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Jui

Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute

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J'ai en permanence un bon kilo de linge dans le coffre de ma voiture à apporter au pressing. Mais pas n'importe quel pressing, l'idée ne m'effleurerait même pas de me rendre dans un "5 à sec " quelconque pour y être traitée comme un numéro, du genre "payable uniquement à l'avance" et "ticket obligatoire pour la reprise des vêtements".

Mon pressing, il a l'air de dater d'il y a cinquante ans, et la p'tite dame qui le tient est vraiment trop gentille: on se taille une bavette d'un quart d'heure chaque fois que j'y vais. Faut dire que je l'adore: elle trouve chaque fois le mot qui fait plaisir, remarque toujours le petit détail, genre changement de lunettes, nouvelle coupe, etc.

La dernière fois que j'y suis allée, pour récupérer mes affaires, elle m'a remercié tellement elle avait eu du plaisir à s'occuper de mes si beaux vêtements (sic!), en ajoutant "si vous saviez les horreurs qu'on vient m'apporter habituellement".

J'ai eu du mal à ne pas sentir mes pomettes rougir et, détournant les yeux, mon regard a croisé celui d'une autre cliente, manifestement énervée d'attendre son tour depuis d'interminables minutes, mais également avec l'air courroucé de la personne se sentant visée par lesdites horreurs de ma p'tite dame.

Malgré tout le plaisir que mes vêtements avaient ainsi procuré à une tierce personne, j'ai quand même laissé une cinquantaine d'euros dans l'opération, mais en me promettant de, surtout, toujours retourner chez elle. Tout flatteur... Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute...  

15:47 Écrit par Smarty Zabou dans Tracasseries quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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