/0/-1 ?

06
Jui

La crise en trois temps

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Mon objectif soldes ? Ni objectif, ni soldes, telle était ma devise. C'est que, depuis, y'a eu la crise, et « ça devient difficile, pour les gens », c'est pas moi qui le dit, mais bien la petite serveuse de chez Ladurée face à notre étonnement, à ma mère et à moi, face au peu de monde qu'il y avait au Printemps pour le premier jour des soldes.

C'est d'ailleurs le premier effet de la crise : je n'ai besoin de rien, je n'ai besoin de rien, JE N'AI BESOIN DE RIEN. Oui, j'applique la méthode Coué, avec quelques résultats. Même s'il y a bien cette paire de pompes The Kooples sur laquelle je lorgne depuis des mois. Or tout le monde sait que pour être une vraie fashionista, il faut développer une certaine addiction aux shoes, et c'est pas Punky Bi qui me contredira.

Puis faut avouer que cette saison, j'ai été particulièrement raisonnable, limite chiantissime en matière de pompes, et que j'ai bien le droit de me rattraper. Surtout que l'achat de chaussures, qui plus est en noir, relève de la base de la garde-robe, genre l'équivalent du manteau en hiver et du maillot de bain en été : c'est la B.A. Ba de la modeuse.

Deuxième effet de la crise, c'est de se retrouver face à une pile d'un mètre de haut de boîtes à chaussures contenant la paire rêvée, en toutes les tailles, et d'avoir une vendeuse aimable et dévouée qui vous ferait bien essayer tout son stand.

Qu'est ce que vous voulez que j'ai encore de la volonté face à une pauvre paire de chaussures qui me supplie de l'acheter ? Aucune, je participe juste à l'effort de reconstruction de l'économie européenne, suis comme ça moi.

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Puis y'a le troisième effet de la crise, c'est de se marrer quand sa belette et photographe préférée nous dit qu'on ressemble à un « hell's rider », non sans une certaine pertinence, tout ça parce qu'elle déteste notre petit son-blou en cuir sans manches. Ca a beau n'avoir rien à voir avec la semoule, ça me fait juste marrer, moi....

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Chaussures The Kooples
Tee shirt Zara (nouvelle collection)
Blouson sans manches en cuir Zara
Slim H&M
Montre skull Marc by Marc Jacobs

03
Jui

Fait trop chaud

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« Ce qu'il y a de bien, quand il fait beau, c'est de pouvoir se mettre à l'ombre ». Phrase magnifique sortie par mon beau frère, le 1er mai 2009. Je m'en souviendrai, puisqu'elle résume parfaitement tout le paradoxe que représente l'été à mes yeux : s'il fait trop mauvais, je râle, s'il fait trop beau, je râle aussi. Et je revendique ma mauvaise humeur.

Fait trop chaud pour bloguer, c'est ma seule excuse pour vous avoir abandonnées pendant plus d'une semaine : les cheveux qui poissent, la peau qui luit, les vêtements qui ne sont choisis qu'en fonction de la moindre épaisseur qu'ils proposent, le tout combiné ne présente aucun intérêt à être posté, croyez-moi.

Ma seule préoccupation en fin de journée devient : apéro, où et à quelle heure, et qui se charge du barbecue ? Alors, lorsqu'on additionne en plus le nombre de calories journalières ingurgitées, je me fais toujours l'effet d'une grosse vache transpirante, moi, l'été. Genre la fille qui sue son rosé de la veille par tous les pores de sa peau : autant vous dire que, dans ces conditions, vous sortir une photo un peu présentable relève de l'exploit psychologique.

Fait trop chaud pour tout, en fait. Je ne viens pas du Sud, ça, c'est une certitude. Je dois plutôt être la digne descendante d'un clan irlandais à la peau claire qui ne souffre absolument pas les rayons du soleil. Une table en terrasse ? Mais vous n'y pensez même pas, malheureux, moi je veux être à l'intérieur, dans le courant d'air.

Et les soldes, dans tout ça, me direz-vous ? Ben fait trop chaud aussi. Oui, même pour ça. J'ai juste acheté un petit, un tout petit collier en turquoise chez Massimo Dutti, soldé à -30%. C'est tout ce que je suis capable d'essayer, en ce moment.

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Collier Massimo Dutti

Robe et bracelets H&M

Veste et sandales Zara

Sous robe American Vintage

Bon, j'exagère, peut être, un peu. Déjà, j'ai l'air-co dans mon bureau. (Bouuuuuuuuh, vilaine, vendue! Et elle ose encore se plaindre !). Puis bon, il se pourrait bien que j'ai fait d'autres petits achats soldés parisiens, avant, bien avant les grosses chaleurs. Mais en attendant de vous les dévoiler, je suis impatiente qu'il pleuve. Vraiment. Pour enfin pourvoir remettre mes jeans.