27
Nov

Le Grand Pardon, acte III

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Elles étaient trop belles pour errer dans une sorte de purgatoire, ballotées entre mon shoesing et un énième vide dressing. Elles avaient droit à une seconde chance, elles méritaient –et je n’ai pas peur d’employer une formule choc- mon Grand Pardon.

J’ai en effet finalement bénéficié d’une médiation, suggérée par certaines d’entre vous, en la personne de la discrète mais ô combien efficace petite socquette noire de chez H&M. La brave a réussi à nous réconcilier et à nous unir sur l’autel de l’amour éternel.

Au test de compatibilité amoureuse entre mes Hogan et moi, j’atteins donc désormais l’inégalable « amour pour toujours sans divorce », et nous vécûmes heureuses sans plus humer d’aucune façon. A la semaine prochaine, pour -enfin!- passer à autre chose, si vous le voulez bien.

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Chaussures Hogan et socquettes salvatrices invisibles H&M (pour celles qui suivent pas)

Jupe et top en dentelles Maje, cardigan Bel Air, collier GAS

09:54 Écrit par Smarty Zabou | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

25
Nov

Je sue des shoes (à dire vite), acte II

Jamais en mal d’auto-flagellation, je me plaignais, l’autre jour sur Facebook, de ma mésaventure avec mes chaussures. Ce à quoi un de mes « friends », que nous appelerons Arnaud pour sa sécurité (sous peine de lynchage collectif), commentait en ces termes :

« Si tu t’habillais normalement… ça n’aiderait pas un peu ? ».

Heu… alors, comment te répondre, Arnaud ? C’est là que je me suis dit qu’il me faudrait tout un post pour lui répondre, à Arnaud. Parce qu’au fond, c’est quoi, être normal ? J’évolue dans un monde qui me paraît normal, mais qui n’est manifestement pas sa normalité à lui.

C’est clair que je considère comme normal d’être perchée tous les jours sur au moins 10 cm de talons.

Normal de voir mes copines se lever à 6h00 du mat’ pour aller palper du Lanvin pour H&M.

Normal de savoir différencier un boyfriend jean d’un slim, d’un bootcut, d’un jean droit, d’un flare et de savoir en outre en hiérarchiser le potentiel fashion selon les périodes.

Normal de savoir que des « Lace Up Wedges », non, ce n’est pas le titre du dernier brit’ gangsta movie de Guy Ritchie.

Normal de considérer qu’une robe Isabel Marant à 150 €, c’est une sacrée bonne affaire qu’il ne faut pas laisser passer.

Normal de constater qu’une partie considérable de ma rémunération est consacrée à mon budget fringues mensuel.

Normal d’avoir une pile de 2,20 mètres de magazines que je n’ouvrirai probablement plus jamais mais que je veux garder « au cas où ».

Normal de savoir que, dans la famille Roitfeld, il n’y a pas que Carine, mais aussi Julia, nouvelle égérie de Lancôme, et Vladimir qui lui-même sort avec Giovanna Battaglia.

Normal d’aller deux à trois fois par semaine chez Zara et chez H&M pour être sûre qu’aucune nouveauté n’échappera à mon radar.

Normal d’avoir en permanence 6 pots de crème hydratante ouverts simultanément et de les utiliser tous (si, si).

Et non, je ne considère pas normal d’aller deux fois par an (une fois aux soldes d’hiver et l’autre aux soldes d’été) faire le plein de vêtements chez Esprit parce que c’est pratique et indémodable. Voilà, c’est dit.

La seule différence entre Arnaud et nous, mes chères (parce que, pas de blague, je vous mets dans le même panier que moi), c’est qu’à afficher notre superficialité de la sorte, nous devenons des proies facilement critiquables.

Pour ne pas passer pour des écervelées complètes, nous devrions nous justifier, à force de statuts Facebook, de ne pas être que ça, citant des passages de poèmes, commentant l’actualité ou renvoyant à des liens fort intéressants sur la probabilité d’une scission de la Belgique.

Et bien moi, je suis fatiguée de tout cela. Si les gens veulent s’arrêter à mon côté superficiel, grand bien leur fasse, qu’ils restent ou passent leur chemin, je n’en ai rien à cirer. Ma superficialité me sert finalement de rempart pour créer une distance avec les personnes qui n'en valent pas la peine...

...mais surtout, je vois TOUJOURS pas le rapport avec le fait que je sue dans mes chaussures?!?

20:55 Écrit par Smarty Zabou | Lien permanent | Commentaires (51) |  Facebook |

23
Nov

La Cour!

Vous pouvez vous asseoir. L'audience est ouverte. Affaire: Hogan c/ Zabou.

La parole est à la partie civile. Nous vous écoutons, Dame Zabou.

« Je ne me rappelle pas comment ça s’est exactement passé… j’étais tellement choquée ! Comprenez-moi bien, je les aimais, oui, je les aimais tellement ! Bien sûr, il y avait une certaine appréhension… comme toute première fois… Allaient-elles me faire mal ? Me faire souffrir ? En fait, avec le recul, je me dis qu’il s’agissait plutôt de harcèlement moral… (Sanglots). Excusez-moi, l’émotion m’étreint… »

Merci, nous savons combien cela doit être difficile pour vous de revivre tout ça.

Accusées, levez-vous ! Veuillez décliner votre identité complète. 

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« Bottines compensées noires, mi-daim, mi-cuir vernis, semelles gomme, Hogan, pointure 39,5. Nous jouissons habituellement d’une excellente réputation, fortes d’une tradition de qualité et d’une fabrication soignée, à la hauteur de notre prix ».

Certes. Savez-vous de quoi l’on vous accuse ? Nous vous rappelons qu’il s’agit d’un crime grave, d’un crime contre la féminité. Article 435 du Code Anti-Glam’ : sudation pédestre intensifiée, avec la circonstance aggravante que la partie civile n’avait jamais, auparavant, sué autant des pieds. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

« Nous ne contestons pas, mais demandons une deuxième chance, une réhabilitation sociale, car nous pensons le mériter. Nous savons que notre sort est entre les mains des jurées qui nous lisent, et nous les exhortons de nous trouver une solution, une médiation pour rétablir le contact avec la partie civile ».

Merci. Mesdames, Mesdemoiselles les Jurées, vous l’avez compris, le sort de ces bottines est entre vos mains. Nous attendons donc votre verdict.

16
Nov

Pari(s) perdu

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C’était à l’occasion de mon séjour parisien pendant la dernière fashion week. J’insiste sur la nuance : j’étais à Paris PENDANT la fashion week et non pas POUR la fashion week.

Rarement en effet je me serai sentie aussi peu glamour de ma vie et peu raccord avec toute cette effervescence.

Pourquoi ?

Parce que devoir repayer son ticket de train à bord du Thalys quand tu n’as pas réussi à imprimer sur le quai ton billet précommandé et payé, c’est déjà du lourd.

Parce que le lendemain de cuite avec les copines, c’est moyennement chic quand tu arpentes les rayons de chez Merci en tentant de géo-localiser les toilettes les plus proches.

Parce qu’on s’en foutait comme de notre premier string taille basse (baptisé "scie-crottes" par Anaïk) de se jeter sur un lunch à 14.000 calories la bouchée.

Parce qu’on était sûrement les seules à dire tout haut (voire un peu trop haut) ce que les autres pensaient tout bas, à savoir que la combi en laine de Carine Roitfeld était vraiment très moche.

Parce qu’après la fournaise habituelle des transports en commun, mêlée à la pluie incessante qui ruine ton brushing en 40 secondes, tu ne peux que ressembler à un vieux chien mouillé et odorant.

Parce qu’à une heure de mon départ, j’étais désespérée de n’avoir réussi à shopper que des bigoudis, un porte sèche-cheveux et une brosse ronde en poils de sanglier… jusqu’à ce que…

...jusqu’à ce manteau, en gros, de quoi redonner du baume au cœur et au moral, de quoi ravaler la larmichette pour leur dire au revoir, au revoir et à très vite, les filles, jusqu’à la prochaine fois.

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Manteau Isabel Marant Etoile

Jean slim Sandro, écharpe Hema, bottes Essentiel, sac By Mary

10
Nov

Beauty kit

C’est la découverte de ces deux produits qui m’a fait regretter, à l’époque, l’arrêt de mon blog. Parce que, y’a rien à faire, j’ai toujours aimé le côté « soirée pyjamas » du blog, on partage nos bons plans entre copines, on cancanne, on s’amuse.

Et pour des bons plans, je peux vous dire que c’en est. Testés et approuvés par votre serviteur dévouée. Je me suis d’ailleurs rendue compte que ces deux produits venaient en supplanter deux autres dont je vous avais parlé il y a pffffiou, mille ans, à l’époque des têtes coupées et tout et tout.

A la barre, j’appelle donc en double qualité d’accusé et de témoin (le truc qu’on voit dans toutes les séries américaines en lien avec la justice, mais je peux vous certifier que jamais ça ne se passe comme ça) :

1.- le blush HD de chez Make Up Forever

 

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Essayé un peu par hasard chez Sephora, ce blush a finalement eu tout pour me convaincre. D’abord une application crème, facile à étaler pour les dindes comme moi. Ensuite, une couleur fuschia (qui n’est pas celle de la photo) qui évoque un rougissement timide et naturel ou une journée passée au grand air.

De quoi faire passer aussitôt à la trappe le Benetint, dont je vous disais le plus grand bien à sa découverte, mais qui m’a collé assez rapidement des boutons de sécheresse sur les joues, à tel point qu’on m’a demandé plusieurs fois quelle était cette allergie aussi soudaine que répugnante…

Bref, allez-y de ma part (personne n’en aura rien à foutre mais bon…) et essayez ce blush qui existe en une multitude de teintes différentes. Seul petit bémol : la pompe est très généreuse alors qu’une toute petite quantité de produit suffit.

2.- le all about lips de chez Clinique

 

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A nouveau, c’est alors que j’achetais tout autre chose qu’une vendeuse m’a conseillé ce soin préparateur pour lèvres. Je ne cherchais pas tant un anti-rides qu’un soin qui efface les vilaines petites peaux sèches et qui prépare les lèvres à recevoir le rouge à lèvres de couleur, celui qui ne laisse pas place à l’erreur.

Et bien je peux me targuer d’avoir découvert ce produit miracle qui remplit parfaitement (et c’est assez rare que pour le souligner) mes attentes. Je ne peux que vous conseiller de vous le procurer et de l’appliquer religieusement deux fois par jour pour un résultat immédiat.

L’avantage est que, grâce à ce produit, il n’est même plus nécessaire de se tartiner de Labello en cours de journée. S’il fallait vraiment lui trouver un incovénient, ce serait le système de pompe qui implique de déposer le produit sur le doigt avant de l’étaler : forcément moins hygiénique et pratique qu’un stick pour les lèvres.

Bon allez, j’arrête de faire mon insupportable vendeuse Tupperwaere et vais m’enfiler un apéro, moi ! Bisous !

08
Nov

Raison et sentiments

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J’avais distillé l’info habilement après m’être déjà largement servie en application de l’adage bien connu suivant lequel « charité bien ordonnée commence par soi-même » : le déstockage s’en était revenu.

Tout comme les soldes ou le lancement d’une collection capsule H&M, le déstockage fait naître en moi une excitation intense mêlée d’une sorte de stress tenant au fait qu’il faut se décider vite, sans chercher de pièce particulière.

Pour la grande rationnelle du shopping que je suis (« je tâte, je compare »…à la Maïté), c’est comme si on demandait à une grande amoureuse de renoncer à son amour éternel pour une vile petite passe d’un soir. Que nenni, je ne mange pas de ce vieux croûton de pain là, moi !

Sauf qu’il y a toujours cette fucking little voice pour te dire « mais si, vas-y craque », et pour te trouver une rationnalité a posteriori à un comportement tout à fait impulsif : ces blouses, oui, intemporelles, faciles à assortir et à vivre, oh, et le prix t’as vu ; autant dire une bouchée de pain (toujours à rôder, le vieux croûton).

Puis, passée l’épreuve et le sentiment d’avoir été la Marie-couche-toi-là du shopping, la raison revient et avec elle son lot de bonnes résolutions : ne plus rien s’acheter jusqu’aux soldes, ne plus rien s’acheter jusqu’aux soldes… Mais oui, pffff. Fille facile.

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Tenue 1:

Blouse en soie DKNY, 50 € en déstockage

Jean Uniqlo, boots Isabel Marant, collier Maje

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Tenue 2:

Tunique Isabel Marant, 75 € en déstockage

Jupe Isabel Marant, boots Minnetonka, montre Marc by Marc Jacobs, bracelet Oh Darling

20:20 Écrit par Smarty Zabou | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook |

06
Nov

So Sock

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Les chaussettes, pour moi, ce n’est rien d’autre que ce que j’achète par pack de 5, en noir inévitablement, lorsque je vais échanger chez H&M un truc qui ne me va pas, pour éviter qu’on me fasse une carte avec un bon de 2 €…

Autant dire que, dans ces conditions, je suis loin d’avoir mon doctorat ès chaussettes contrairement à Sarah, et que, de la théorie à la pratique, je ne peux qu’être admirative par la démonstration de la maîtrise parfaite d’Alix sur le port de la chaussette haute.

Chez moi, la chaussette est timide. Elle en est encore à ses premiers balbutiements, n’a pas conscience de son pouvoir de séduction ni de son potentiel modesque. Lorsqu’elle pointe le bout de son nez, c’est discrètement, 10 cm coincés quelque part entre le haut d’une botte et le genou.

Elle flirte en douceur, sans voler la vedette à la robe, et, compatissante, cherche à flatter une silhouette peu habituée à ce genre d’originalités.

Merci, la chaussette, tu es bien bonne, sur ce coup là. Pour un peu, si tu continues à être sage comme ça, je te ressortirai.

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Chaussettes tellement discrètes que j'en ai oublié la marque

Robe H&M, ceinture Isabel Marant, écharpe Zadig&Voltaire, bottes Essentiel, perf' Morgan et sac By Mary

08:57 Écrit par Smarty Zabou dans Envie de mode | Lien permanent | Commentaires (28) |  Facebook |

03
Nov

Valeureux cupcakes

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J’en étais arrivée à la conclusion que je n’étais pas une vraie fille, que je n’étais pas digne de la blogosphère, que la honte allait s’abattre sur moi et les huit générations à venir, car NON, je n’aimais pas les cupcakes.

C’était pourtant pas faute d’avoir essayé, jusqu’à (tenez-vous bien) acheter mes propres bouquins de recettes et tenter moi-même de réaliser des cupcakes à la crème de citron, qui ne resteront dans aucune mémoire, si ce n’est celle de ma poubelle.

Alors figurez-vous que depuis une semaine je m’interroge sur l’origine du mal qui m’affecte, sur l’identité de la personne qui a pris possession de mon cerveau pour être obsédée, quasiment à toute heure du jour, par un cupcake au spéculoos.

La réponse tient pourtant en deux mots : So Cup, le salon de dégustation (avec vente au comptoir), tout récemment ouvert au n°28 de la rue des Clarisses, en plein centre de Liège.

Mais miam-de-putain-de-sa-race-comme-ça-déchire-sa-mère-que-c’est-trop-bon. Voilà, je crois que tout est dit. Je suis prête à devenir critique culinaire, comme vous pourrez le constater.

Non mais plus sérieusement, ENFIN un cupcake raffiné, qui donne envie, et dont la pâte n’évoque pas un schpountz venu d’Europe de l’Est. Mon dieu que c’est bon. Et l’ultra-plus, c’est la possibilité d’y aller sur le temps de midi déguster un bagel (dinde, saumon, italien ou jambon-fromage) en prélude d’un so what else cupcake.

Mention spéciale pour le cupcake compote de poires et le crispy choc’. Et le speculoos. ET le nougat-confiture de mandarines. Bon, on continue la liste ou on y va ?

Allez, on y va !!! C’est à 4000 Liège, Rue des Clarisses, n°28, la page facebook est ici, et le numéro de téléphone est le suivant : 04/223.79.99

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PS: autre info destinée aux liégeoises: déstockage de plusieurs magasins dont Ygrecque actuellement Place de la République française (à la maison littéraire), depuis aujourd'hui et jusque samedi inclus (de 10h30 à 18h30): retrouvez des pièces d'anciennes collections à prix sacrifiés. Pour ma part, je n'y ai pas perdu ma chemise mais en ai au contraire collecté quelques unes, on en reparle très vite!

21:20 Écrit par Smarty Zabou | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : cupcake, liège, salon de thé, so cup |  Facebook |

01
Nov

Comme on connaît ses saints...

...on les honore.

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En ce jour pieux, je vous propose de rendre hommage à notre patronne, Sainte Modasse, en la priant de bien vouloir accorder la bienveillance nécessaire à nos banquiers pour nous permettre de continuer à lui faire les offrandes qu'elle réclame.

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Robe Isabel Marant, rachetée à La Pipelette sur notre vide dressing

Collants et sandales Comptoir des Cotonniers

Bague offerte par ma soeur

15:00 Écrit par Smarty Zabou | Lien permanent | Commentaires (29) |  Facebook |