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Jui

Au premier jour...

"Le premier jour des soldes est d'abord réservé aux modeuses. Ce sont elles qui vont vers les produits et pas les produits qui viennent à elles. En fin de soldes, c'est tout le contraire". Ca, c'est pas moi qui le dit, c'est Alexandra, chargée de communication, interviewée dans Biba du mois de juillet 2008. Autant dire que j'étais morte de rire...

Mais c’est clair que je n'ai pas pu m'empêcher d'y repenser quand je les ai vues, là, perdues au milieu d'une marée de vêtements tombés de leur portant. Je me suis dit qu’elles devaient m’attendre. Qu’elles avaient dû entendre mon cri de désespoir, et qu’elles m’avaient suggéré de patienter avant de commander un ersatz qui ne m’aurait satisfait qu’à moitié.

Elles ? Les boots à talon Isabel Marant, of course… Celles pour lesquelles je me serais damnée cet hiver… J’étais d’ailleurs déjà partie à leur quête lors des soldes d’hiver, tout en me reprochant intérieurement ma naïveté d’espérer les trouver de un, et les trouver soldées de deux.

Pourtant, lorsqu’il y a une semaine, j’ai soulevé la dernière paire qu’il restait au stand Isabel Marant du Printemps, j’ai eu la double surprise de constater qu’il s’agissait de ma pointure, mais qu’en outre, elles étaient soldées. Un petit 30%, certes, mais amplement suffisant pour me faire dégainer la carte bancaire (qui, pour la petite histoire, n’est pas passée, merci Maman d’avoir été là à ce moment là…)

Petit avertissement : si vous en aviez marre de tout le temps me voir avec mes Chie aux pieds, je peux d’ores et déjà vous prévenir que, de mes boots, vous allez en souper, et pas qu’un peu…

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Boots Isabel Marant
Robe Maje liberty, finalement acquise pour l'avoir troquée avec Cat
Sautoir Printemps

28
Jui

(Re)Naissance d'un pantalon mythique

Après avoir rencontré Sophie vendredi passé, nous avons décidé que, la prochaine fois qu’on se verrait, on assortirait notre apéro de quelque chose à se mettre sous la dent. Parce que, c’est bien beau de discutailler, de boire, de re-discutailler, et de re-boire, m’enfin, le sol tanguait un peu sous nos pieds lorsqu’on s’est laissées choir de nos tabourets.

De quoi avons-nous discuté ? De la blogo, bien sûr, de nos vies, de notre parcours et connaissances communs. De l’art de porter des talons de 12 cm en milieu urbain. De notre attirance commune pour la ville lumière. De nos envies (immédiates ou non) de fonder une famille.

Bref, une alchimie directe, qui m’a fait me rendre compte que cette spontanéité que dégageait Sophie est une qualité malheureusement en voie de disparition, mais que j’apprécie par-dessus, que j’érige en valeur fondamentale pour pouvoir bien m’entendre avec les gens.

Nous avons également évoqué, selon l’expression consacrée par Mariga(z), que la blogo, c’est la ruine. Elle créée des envies, à l’image du fameux foulard à pompons de chez H&M, qui a d’ailleurs valu à Sophie quelque désillusion

Ca m’a rappelé au bon souvenir de mon Raoul, ce pantalon Please Don’t qui avait récolté tous les suffrages chez Pip’ avant d’être officiellement déclaré sold out lorsqu’il a été présenté par PunkyB. Ce pantalon qui traînait dans son sachet depuis que je l’avais acheté à l’occasion de ma virée parigo-pintades du beau mois de mai, délaissé au profit de mon sarouel Maje

Pur snobisme que de se dire qu’on a le pantalon tant convoité, et qui nous convainc, finalement, de lui arracher à son funeste destin…

 

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Pantalon Please Don't
Tee shirt H&M
Pull Vanessa Bruno
Sandales Chie Mihara

 

 

16:03 Écrit par Smarty Zabou dans Délits shopping | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : blabla de fille, please don't, shopping |  Facebook |

25
Jui

Mon coup de coeur, mon éternel?

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Au fond, je ne me considère pas comme étant particulièrement à la pointe de la mode. Evidemment, il y a les tendances que je ne louperai pour rien au monde, genre, cet été, le long, le flower power, ou le tie and dye, pour ne citer qu’elles, mais c’est avant tout parce que ce sont des styles que j’affectionne.

Disons que pour le reste, je fonctionne essentiellement au coup de cœur. Ca me fait d’ailleurs penser aux virées shopping que je faisais avec ma belle mère (oui, oui, j’en faisais, notez que depuis j’utilise l’imparfait…), lorsque, inlassablement, à la vendeuse qui nous demandait si l’on cherchait quelque chose de spécial, elle répondait « on est à la recherche du coup de cœur »…

Je trouvais ça terriblement cucul la praloche, surtout vu le ton pète sec qu’elle se prenait, mais je pense qu’elle avait raison. D’ailleurs, lorsque, très exactement en date du 4 mars 2008, j’ai croisé pour la première fois la route de l’imprimé vichy sorti par Isabel Marant cette saison, j’avais beau me raisonner en me disant qu’on était quand même loin d’une fashionnerie, le mal était fait, le coup de cœur s’était fait sentir.

Mais après tout, le vichy, les carreaux, les marinières, les pois, ne sont-ce pas des tendances qui n’en sont pas ? Ne reviennent-elles pas inlassablement saison après saison, présentées comme des must have ? Ne s’agit-il pas, finalement, d’un excellent fond de garde robe ?

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Robe Isabel Marant
Sautoir poire Isabel Marant
Sac Anna Corinna
Sandales Chie Mihara
Blazer Vanessa Bruno

24
Jui

No regrets

Je devrais savoir. Je devrais savoir que je regrette finalement très rarement un achat. Je devrais savoir qu’il s’agit juste d’une question de temps pour apprivoiser la bête. Je devrais savoir qu’il n’y a jamais de mauvais achat.

Et c’est là que j’amorce une petite séance d’auto-jettage de fleurs : je me dis que j’ai  finalement réussi à régler mon fashion GPS pour qu’il m’amène vers les bonnes pièces, celles qui épousent mon dressing sans violence, et qui ne demandent qu’à être sublimées à son contact.

Je m’aperçois qu’en définitive ce que je rapporte en boutique pour un remboursement, ce ne sont jamais des pièces qui ne collent pas du tout à mon style, mais bien des pièces qui ne me vont pas parce que mal coupées, trop grandes ou trop petites.

La maturité, sans doute, ou l’expérience, plus probablement. Ce serait dommage, ceci dit, avec une telle pratique des magasins, de ne pas, à un moment donné, constater certains progrès.

Ce gilet d’homme façon YSL, j’avais certes hésité à me le faire rembourser, histoire de renflouer les caisses qui, à l’époque, étaient plus que vides. C'était sans tenir compte du fait que le fric, ça va, ça vient. Tandis que ce fameux gilet, lui, il serait parti, dans une autre maison, dans un autre dressing, sans plus jamais revenir. C’eut été une erreur. J’aurais dû savoir que l'inspiration viendrait...

Inspiration tout d'abord d'une lectrice qui m'avait suggéré de le porter avec un sarouel, inspiration en cascade de ma Fri qui porte le sarouel à merveille avec sa blouse brodée Marant qu'on a presque la même, ce qui donne:

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Gilet Zara
Sarouel Maje
Blouse Isabel Marant
Chaussures Chie Mihara

Inspiration ensuite d'une photo de Géraldine à l'occasion de son week end londonien, avec cette marinière portée sous le gilet que je crois bien être le même que le mien:

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Photo Géraldine Dormoy, Café Mode
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Gilet Maje
Marinière Mango
Jean Claudie Pierlot
Sandales Bronxx

Sur ce, bonnes soldes pour celles qui commencent demain!

21:32 Écrit par Smarty Zabou dans Envie de mode | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : blabla de fille, gilet d'homme, shopping, ysl, zara |  Facebook |

21
Jui

Charité bien ordonnée... commence par les autres?

Deux fois par an, le constat est là, accablant. J’ai beau me dire qu’à l’avenir, je me contrôlerai, il n’en reste pas moins que, systématiquement, à l’approche des soldes, le bilan demeure le même, à savoir que j’ai trop dépensé. Beaucoup trop.

C’en est au point où je n’ose plus dresser la liste des dépenses. Ma garde robe vomit de vêtements en face desquels je me refuse à mettre un chiffre. Bien que je ne me leurre pas ; je sais pertinemment que mon budget fringues aurait pu me payer de belles vacances. Aurait pu NOUS payer de TRES belles vacances.

Sauf que je ne pourrais pas choisir entre des vacances et des fringues. Même en me payant de belles vacances, j’aurais continué à m’acheter des vêtements. C’est comme le sacro-saint adage que toute modasse essaye d’appliquer, acheter moins pour acheter mieux ; actuellement, j’achète mieux, mais toujours autant.

Le bilan s’étale donc devant mes yeux chaque matin, et se compte en dizaines de robes, tops, vestes, qu’il me faudrait plus d’une vie pour porter. Pourtant, j’aime tellement les objets en eux-mêmes, que je me plais à me réconforter en me disant qu’au fond, j’ai peut être l’âme d’une collectionneuse. Oserait-on jeter la pierre au collectionneur de timbres qui va dépenser une fortune pour en acquérir un pour le contempler ? Non.

Je me rassure également en me disant que je ne me mets pas non plus dans des ennuis financiers pour assouvir mon désir de consommation : je n’ai pas de facture en retard, je me force à épargner depuis quelques mois, avec un certain succès, et je n’ai qu’un petit découvert bancaire à confesser. Je dis « petit découvert » car le banquier était prêt à m’en consentir un beaucoup plus important, mais j’ai résisté, en prenant le minimum du minimum.

Mais enfin, toutes ces considérations n’enlève rien au fait que j’ai trop. Beaucoup trop. Alors que fait-on dans ces cas là ? Ben on en fait profiter les copines… Rendez-vous  sur le blog bis consacré aux ventes, avec des robes, tops et pulls, vestes et accessoires dont nous nous séparons, avec Bérangère… Un petit aperçu ?

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Magnifique sac Matières à réflexion un classique de la marque, numéroté, coloris marron/bronze, état neuf car jamais porté, 180 €
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Foulard imprimé keffieh Isabel Marant Etoile, 10 €
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THE liquette H&M Trend rayée, plastron blanc...

 

C'est donc ICI que ça se passe...

20
Jui

Dans ma valise, un short et un trikini?

Sans doute n’aurez vous pas remarqué que je n’avais pas encore décortiqué le ELLE BELGIQUE du mois de juin. Moi-même je ne l’avais pas remarqué. Nous sommes donc le 20 juin, et je n’ai toujours pas ouvert le dernier numéro, pourtant sorti il y a 3 semaines.

Faut dire que le survol que j’en viens d’en faire n’est pas engageant. Que mettent les fashionistas dans leur valise ? Ben la même chose que vous et moi : des robes légères, des shorts, des lunettes de soleil et des tongs… Passionnant…

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La série mode autour du short m’inspire juste que cette fille a vraiment des faux airs de Marie, la chic fille : mêmes boucles cendrées, même moue boudeuse, même œil smocké, même clope nonchalante. Après, le short, mes jambons n’en sont pas vraiment fans, préférant le bermuda roots en jean récemment dégotté au rayon homme de chez H&M

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L’autre série mode est consacrée au « trikini, le maillot sexy de l’été ». Il a fallu sa dose de neurones pour savoir ce que recouvrait exactement le concept du trikini. Car selon moi, le bikini est BI parce qu’il s'agit de DEUX pièces. Alors, le TRI est-il composé de trois pièces ? Culotte-soutif-jambières ? Culotte-soutif-bonnet ? Non. Le trikini est le une pièce ultra découpé au bidou, ou le deux pièces relié au bidou, c’est selon.

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Ce qui me fait penser que, le trikini, j’en ai un, en fait. Acquis l’année passée en soldes chez ETAM LINGERIE. Jamais mis. Il faut dire que j’ai un peu de mal à concevoir le potentiel sexy qu’une telle pièce pourrait donner sur moi.

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Vu mon lieu de villégiature estival, j’imagine sans peine la scène qui se déroulerait autour de mon trikini: une sale gamine, les doigts pleins de Pepito dégoûlinants,  demandant à sa mère « dis, elle a un drôle de maillot, la fille, hein Mamaaaan ??? ». Moi, jetant un regard noir vers ladite sale gamine, qu’elle ne verrait de toute façon pas, vu que je serai cachée par mes Wayf’

Enfin, tout ceci nous éloigne de notre bon vieux ELLE Belgique, à propos duquel je ne peux me réjouir que d’une chose : ne pas l’avoir payé. Mais n’allez pas imaginer que je l’ai volé, non, je ne prendrai pas le risque pour si peu de choses…

18:50 Écrit par Smarty Zabou dans Expressis verbis | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : blabla de fille, elle belgique, trikini |  Facebook |

18
Jui

Une longueur d'avance...

Oui, je sais. On s’interdit d’achats à partir du 1er juin, parce que les soldes sont là bientôt, que de toute façon on a un été pourri, qu’on a trop acheté en saison, que tchic, que tchac, des raisons de ne plus acheter, il y en a une bonne centaine.

Mais des raisons d’acheter, il y en a aussi une bonne centaine : on n’est plus sûre que notre taille soit toujours là, on n’a vraiment plus rien à se mettre, oh et tiens, il y a cette soirée, là, justement, qui serait la bonne occas’ pour porter cette robe.

Moi, mon excuse, ça a été Bérangère. Oui, encore, elle. Je vous passe les détails, mais en gros, quand elle m’a balancé les photos des merveilles qu’elle vendait, elle s’attendait déjà à ce que je lui prenne tout, et comme je n’aime pas décevoir les gens, j’ai donc tout pris.

Considérons dès lors que c’est là juste une avance sur les soldes et que ces achats viendront grever mon budget soldes. Genre on y croit tous, hein, vu que j’ai pas arrêté de budget soldes. Mais après tout, tant que la carte bancaire va, tout va !

EDIT 10h30: SI VOUS CHERCHEZ AUSSI L'EXCUSE POUR CRAQUER AVANT LES SOLDES, ALLEZ VOIR LA VENTE HANNAH MORE ORGANISEE PAR BERANGERE SUR NOTRE BLOG LES FAMEUSES VENTES: DE LA COLLECTION ACTUELLE A PRIX SO CHIC!!!

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Robe Claudie Pierlot
(portée avec des sandales Bronxx, un sac Honoré, et un sautoir doré du Printemps)
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Jean large brut taille haute Claudie Pierlot et blouse à carreaux Bash
(portés avec des sandales Bronxx, et un sautoir poire Isabel Marant)
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Jean large brut Claudie Pierlot et tunique Bash
(portés avec des sandales Bronxx, et une ceinture en cuir tressé camel Maje)

17
Jui

Headphones

Dans une vie parallèle, je flâne dans le 4ème arrondissement de Paris, entre boutiques branchouilles, et petites galeries confidentielles, les oreilles planquées sous un énorme casque de DJ en écoutant des groupes que personne ne connaît (so chic !).

Mais ça, c’est dans une autre vie. Mon quotidien, c’est Zara et les pseudo tableaux achetés par trois chez Ikea. Mon Ipod m’attend toujours dans sa boîte d’origine, le temps que je m’attelle à enfin télécharger les morceaux que j’aime, et qui sont plus proches de Justin Timberlake qu’autre chose.

Mon casque de DJ ? Ah ça, je l’ai. M’enfin, pour l’instant, il me sert surtout à pouvoir mater la Nouvelle Star dans le salon sans déranger l’homme qui, pendant ce temps, lit Leonardo Sciascia. (Notez au passage l’abîme culturel qui nous sépare…)

Ce casque est d’autant plus insortable que les mousses des écouteurs commencent à peler, et que je me retrouve, après usage, avec plein de petits bouts de plastique noir autour des oreilles, tels du poivre de Sechuan ou une famille de fourmis qui sortiraient de mes oreilles.

Pas grave, je colle à la tendance comme je peux :

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Tee shirt Casque argent Modström
Jupe taille haute American Apparel
Ceinture vintage
Sandales Chie Mihara

PS: avez-vous reconnu le it bag qui se cache (pas très discrètement je vous l'accorde) sur ces photos???

15
Jui

Toutes unies pour un teint irréprochable!

Mes biens chères camarades,

Nous avons gagné la dure lutte qui nous opposait au teint brouillé, aux plaques rouges, aux boutons et autres points noirs. Ils ont abdiqué, face à notre ténacité, à notre détermination et à notre mobilisation.

Mais à toute victoire son enseignement, et nous devons être conscientes que la route vers le teint parfait est encore longue et semée d’embûches ; si les acquis sont là, il ne faut pas pour autant baisser sa garde et détourner sa vigilance.

Car, après tout, à quoi cela sert-il de se battre pour une peau nette si les résultats sont aussitôt anéantis par un maquillage non adapté, et par cette satanée zone T, ce nez qui perle et cette frange qui colle au front ?

Vous aussi, vous vous sentez délaissées, dans ce monde impitoyable, peuplé de naïades au teint de porcelaine, aux yeux délicieusement smockés, au blush délicatement abricoté ?

Alors, oui, réunissons nos efforts et investissons enfin dans LE fond de teint, celui qui assure une tenue irréprochable du matin au soir (ou du soir au matin, selon), et à bas, mouchoirs imbibés de sébum et papiers absorbants !

UN SEUL MOT D'ORDRE: MOBILISONS NOUS ET LIBERONS NOS PORES ! TOUTES ENSEMBLE!

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Fond de teint Estée Lauder, Double Wear, tenue irréprochable, finition velouté et matifiée
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Base de teint Clinique, Pore Minimizer perfection instantanée, à appliquer après la crème de jour et avant le fond de teint pour resserer les pores et assurer une bonne tenue au maquillage
Article NON sponsorisé...

13
Jui

Le jour où j'ai pris ma peau en mains

J’adore mon esthéticienne. Je l’adore parce que je peux la débaucher du jour au lendemain pour une épil’, qu’elle me fait en 30 minutes montre en main, jambes + bikini + sourcils, le tout pour… 20 €. Vous avez bien lu, 20 €.

Je l’adore parce qu’elle doit être au moins aussi frappée que moi des fringues, qu’elle s’enthousiasme sur mon jean vert là où d’autres sont effarés, et qu’elle m’explique qu’elle achète tout en double ou presque. Décomplexant.

Je l’adore parce que, sachant que je cherche une nouvelle voiture, elle me demande l’air de rien après une de nos séances « T’as le temps deux minutes pour essayer ma Mini ? ». La Mini Cooper S cabrio, je précise. Et nous voilà parties en trip « pétasse power »…

Je l’adore parce qu’elle est du genre à me lâcher « T’as des boutons sur les fesses, faudrait que tu fasses des gommages plus régulièrement », sans une once de méchanceté. C’est le petit grain de folie que j’aime chez les gens.

Sur le même mode, elle m’a fait remarquer l’autre jour que j’avais quelques points noirs sur le menton. Moi, j’ai fait semblant que j’avais pas vu. J’étais bonne pour un soin visage complet, que mon esthéticienne me fait à un prix tout aussi attractif que l’épilation soit dit en passant.

Et là j’ai eu droit à un cours de base sur la prise en charge de ma peau. Moi qui étais tellement fière de mon démaquillage exprès avec ma lotion micellaire La Roche Posay, j'ai vite déchanté.  Parce qu'il paraît qu’il faut quand même se laver le visage après, avec un gel nettoyant, et à l’eau fraîche. Bien, chef, à vos ordres...

Le matin, même combat, avec le programme basic 3 temps de Clinique, son nettoyant (savon ou gel), sa lotion et son hydratant (crème ou gel). Le tout est décliné pour chaque type de peau, ce qui constitue d'alleurs le seul point noir (haha) du concept (outre le prix qui grimpe vite lorsqu'il faut acheter les 3 produits d'un coup), car rien que la lotion existe en 5 ou 6 possibilités. Ca mériterait un diagnotic complet de la peau, qu'on n'a générallement pas le temps de faire en parfumerie. J'ai donc choisi, un peu à l'arrache:

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Le gel nettoyant, parce que le savon, c'est pour avoir la blague de voir son mec se laver les mains avec après avoir été aux toilettes (si on a la chance qu'il se lave les mains après, ce qui n'est pas gagné...)
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La loiton clarifiante n°2, qui vire un peu décapant à mon goût, malgré ma peau mixte à tendance grasse
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Le gel (existe en crème) "hydratant tellement différent": j'ai toujours trouvé l'appelation hyper cucul...

Le matin, c’est entrée plat dessert avec les trois produits, tandis que le soir, je ne me sers que du gel nettoyant après mon démaquillage et je laisse ma peau respirer en n’utilisant aucune crème de nuit.

En à peine 5 jours d’utilisation, je vois très nettement les bienfaits sur ma peau ; je n’ai presque plus d’imperfections, mon teint est plus éclatant et ma peau toute douce.

Conclusion: si ses conseils en mécanique sont aussi bons que ses conseils en esthétique, je crois que je vais bientôt me retrouver au volant d'une Mini. Chiche?