04
Nov

Uniqlo, part I

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Lors de mon séjour à Paris, je ne pouvais pas passer à côté de ce qui fait jaser la planète blogosphère ces derniers jours : pénétrer dans l’univers de la consommation massive japonaise, j’ai nommé Uniqlo.

 

Point de file pour entrer dans les lieux, mais du monde, un de ces mondes, j’ai cru que ma mère voudrait en réchapper à la première excuse trouvée. Que du contraire, elle m’a littéralement scotchée.

 

Armée de son petit panier délivré à l’entrée, elle l’a bien rempli de cadeaux de Noël divers et variés, pour les tantes, belles-filles and co (argh, quand j’aurais son sens de l’organisation et que j’étalerai mes dépenses de Noël sur deux mois, il faudra m’ériger une stèle).

 

Alors Uniqlo kesako ? J’avoue que je m’attendais à un truc cheap (selon la formulle consacrée, j'avais retenu "l’équivalent H&M du Japon"). Prix H&M, peut être, mais un style plus GAPien, fait de basiques pour un week end à Cape Code, peu ou pas de pièces tendances. De belles matières, un choix étonnant de formes et de couleurs, mais que des basiques.

 

Dans mon panier à moi? J’ai embarqué un legging en matière high-tech dont Walinette a fait un parfait compte-rendu ici-même : une matière très agréable à porter, douce comme mes cheveux lavés au Fekkaï, qui ne plisse pas, qui ne poche pas, bref, un grand OUI. Seul hic : un peu court pour les grandes duduches de mon espèce.

 

Autre rescapée de mon expédition, une tunique en sweat, véritable tuerie en termes de confort, la parfaite tenue de combat pour affronter une journée de boulot hivernale où on n’a aucune inspiration pour s’habiller le matin quand il fait toujours noir et qu’on a juste envie de se recoucher. Bah la tunique sweat, c’est comme si tu ré-enfilais ton pyjama à la sortie du bain.

 

En bonne rebelle de la société de consommation (Pip’, si tu me lis), je me suis délestée de quelques euros chez Sephora pour enfin tester les vernis OPI qui, je dois le reconnaître aussi, sont également une excellente surprise.

 

Un pinceau bien étudié qui permet une application sans aucune difficulté (le vernis des nulles), un séchage record, une tenue parfaite pendant une semaine au moins, des coloris originaux, un prix abordable. Et le pompom, un p’tit nom ridicule pour celui choisi, rouge-orangé-fluo-mé-pas-trop : My chihuahua bites.

 

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Tunique en sweat et legging Uniqlo, 19,90 € et 15,90 €
Bottines lacées compensées Zara
Foulard Zara
Vernis OPI My Chihuahua Bites!

02
Nov

Post sponsorisé par ma mère

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Non, ceci n’est pas une insulte. Ce post est vraiment sponsorisé par ma mère dans le sens où c’est elle qui m’a offert cette tenue. (Désolée, si vous n’aviez pas introduit votre demande d’adoption dans le délai prévu, notre bureau ne pourra donner suite à votre demande).

 

Ceci dit, si tu n’as pas une gentille maman qui t’offre de jolies choses, je vais te donner les commandements de base pour toi aussi rendre ton blog « bankable » :

 

-     A Paris tu crècheras : histoire d’être aux soirées et aux évènements qui comptent, ce qui te permettra aussi de te nourrir à l’œil, ce qui sera toujours ça de pris vu le loyer que tu paieras. Non mais, n’est pas blogueuse qui veut…

 

-     Une taille short short 38 tu feras : non parce que bon, au-delà du 40, ça vaut même pas la peine, ma fille, tu peux toujours aller t’habiller chez Tatie (Karl Lagrefeld, soooors de ce corps, crénom !)

 

-     De belles photos tu feras : le must étant de réveiller ton boyfriend à 6 heures du mat’ parce que, tu comprends « l’aube fait une tellement jolie lumière sur cette station service désaffectée qui ira trop bien avec ma robe en dentelles !! ».

 

-     Ta singularité tu oublieras : quand tu seras la trentième à parler du dernier BodyShop comme on parle du dernier David Lynch, faudra peut être penser à se refaire une crédibilité… Si tu n’es que la vingtième, oh bah ma foi…

 

-     Ton vocabulaire tu adapteras : il te faudra songer à faire des raccourcis clavier avec des phrases telles que « quand on m’a proposé cette opération, j’ai tout de suite accepté vu que j’adore porter des collants », ou encore « rolala mais soi disant faire de l’argent sur le dos des autres, non mais c’est pas du tout mon truc en plus… »

 

Après bon bah c’est toi qui vois… Moi c’est tout vu…

 

*Edit: article polémique, oui, règlement de comptes, non (je n'ai de comptes à régler avec personne, j'aime tout le monde et tout le monde m'aime, CQFD). Cela étant, outre le fait que la stratégie de certaines marques me dépasse (inonder la blogo a sur moi l'effet inverse que celui manifestement recherché), je pense qu'il est utile de rappeler que ce ne sont pas les marques, les opés et autres concours qui font le succès d'un blog, mais bien les lectrices*

 

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Jupe et tee shirt "Who's Bad" Maje (collection en cours)
Bottes Maje (hiver 2008)
Blazer Vanessa Bruno Athe
Collants DIM (non j'déconne, collants Marks&Spencer)

19:25 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (62) | Tags : blabla de fille, blog, maje, mode, shopping |  Facebook |

29
Oct

Nage en eaux troubles

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La semaine dernière j’étais à Paris chez la Pipelette et, après l’avoir laissée se foutre de mes belgicismes et autres « à tantôt », « j’ai fort fort faim », « je saurais pas », on a évidemment papoté mode, blogo et tutti quanti.

 

Moi, j’avoue que Feu son blog me manque, tant concernant son style qui, bien des fois m’inspirait, que son ton, décalé, désopilant, clairvoyant par rapport à la mode et aux tendances. Ces tendances qui nous font parfois faire n’importe quoi, moi la première, qui se jouent de nous et qui nous rendent chèvres (voire moutons).

 

Je disais d’ailleurs à ma Pip’ que j’oscillais toujours entre le style bobo avec mes robes housses et foulards fleuris dont je ne parviens à ma détacher, et la rock-attitude, mes slims, sweats et cuirs dans lesquels je me sens tellement confort.

 

Recessionista ou juste ringardista la 2008 attitude? J'en sais trop rien, au fond.

 

Je n’ai toujours pas choisi mon camp, et, de toute façon, je n’arrive pas à choisir, puisque le choix implique le renoncement et que moi j’veux tout. Alors je ménage la chèvre (dont nous parlions plus haut) et le chou.

 

Je vous présente donc la chèvre, mes boots cloutées so rocky trendy de chez Zara, et le chou, le trop chou, cette robe Eple&Melk so vintage 2008 qui n’est pas sans rappeler les coupes dont on est fan chez Heimstone.

 

Une seule chose est sûre, c'est que j'suis pas encore rendue, dans ma quête du style...

 

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Boots Zara, collection actuelle, 79,90 €
Robe Eple&Melk, vue ici aussi
Blazer Vanessa Bruno Athe