22
Jui

Jamais mieux lotie que par soi-même

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Non parce que, bon, si on peut même pas organiser un concours de derrière les fagots sans en retirer un p'tit avantage, moi je ferme boutique. Surtout qu'on notera, au passage, que j'ai réservé les plus beaux lots à mes lectrices, et que je me suis gardé un tout petit rikiki minuscule tee shirt.

Tellement petit que c'est d'ailleurs une taille S alors que je porte du M, habituellement, mais que j'ai quand même réussi à y fourrer mon 90C (c'est la nouvelle de l'été, oyé oyé, je fais effectivement un bonnet C, c'est donc pas pour rien que je débordais de partout).

Bref, l'autre vérité, c'est aussi que j'ai pas les moyens de me payer de l'American Vintage, et que, du coup, se faire refiler un teesh' gratos, surtout quand il est en coton bio et qu'on fait en plus un chouette geste pour Dame Nature, j'dis pas non.

Sérieux, payer 50 balles un tee shirt, moi j'ai du mal. (Ouille, c'est là, à ce moment précis, que je sonne le glas de ma toute petite parcelle d'influence de blogueuse mode, mais de toute façon on s'en tape, en plein mois de juillet, personne me lit... si ?).

I love am.

« T'as vu mon super tee shirt ? » que je demande à ma belette.

« Qu'est ce que ça veut dire, l'inscription ? »

« Ben que j'm'aime, quoi. J'aime what I am ». (Non mais je vous jure, le statut de blogueuse, en moins de deux, ça vous rend ultra narcissique, quoi).

« T'es con », qu'elle me dit, « ça voudrait pas dire I love Am(erican Vintage), ton truc ? ».

« Ah ouais, t'as sans doute raison. » Sauf que... ça voudrait dire que je suis une vulgaire femme sandwich, au fond ? Naaaaaaaaaaan, je peux absolument pas accepter ça. (A nouveau, le statut de la blogueuse, qui se croit au dessus de tout ce bas mercantilisme).

Non, je sais, j'ai trouvé, ça veut dire I am love. Je suis le love, quoi. The love avec un grand L. Je suis amour, don de soi, et générosité. Un peu à la Jésus, en somme. (Qu'est ce qu'elle ferait pas pour se rendre intéressante, la blogueuse, pffff !).

18
Jui

Dead can lie

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J'avais pas forcément envie d'un foulard têtes de mort. J'en ai juste eu envie quand j'ai vu que ma sœur en arborait un à la anse de son sac. Le cas classique, entre frères et sœurs : il suffit que l'un utilise un jouet pour qu'on ait l'envie irrépressible de jouer avec. (« Mamaaaaaaaaaaaaaan, y'a Pierre qui veut pas me laisser monter sur sa moto de police ! »).

Quand ma route a croisé celle du foulard têtes de mort chez Zara, mon mec m'a dit que je pouvais pas me l'acheter. Que c'était indigne de moi. Que c'était sooooo 2007. Ce sur quoi il avait entièrement raison, ceci dit.

Oui, sauf que moi, jamais à court d'argument, je lui ai rétorqué que, certes, le foulard têtes de mort porté en foulard était très 2007, mais qu'il s'agissait juste de l'accrocher à mon sac, et que ça, c'était soooo 2009.

Bien sûr, aussitôt avait-il le dos tourné que je l'ai dénoué de mon sac pour le mettre autour du cou. Au fond, je dois être totalement out-of-fashion. Je sais et j'assume. De toute façon, ma situation financière actuelle va me contraindre à recycler mes vieilles fringues. (Entendez par vieilles fringues : celles qui datent d'y a 2 ans).

D'une certaine manière, j'ai donc recyclé le foulard têtes de mort 2007. Même si je l'ai acheté neuf en 2009.

12
Jui

On dit des festivals, ou des festivaux?

Enjoy! 

10
Jui

La surchemise, ça me gagne

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Deuxième rescapé de mon pouvoir d'achat en berne, mode soldes : une espèce de chose hybride entre la veste et la chemise. Nous l'appellerons donc, si vous les voulez bien, la surchemise. Gros carreaux à l'extérieur, vichy à l'intérieur.

Que pense le monde de cette surchemise ? Petit micro-trottoir :

+1 pour ma sœur, elle qui ne jure pourtant que par une mode à féminité exacerbée, qui me dit, à la vue de ma surchemise « wouah, je veux la même, c'est le genre de pièce ultra pratique ».

+1 pour ma femme de ménage, pour qui je devrais plus souvent m'habiller comme ça. Bah ouais, elle est comme ça, ma Loulou, quand elle trouve ça trop space, elle me le dit aussi.

+0 pour mon collègue, qui me demande où est passé mon chapeau qui viendrait terminer ma tenue de cowboy. Mouais. Il y connait rien de toute façon, donc ça compte pas.

+1 pour le petit livreur qui m'a gentiment dit bonjour à midi. (Rien à voir, a priori, avec la surchemise, mais au fond, je suis sûre qu'il l'adorait mais qu'il a juste pas osé me le dire).

+1 pour mon chat qui m'a accueilli avec un « miaou miaou » quand je suis rentrée. (Rien à voir non plus a priori avec la surchemise, mais au fond, je suis certaine qu'elle aurait voulu grimper dessus pour s'y lover confortablement).

-1 pour l'homme qui s'étonne de ce que je sorte sans pull. Ok, j'ai pas de pull, mais j'ai une surchemise, vois-tu, c'est ultra pratique, je te promets. Non, je claquerai pas des dents. Non, je te piquerai pas ton pull. PRO-MIS.

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Surchemise Isabel Marant Etoile
Jupette et collier Isabel Marant
Tee shirt et bottes Zara

Et vous ? La surchemise, c'est +1/0/-1 ?

09
Jui

Tribute for a queen

J'ai toujours aimé et détesté à la fois les feux d'artifice. Aimé, parce qu'il y a une réelle émotion à voir des centaines de petites têtes se lever dans la même direction, crier « wouah » en même temps, applaudir tous en chœur à la fin. Détesté, parce que le bouquet final me file le bourdon, et toujours la larme à l'œil.

Fallait donc qu'elle intitule son dernier post : bouquet final. Je crois que rien que pour ça, je lui en veux. J'ai lu chaque mot avec une attention telle que mes yeux me faisaient mal. Ou était-ce le prémisse de la larme qui venait pointer le bout de sa truffe ?

J'ai ensuite fait mon tour quotidien des blogs, comme dans un rêve, comme si de rien n'était, me disant que, quand je ré atterrirai sur sa page, y'aurait juste un super billet woupy-yahoo-mégafunky. Mais non, toujours ce satané bouquet final.

Il fallait donc que je me rende à l'évidence : Béné et la blogo, c'est donc bien fini.

Si je ne la considérais pas comme une amie, je lui dirais « non, ne nous laisse pas, tu peux pas nous faire ça, tu peux pas me faire ça ». Mais je sais par ailleurs que la décision est suffisamment difficile à prendre pour qu'on n'ait pas envie d'éprouver des regrets. Pour l'avoir sous-pesée moi-même à de nombreuses reprises, je ne peux qu'imaginer que cette décision n'est pas prise de gaieté de coeur.

Alors je lui dirais juste :

« Vole, vole petit papillon. Couvre Chouquette et Bébé Chouq' de baisers. Tu m'as valu mes premiers fous rires devant mon écran, tu me vaux maintenant mes premières larmes. Te lire a été une de mes réjouissances quotidiennes, tu m'as laissé pénétrer ton univers tout doux, tout tendre comme une marshmallow, et pour cela je t'en remercie. Tu es quelqu'un d'extraordinaire, et tu n'as sans doute plus besoin d'un blog pour le savoir. »

C'est ça, que je voudrais lui dire aujourd'hui, les yeux de nouveau embués de larmes.

Béné, mon smocky eye ne te remercie pas. Va falloir repasser chez MAC...

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PS: special Benetie day today: ici et ici aussi. C'est beau, l'amitié.

18:28 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : benetie, blabla de fille, blog |  Facebook |

06
Jui

La crise en trois temps

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Mon objectif soldes ? Ni objectif, ni soldes, telle était ma devise. C'est que, depuis, y'a eu la crise, et « ça devient difficile, pour les gens », c'est pas moi qui le dit, mais bien la petite serveuse de chez Ladurée face à notre étonnement, à ma mère et à moi, face au peu de monde qu'il y avait au Printemps pour le premier jour des soldes.

C'est d'ailleurs le premier effet de la crise : je n'ai besoin de rien, je n'ai besoin de rien, JE N'AI BESOIN DE RIEN. Oui, j'applique la méthode Coué, avec quelques résultats. Même s'il y a bien cette paire de pompes The Kooples sur laquelle je lorgne depuis des mois. Or tout le monde sait que pour être une vraie fashionista, il faut développer une certaine addiction aux shoes, et c'est pas Punky Bi qui me contredira.

Puis faut avouer que cette saison, j'ai été particulièrement raisonnable, limite chiantissime en matière de pompes, et que j'ai bien le droit de me rattraper. Surtout que l'achat de chaussures, qui plus est en noir, relève de la base de la garde-robe, genre l'équivalent du manteau en hiver et du maillot de bain en été : c'est la B.A. Ba de la modeuse.

Deuxième effet de la crise, c'est de se retrouver face à une pile d'un mètre de haut de boîtes à chaussures contenant la paire rêvée, en toutes les tailles, et d'avoir une vendeuse aimable et dévouée qui vous ferait bien essayer tout son stand.

Qu'est ce que vous voulez que j'ai encore de la volonté face à une pauvre paire de chaussures qui me supplie de l'acheter ? Aucune, je participe juste à l'effort de reconstruction de l'économie européenne, suis comme ça moi.

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Puis y'a le troisième effet de la crise, c'est de se marrer quand sa belette et photographe préférée nous dit qu'on ressemble à un « hell's rider », non sans une certaine pertinence, tout ça parce qu'elle déteste notre petit son-blou en cuir sans manches. Ca a beau n'avoir rien à voir avec la semoule, ça me fait juste marrer, moi....

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Chaussures The Kooples
Tee shirt Zara (nouvelle collection)
Blouson sans manches en cuir Zara
Slim H&M
Montre skull Marc by Marc Jacobs

03
Jui

Fait trop chaud

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« Ce qu'il y a de bien, quand il fait beau, c'est de pouvoir se mettre à l'ombre ». Phrase magnifique sortie par mon beau frère, le 1er mai 2009. Je m'en souviendrai, puisqu'elle résume parfaitement tout le paradoxe que représente l'été à mes yeux : s'il fait trop mauvais, je râle, s'il fait trop beau, je râle aussi. Et je revendique ma mauvaise humeur.

Fait trop chaud pour bloguer, c'est ma seule excuse pour vous avoir abandonnées pendant plus d'une semaine : les cheveux qui poissent, la peau qui luit, les vêtements qui ne sont choisis qu'en fonction de la moindre épaisseur qu'ils proposent, le tout combiné ne présente aucun intérêt à être posté, croyez-moi.

Ma seule préoccupation en fin de journée devient : apéro, où et à quelle heure, et qui se charge du barbecue ? Alors, lorsqu'on additionne en plus le nombre de calories journalières ingurgitées, je me fais toujours l'effet d'une grosse vache transpirante, moi, l'été. Genre la fille qui sue son rosé de la veille par tous les pores de sa peau : autant vous dire que, dans ces conditions, vous sortir une photo un peu présentable relève de l'exploit psychologique.

Fait trop chaud pour tout, en fait. Je ne viens pas du Sud, ça, c'est une certitude. Je dois plutôt être la digne descendante d'un clan irlandais à la peau claire qui ne souffre absolument pas les rayons du soleil. Une table en terrasse ? Mais vous n'y pensez même pas, malheureux, moi je veux être à l'intérieur, dans le courant d'air.

Et les soldes, dans tout ça, me direz-vous ? Ben fait trop chaud aussi. Oui, même pour ça. J'ai juste acheté un petit, un tout petit collier en turquoise chez Massimo Dutti, soldé à -30%. C'est tout ce que je suis capable d'essayer, en ce moment.

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Collier Massimo Dutti

Robe et bracelets H&M

Veste et sandales Zara

Sous robe American Vintage

Bon, j'exagère, peut être, un peu. Déjà, j'ai l'air-co dans mon bureau. (Bouuuuuuuuh, vilaine, vendue! Et elle ose encore se plaindre !). Puis bon, il se pourrait bien que j'ai fait d'autres petits achats soldés parisiens, avant, bien avant les grosses chaleurs. Mais en attendant de vous les dévoiler, je suis impatiente qu'il pleuve. Vraiment. Pour enfin pourvoir remettre mes jeans.

03
Jui

J'ai le plaisir de vous annoncer...

...que ce blog va reprendre vie.

Oui.

Dès ce soir.

Bises all!

10:01 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |